Mon livre : "j'aime ma vie"

samedi 7 septembre 2019

La dernière vague


C'est le dernier sursaut, 
La dernière vague
L'ultime vague à l'âme

La dernière descente aux Enfers

Ca arrive comme ça, on ne l'attend pas,
Elle enveloppe, s'accroche, emprisonne
Tisse sa toile lentement et sûrement

C'est violent, c'est brutal,
D'un seul coup d'un seul nous revoilà en guerre,
Combattant pitoyable, surpris en son sommeil
Assailli par une armée de pensées noires, d'idées grises et de mots sombres
Aux Armes !

On se débat, et on se bat !
Car de cette guerre là, on ne sera pas las
Elle ne nous épuisera pas, elle ne nous prendra pas,


Cette fois nous ne battons pas en retraite, nous ne baissons pas les bras, nous ne courbons pas l'échine, cette fois nous combattons fiers et solides, nous vaincrons, nous poussons l'ennemi dans le gouffre de l'oubli.

Elle ne nous aura pas, elle ne nous prendra pas la vie, elle rendra les armes avant d'expirer et d'expier dans un dernier soupir, nous ne ferons pas de quartiers, cette fois, c'est l'Ultime.

Dernière réplique, extrême sursaut, ultime vague !

Flamboyant combattant, épuisés mais vainqueur nous avons gagné la partie, la vie est plus forte, et il n'y aura plus de rechute, plus de rémission, plus de combat. Nous avons enfin instauré la paix
La Paix de l'âme et de l'esprit
Nous avons vaincus nos démons, ils s'en sont retournés au fond des Enfers.

Enfin !

Brigitte Dusch, psychanalyste, historienne.
crédit photo @brigittedusch

dimanche 1 septembre 2019

La Dolorosa

Elle s'est imposé à moi,
Comme ça
La Dolorosa
Dans un rêve ; semi endormie, semi éveillée
Au cœur de la douleur
Il était une montagne
La Dolorosa
Infranchissable, immuable, là : devant moi.

C'est un mot inconnu, étrange, étranger, 

Au son doux, limpide et clair que je peux décliner sans fin,
Rosa, rosa, rosam

Una Dolorosa, dolorosa sum ? insurmontable douleur qui m'étreint et me tient entre le jour et la nuit, l'éveil et le sommeil.
Je te contemple impuissante, et répète inlassablement ton nom qui se colle à moi, sans que je sache pourquoi.
La douleur n'est douce que dans l'illusion du sacrifice.
Dolorosa, la douleur d'une rose, la rose de la douleur
Je ne veux garder que Rosa

Il y a cette montagne, toujours, lointaine, perdue dans un ciel bleu, presque sans nuage, 
Dolorosa c'est son nom.
Je la regarde avec tendresse, elle ne semble plus infranchissable, je souris, je crois que nous nous sommes apprivoisées. Dolorosa ton nom sonne, et résonne. C'est une douce mélodie, et je ferme enfin les yeux, ton image ne me quitte pas. Dolorosa, rose de la douleur. Dolorosa es, Dolorasa sum, Dolorosa sempre

Brigitte Dusch Psychanalyste, historienne
Crédit photo, @brigittedusch