Il y a la souffrance
Celle de l'absence, Celle du manque, Le manque de la présence, de la perte, mais aussi la souffrance du "ne pas savoir" ni pourquoi, ni comment ni parce que, Ce "darum" insupportable. ll y a ça, il y a le devoir, celui de vivre avec, avec cette souffrance là, ce manque là, cette question sans réponse. ll y a cette nécessité là. Avancer non à l'aveugle, mais avec le manque, l'absence. On avance à reculons, puis à petit pas, car il faut tenter de vivre avec cette blessure là, elle ne cicatrise pas. Elle est toujours béante, elle est toujours présente pour nous rappeler l'absence, le manque insupportable. L'ombre et le fantôme... ll y a la colère, le questionnement, le déni, le refus, la négociation puis.. tout se mélange, le jour, la nuit On se demande "warum" mais il n'y a pas de réponse qui tienne ! On ne se résigne pas, on accepte, car il faut bien vivre, mettre un pied devant l'autre et se dire que la vie vaut bien cet effort là. Que des blessures, celle là n'est pas la première et pas non plus la dernière, alors on fait face, car c'est inscrit dans nos gènes, vivre et survivre, quel qu'en soit le prix... Et celui ci est quand même élevé ! Mais nul fardeau parait-il n'est infligé à l'homme qu'il ne saurait porter, le tout est de savoir comment, la vie et le destin sont parfois facétieux ! Allons, ne nous laissons pas aller et tentons de vivre." Brigitte Dusch, psychanalyste, historienne, exploratrice urbaine, chercheur Crédit photo @brigittedusch Texte écrit le 20 juillet 2016



