Il en est persuadé, ce qui le fait souffrir, sa haine de l'autre, son mépris de lui même ne vient pas de lui, mais lui vient du père
Il le sait, c'est le fruit d'un long travail, d'une longue quête dans sa mémoire, mais aussi dans celle du Père surtout qui lui donne cette certitude
Mémoire.
-"Pourquoi je n'aime pas les autres, pourquoi je ne m'aime pas ? Pourquoi je ne me prends pas au sérieux ? Pourquoi je crois que les autres ne m'aiment pas etc..
Pourquoi surtout je ne respecte pas les autres et je ne me respecte pas ?"
Le déclic... Celui qui l'amène chez l'analyste
La raison... Cette question du respect
-"Je ne peux penser les autres autrement que trivialement, je ne peux parler d'eux qu'en les insultant...
Je ne peux pas faire autrement
Trop ! C'est trop et il faut que ça cesse "
Un long chemin, douloureux, difficile, un long travail de mémoire, d'histoire, de compréhension de soi, mais aussi des autres qui l'ont précédé
Malgré des études brillantes, un travail interressant, une famille, R ne va pas bien, il ne se sent pas adulte, il ne se sent pas pris au sérieux, pas respecté...
Pourtant...
Il explore son histoire, part à la recherche de son passé, de son enfance, de sa petite enfance...
R a peu de souvenirs au début, il ne sait presque rien de ses parents qui ne l'ont pas élevé, de ce père qu'il craignait et dont il avait honte..
De ce père avec qui il ne partageait rien, qui criait à longueur de journée. Il ne comprenait rien à cet homme là qui n'avait rien à lui donner
Il ne se souvient ni de moments privilégiés ni de tendresse, il n'a en mémoire qu'un homme méchant qui en voulait à la terre entière et n'aimait pas les enfants, n'aimait pas son enfant
-"Il me faisait peur...."
Pourtant il ne savait rien de lui, personne n'avait pris la peine de lui en parler. Cet homme qui éatait son père, semblait pourtant ne pas faire partie de cette famille
Famille bourgeoise et feutrée, où rien ne filtrait, où rien ne se disait ou alors dans un langage que le petit garçon ne comprenait pas. Langage feutré comme les pièces de la maison de ses grands parents, du salon de sa grand mère qui pour "ce père" affichait le plus grand des mépris
Il n'était pas de son monde ! C'est la seule chose qu'il avait alors compris
Et il se demandait ce qu'il pouvait bien y faire ? Dans ce monde là...
Ni sa mère, ni personne ne lui donnerait la réponse
Il en était sûr. Alors le petit garçon grandit, sans trop savoir, dans la haine et la honte d'un père qu'il ne connaissait pas, dans la crainte d'un père, qui hurlait, insultait n'aimait personne pas même lui
Il lui fallut des années, pour commencer à comprendre
Se dire qu'il faut peut-être chercher de ce côté là
mais de cela il avait peur aussi...
L'analyse est une chose, mais elle ne suffisait pas... Il sentait bien, que ça n'allait toujours pas, car cette chose bancale, cette partie de l'histoire inconnue l'amputait d'une partie de sa vie, de son histoire
Il lui fallait en même temps que sa quête de lui même partir à la quête d'un père alors disparu !
Et ce n'est pas une mince affaire !
L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
mardi 31 août 2010
dimanche 29 août 2010
Exposition
Expose
Expose, il expose, il expose sa vie
Il pose à l’extérieur
A l’extérieur de lui-même
Ex Pose.
Une Pose
Il montre à voir, il se montre à voir
A l'autre, aux autres, qu’il connait, qu’il ne connait pas
Mais il montre et il se montre
Il pose ce qui est dedans au dehors
Il pose ce qui est in out…
Il expose ainsi..
Il montre au dehors ce qui est au-dedans
Il montre à voir ce dedans au dehors
Au dehors…Aux autres
Il vit, il existe, pour ces autres, ces autres là
Car il croit, il pense qu'ils le voient ou mieux qu'ils le regardent
Il se montre alors sous un jour, un beau jour,
« Je veux donner une belle image de moi
Me dit un jour un analysant
Je ne veux pas que les autres aient une mauvaise image de moi »
Une image de moi
Une image de soi
Pour les autres
Car les autres c'est important
Il vit par et pour les autres, pour eux, il montre une image qu’il croit belle, bonne, positive...
Du moins il pense que c'est comme ça qu'ils verront cette image de lui
« Peut-être que je me plante complètement » souligne ce même patient.
Alors il s'expose un peu partout, expose sa vie, la raconte, dans les moindres détails parfois, en photos, en vidéo
Joue la star, joue les pipoles, essaie d'être créatif, imaginatif, inventif, d'avoir de l'humour
D'avoir des amis qu’il ne connait pas, qui ne le connaissent pas non plus, mais ce n'est pas grave
« J'ai plein d'amis qui sont amis de l'image que je mets, que je donne de moi, que je montre à voir, que j'offre »
Ou alors se répand, se vide, se lâche, dit ce qui lui passe par la tête, ses souffrances, ses insomnies, la copine ou le copain qui le largue, sa haine pour les autres...
Ca déborde, ça dépasse et ça craque
Mais tant pis ou tant mieux, il montre à voir, à entendre ses cris, expose tout ça et ça fait du bien, car ça sort de lui.
Il montre, il expose donc il vit, donc il est
Terrible que cela,
Etre pour être
Avoir pour être,
Etre sans avoir n’est pas être, n’est pas l’être qu’il veut être. Avoir…
Il montre pour être.
Car il ne supporte pas le silence, le silence du manque de l'autre, le silence face à son propre silence, ma solitude et son être seul
Il hait ce terrible jumeau qui le renvoie à sa peine à sa condition solitaire
Alors je préfère cette image virtuelle, cette image qui n'est pas vraiment la mienne, mais c'est égal tout ça, car cette image là, à laquelle il arrive parfois à s'identifier lui donne l'illusion, un bref instant mais c'est toujours ça, qu’il n’est pas seul, qu’il vit au milieu d'une nébuleuse, une constellation d'autres, inconnus qui finalement sont aussi, peut-être dans le même cas que lui
Tous, seraient alors si seuls, seuls face à eux-mêmes, face à lui-même, seuls face à l’illusion de ne pas l’être et ce serait elle, cette illusion qui les maintiendrait en vie, qui leur donnerait l’envie d’être en vie…
Exposition de soi, de l’image de soi, du dedans et du dehors pour croire, en soi et en l’autre, pour croire que la solitude n’existe pas, que soi seul n’existe pas non plus, que l’univers est peuplé d’un monde d’être seuls qui ensemble ne le sont plus..
Exposition de soi, pour dire, pour montrer ça… ?
Pour montrer qui ?
Expose, il expose, il expose sa vie
Il pose à l’extérieur
A l’extérieur de lui-même
Ex Pose.
Une Pose
Il montre à voir, il se montre à voir
A l'autre, aux autres, qu’il connait, qu’il ne connait pas
Mais il montre et il se montre
Il pose ce qui est dedans au dehors
Il pose ce qui est in out…
Il expose ainsi..
Il montre au dehors ce qui est au-dedans
Il montre à voir ce dedans au dehors
Au dehors…Aux autres
Il vit, il existe, pour ces autres, ces autres là
Car il croit, il pense qu'ils le voient ou mieux qu'ils le regardent
Il se montre alors sous un jour, un beau jour,
« Je veux donner une belle image de moi
Me dit un jour un analysant
Je ne veux pas que les autres aient une mauvaise image de moi »
Une image de moi
Une image de soi
Pour les autres
Car les autres c'est important
Il vit par et pour les autres, pour eux, il montre une image qu’il croit belle, bonne, positive...
Du moins il pense que c'est comme ça qu'ils verront cette image de lui
« Peut-être que je me plante complètement » souligne ce même patient.
Alors il s'expose un peu partout, expose sa vie, la raconte, dans les moindres détails parfois, en photos, en vidéo
Joue la star, joue les pipoles, essaie d'être créatif, imaginatif, inventif, d'avoir de l'humour
D'avoir des amis qu’il ne connait pas, qui ne le connaissent pas non plus, mais ce n'est pas grave
« J'ai plein d'amis qui sont amis de l'image que je mets, que je donne de moi, que je montre à voir, que j'offre »
Ou alors se répand, se vide, se lâche, dit ce qui lui passe par la tête, ses souffrances, ses insomnies, la copine ou le copain qui le largue, sa haine pour les autres...
Ca déborde, ça dépasse et ça craque
Mais tant pis ou tant mieux, il montre à voir, à entendre ses cris, expose tout ça et ça fait du bien, car ça sort de lui.
Il montre, il expose donc il vit, donc il est
Terrible que cela,
Etre pour être
Avoir pour être,
Etre sans avoir n’est pas être, n’est pas l’être qu’il veut être. Avoir…
Il montre pour être.
Car il ne supporte pas le silence, le silence du manque de l'autre, le silence face à son propre silence, ma solitude et son être seul
Il hait ce terrible jumeau qui le renvoie à sa peine à sa condition solitaire
Alors je préfère cette image virtuelle, cette image qui n'est pas vraiment la mienne, mais c'est égal tout ça, car cette image là, à laquelle il arrive parfois à s'identifier lui donne l'illusion, un bref instant mais c'est toujours ça, qu’il n’est pas seul, qu’il vit au milieu d'une nébuleuse, une constellation d'autres, inconnus qui finalement sont aussi, peut-être dans le même cas que lui
Tous, seraient alors si seuls, seuls face à eux-mêmes, face à lui-même, seuls face à l’illusion de ne pas l’être et ce serait elle, cette illusion qui les maintiendrait en vie, qui leur donnerait l’envie d’être en vie…
Exposition de soi, de l’image de soi, du dedans et du dehors pour croire, en soi et en l’autre, pour croire que la solitude n’existe pas, que soi seul n’existe pas non plus, que l’univers est peuplé d’un monde d’être seuls qui ensemble ne le sont plus..
Exposition de soi, pour dire, pour montrer ça… ?
Pour montrer qui ?
mercredi 25 août 2010
Changement
Et voilà...
C'est nouveau !
C'est nouveau !
"Psychanalyse aujourd'hui"
A revêtu de nouveaux habits
S'est paré de nouvelles couleurs et d'un nouvel écrin
S'est paré de nouvelles couleurs et d'un nouvel écrin
Le contenu reste fidèle à ses promesses en évoluant au fil du temps, des rencontres, des problèmatiques, des questionnements, de la vie...
lundi 9 août 2010
Stalingrad
Hier mon fils et moi avons regardé Stalingrad, je l'avais déjà vu, pas lui. Nous l'avons donc regardé ensemble
Petite fille j'avais regardé avec ma grand mère, "Quand passent les cigognes"... Je l'avais regardé et j'avais vu ma grand mère pleurer. Doucement, sans faire de bruit, elle qui ne montrait pas ses émotions et nous encourageait à faire de même, ne se laisser pas aller aux larmes....
J'ai pleuré, je ne sais si ce sont ces cigognes ou les larmes de ma grand mère...
Alors j'ai revu Stalingrad, et des larmes ont coulées encore
J'ai regardé mon fils, son visage, ses émotions...
J'ai vu, lu, relu, entendu tant de fois Stalingrad....
Puis nous avons parlé, lui et moi. Comme souvent, lors de la lecture d'un livre, après un film, une émission
Il me dit "Si les richesses étaient également partagées, peut-être n'y aurait-il plus de guerre"
Puis... mais ce n'est pas possible, c'est la fameuse fable "du sac de billes".
Stalingrad... Horreur, allégorie tragique de la folie des hommes, où la vie ne compte pas, "la moitié de vos hommes sont morts, je m'en fous, envoyer l'autre moitié"..
Qu'est ce qu'une vie ? Le prix de la vie ?
Historienne, j'ai travaillé sur les guerres du XVII° siècle. Pour écrire un article sur la bataille de Rocroi, je me suis plongée dans les archives du château de Chantilly, j'ai lu les manuscrits...les récits de guerres, sans fioritures écrits par ceux qui y étaient, par ceux qui en sont revenus... le carnage, pas de quartiers.*
Réquiem pour les morts...
Te Deum pour les vivants...
Plus prés de nous, les récits de 14, guerre meurtrière qui fait un peu oublier celle de 70... Guerrre où personne ne sort quoi qu'il en dise vainqueur. Gagner une guerre ! La Belle Affaire ? Gagner quoi ? La mort de ceux qui ont versé leur sang pour quoi ? La fleur au fusil, ils sont partis.. Sans revenir. Jamais
Ma terre d'Ardenne est constellée de croix, de monuments, de gloire à ces jeunes morts, fauchés dans la fleur de l'âge, "Un petit coquelicot, mon âme"
Dans les batailles de l'ancien temps, on comptait les morts, on pansait les blessés, rangeait les étendards, ces bannières là prises à l'ennemi...
Et les vivants ? Est -on encore vivant après de telles cruautés, de telles boucheries ?
Stalingrad ? Je me suis demandée en revoyant ce film, en connaissant l'Histoire, s'il existait une once d'humanité chez l'homme, s'il existait un sentiment d'appartenir à une société qui se dit civilisée
L'Histoire, celle de notre Terre n'est que l'histoire de massacres, de guerres, de haines, de misères, de famines, d'exterminations, de dominations, de haines....
Un déferlement d'inhumanité.
Au nom de quoi ? Pour quoi ? Me demande mon fils ?
L'homme est-il suffisamment mauvais pour ce désir là, ne peut-il donc pas contenir ses pulsions de mort ?
Encouragé par une économie qui ne trouve sa justification que dans ce crime autorisé, ce crime absout par les églises, au nom d'un dieu parfois, au nom d'une liberté, d'une ? On ne sait plus très bien pourquoi ?
Comme si la paix était impossible, comme si l'idée de vivre en harmonie les uns près des autres, dans le respect était une utopie, même pas un rêve !
Stalingrad ? Comme après 18, on a dit c'est la dernière, puis il y a eu 40, la Shoah, l'Indochine, l'Algérie, le Viet Nam....La liste est longue...Le monde est en guerre, à feu et à sang !
Plus jamais ça, disons nous, en priant, ou co mémorant ces moments d'horreur devant des monuments, des stéles qui ont pour vocation de nous rappeler...
Mais nous rappeler quoi ?
Brigitte Dusch, psychanalyste.
Petite fille j'avais regardé avec ma grand mère, "Quand passent les cigognes"... Je l'avais regardé et j'avais vu ma grand mère pleurer. Doucement, sans faire de bruit, elle qui ne montrait pas ses émotions et nous encourageait à faire de même, ne se laisser pas aller aux larmes....
J'ai pleuré, je ne sais si ce sont ces cigognes ou les larmes de ma grand mère...
Alors j'ai revu Stalingrad, et des larmes ont coulées encore
J'ai regardé mon fils, son visage, ses émotions...
J'ai vu, lu, relu, entendu tant de fois Stalingrad....
Puis nous avons parlé, lui et moi. Comme souvent, lors de la lecture d'un livre, après un film, une émission
Il me dit "Si les richesses étaient également partagées, peut-être n'y aurait-il plus de guerre"
Puis... mais ce n'est pas possible, c'est la fameuse fable "du sac de billes".
Stalingrad... Horreur, allégorie tragique de la folie des hommes, où la vie ne compte pas, "la moitié de vos hommes sont morts, je m'en fous, envoyer l'autre moitié"..
Qu'est ce qu'une vie ? Le prix de la vie ?
Historienne, j'ai travaillé sur les guerres du XVII° siècle. Pour écrire un article sur la bataille de Rocroi, je me suis plongée dans les archives du château de Chantilly, j'ai lu les manuscrits...les récits de guerres, sans fioritures écrits par ceux qui y étaient, par ceux qui en sont revenus... le carnage, pas de quartiers.*
Réquiem pour les morts...
Te Deum pour les vivants...
Plus prés de nous, les récits de 14, guerre meurtrière qui fait un peu oublier celle de 70... Guerrre où personne ne sort quoi qu'il en dise vainqueur. Gagner une guerre ! La Belle Affaire ? Gagner quoi ? La mort de ceux qui ont versé leur sang pour quoi ? La fleur au fusil, ils sont partis.. Sans revenir. Jamais
Ma terre d'Ardenne est constellée de croix, de monuments, de gloire à ces jeunes morts, fauchés dans la fleur de l'âge, "Un petit coquelicot, mon âme"
Dans les batailles de l'ancien temps, on comptait les morts, on pansait les blessés, rangeait les étendards, ces bannières là prises à l'ennemi...
Et les vivants ? Est -on encore vivant après de telles cruautés, de telles boucheries ?
Stalingrad ? Je me suis demandée en revoyant ce film, en connaissant l'Histoire, s'il existait une once d'humanité chez l'homme, s'il existait un sentiment d'appartenir à une société qui se dit civilisée
L'Histoire, celle de notre Terre n'est que l'histoire de massacres, de guerres, de haines, de misères, de famines, d'exterminations, de dominations, de haines....
Un déferlement d'inhumanité.
Au nom de quoi ? Pour quoi ? Me demande mon fils ?
L'homme est-il suffisamment mauvais pour ce désir là, ne peut-il donc pas contenir ses pulsions de mort ?
Encouragé par une économie qui ne trouve sa justification que dans ce crime autorisé, ce crime absout par les églises, au nom d'un dieu parfois, au nom d'une liberté, d'une ? On ne sait plus très bien pourquoi ?
Comme si la paix était impossible, comme si l'idée de vivre en harmonie les uns près des autres, dans le respect était une utopie, même pas un rêve !
Stalingrad ? Comme après 18, on a dit c'est la dernière, puis il y a eu 40, la Shoah, l'Indochine, l'Algérie, le Viet Nam....La liste est longue...Le monde est en guerre, à feu et à sang !
Plus jamais ça, disons nous, en priant, ou co mémorant ces moments d'horreur devant des monuments, des stéles qui ont pour vocation de nous rappeler...
Mais nous rappeler quoi ?
Brigitte Dusch, psychanalyste.
mardi 1 juin 2010
Parent ?
En feuilletant un magazine, un titre me fait bondir, devenir les parents de ses parents !
Aie !
Parent de ses parents...
De ses parents quand ils deviennent vieux
Encore la vieillesse, encore elle !
Devenir vieux signifierait-il retomber en enfance, redevenir un enfant...
Qui auraient besoin de parents, alors qu'ils ont fait le deuil de leur parent depuis longtemps
Des parents qui n'ont plus de parents, mais seulement (dans ce cas ) des enfants, voire des petits enfants.
Une sorte d'invertion des rôles, des places, des fonctions, des répères aussi
Une remise en place.
Une confusion des rôles
Longtemps mes fonctions à l'hôpital m'amènèrent à rencontrer des personnes âgées, très âgées, très dépendantes....Leur famille aussi, leurs enfants..
Longtemps j'ai animé au sein de maison de retraite des groupes de paroles, entendu des personnels parler, me demander aussi comment faire pour rester en recul, dans la distance respectueuse de cet âge là....
Alors ?
Longtemps aussi je me suis rebellée contre les attitudes, les comportements, les mots, les expressions, les gestes qui "infantilisaient" ces patients.
Considérant que ni l'âge, ni la dépendance ne justifiait ça..
Que la compassion, l'empathie, justement permettait ce regard, cette distance, ce respect... Du à chacun d'entre nous. Le jour où, nous devenons, nous deviendrons, vieux, dépendant, en tout !
Dépendant...
Ne plus pouvoir faire, dire, aller. Sans
Sans l'autre¨
Etre dans le besoin de l'autre, pour les moindres besoins de l'existence, qui ne pourraient se maintenir sans cet autre.
Cet autre, qui devient le cordon qui relie aux autres, à la vie
Drôle de cordon ombilical
Sans lui plus de lien social
Mais parent ?
Devient-on obligatoirement le parent de ses parents ?
Ce qui signifie devenir orphelin, sans la perte de l'autre, sans la perte véritable.
Si perte il y a, car perte et deuil il y a toujours dans la perte d'autonomie de l'autre...
La perte de l'image de cet autre, de ce parent qui même lorsqu'on est un adulte, fait toujours et quand même encore de nous un enfant, son enfant
Ainsi nous sommes l'enfant de ce père, de cette mère, nous "avons nos parents".... Enfants nous sommes, nous occupons cette place là, cette fonction là, ce rôle bien défini. Un statut social et familial
Peut-on alors devenir l'enfant parent... Comme certains enfants deviennent les parents de leurs parents qui n'assument pas leur rôle... Qu'ils doivent entourer, protéger, encadrer,
Enfant-parent, parent-enfants qui doivent alors mettre le cadre et poser les limites, à ceux qui sont censés le faire... A ceux qui doivent le faire. Dont c'est la mission, le devoir. La fonction, le rôle
Car face à cette dépendance là, cette perte d'autonomie de ce parents qui sombre de jour en journ qui ne sait plus ni se laver, ni s'alimenter, ni s'habiller, ni reconnaitre son entourage.
Qui est l'enfant ? Qui sommes nous? Lui qui parfois ne nous reconnait pas ?
Comment peut-on être présent, aidant sans pour cela prendre une place qui n'est pas, qui ne sera jamais celle qui est la nôtre ?
Comment ne pas usurper ? Comment ne pas lui voler à lui à qui il ne reste déjà plus grand chose le peu qui lui reste, être notre père ou notre mère
Comment l'aimer alors, sans tout permettre sans tout laisser faire.
Comment ne pas devenir orphelin avant l'heure ?
Comment ?
Aie !
Parent de ses parents...
De ses parents quand ils deviennent vieux
Encore la vieillesse, encore elle !
Devenir vieux signifierait-il retomber en enfance, redevenir un enfant...
Qui auraient besoin de parents, alors qu'ils ont fait le deuil de leur parent depuis longtemps
Des parents qui n'ont plus de parents, mais seulement (dans ce cas ) des enfants, voire des petits enfants.
Une sorte d'invertion des rôles, des places, des fonctions, des répères aussi
Une remise en place.
Une confusion des rôles
Longtemps mes fonctions à l'hôpital m'amènèrent à rencontrer des personnes âgées, très âgées, très dépendantes....Leur famille aussi, leurs enfants..
Longtemps j'ai animé au sein de maison de retraite des groupes de paroles, entendu des personnels parler, me demander aussi comment faire pour rester en recul, dans la distance respectueuse de cet âge là....
Alors ?
Longtemps aussi je me suis rebellée contre les attitudes, les comportements, les mots, les expressions, les gestes qui "infantilisaient" ces patients.
Considérant que ni l'âge, ni la dépendance ne justifiait ça..
Que la compassion, l'empathie, justement permettait ce regard, cette distance, ce respect... Du à chacun d'entre nous. Le jour où, nous devenons, nous deviendrons, vieux, dépendant, en tout !
Dépendant...
Ne plus pouvoir faire, dire, aller. Sans
Sans l'autre¨
Etre dans le besoin de l'autre, pour les moindres besoins de l'existence, qui ne pourraient se maintenir sans cet autre.
Cet autre, qui devient le cordon qui relie aux autres, à la vie
Drôle de cordon ombilical
Sans lui plus de lien social
Mais parent ?
Devient-on obligatoirement le parent de ses parents ?
Ce qui signifie devenir orphelin, sans la perte de l'autre, sans la perte véritable.
Si perte il y a, car perte et deuil il y a toujours dans la perte d'autonomie de l'autre...
La perte de l'image de cet autre, de ce parent qui même lorsqu'on est un adulte, fait toujours et quand même encore de nous un enfant, son enfant
Ainsi nous sommes l'enfant de ce père, de cette mère, nous "avons nos parents".... Enfants nous sommes, nous occupons cette place là, cette fonction là, ce rôle bien défini. Un statut social et familial
Peut-on alors devenir l'enfant parent... Comme certains enfants deviennent les parents de leurs parents qui n'assument pas leur rôle... Qu'ils doivent entourer, protéger, encadrer,
Enfant-parent, parent-enfants qui doivent alors mettre le cadre et poser les limites, à ceux qui sont censés le faire... A ceux qui doivent le faire. Dont c'est la mission, le devoir. La fonction, le rôle
Car face à cette dépendance là, cette perte d'autonomie de ce parents qui sombre de jour en journ qui ne sait plus ni se laver, ni s'alimenter, ni s'habiller, ni reconnaitre son entourage.
Qui est l'enfant ? Qui sommes nous? Lui qui parfois ne nous reconnait pas ?
Comment peut-on être présent, aidant sans pour cela prendre une place qui n'est pas, qui ne sera jamais celle qui est la nôtre ?
Comment ne pas usurper ? Comment ne pas lui voler à lui à qui il ne reste déjà plus grand chose le peu qui lui reste, être notre père ou notre mère
Comment l'aimer alors, sans tout permettre sans tout laisser faire.
Comment ne pas devenir orphelin avant l'heure ?
Comment ?
vendredi 14 mai 2010
Homophobie
Une journée contre l'homophobie...
Un devoir de mémoire
Cela me désole...Il faut commémorer, se souvenir, sensibiliser, rappeler aux hommes que d'autres sont exclus, humiliés, traqués, rejetés...
Aujourd'hui encore
Il n'y a pas si longtemps, je mettais en ligne sur cette même page un article qui soulignait que l'homosexualité n'était plus inscrite sur le DSM IV, en clair, qu'elle n'était plus considérée comme une pathologie, un trouble psychiatrique..
Enfin ! ajoutais-je alors !
Que dire ?
Que dire de la bétise, de la cruauté, de l'intolérance... ?
Que penser...?
J'ai mis tout à l'heure en ligne, avec son accord le texte de mon amie Léa. Il n'y a pas de mots, il n'y a rien à ajouter à la relation d'un tel crime, d'une telle barbarie.
Pourtant.
On se croit à l'abri, on pense que l'agression d'un homosexuel est un fait divers, banal, dans un coin du journal... Et puis... Finalement tout le monde s'en fout ! Au mieux on entend : "quand même c'est pas rien"
Mais on, (toujours ce on) se croit immunisé, parce que lui, ou elle, est normale, dans la norme qui dit et dicte qu'un homme aime une femme, une femme un homme... Aimer, amour...
Mais lorsque les relations sexuelles sont évoquées, imaginées.. Rien ne va plus !
C'est contre nature. Bien entendu quand on fait l'amalgame entre sexualté et procréation ! Il faut que rien ne se perde !
Sexualité...Honnie, bannie, haïe sauf si elle permet de procréer, de sauvegarder une humanité, qu'on prend soin de bien épurer.
Alors cette sexualité là ?
Sexualité ?
Qui ne sert à rien ?
Objet de peur, de fantasme, de haine, de cruauté, irreprésentable cette sexualité entre deux être du même sexe est taboue, décrié, trainée dans la boue !
Expiation !
Peur... ? Haine ? De la différente, de l'autre son semblable qui pourtant a posé un "choix sexuel" différent de ce qui est admis socialement...
Parce que c'est comme ça
Indifférence ? Non, ce serait trop simple, car l'homossexualité dérange, car l'homosexualité réveille les fantasmes les plus archaïques enfouis au fond de chacun de nous...
Homosexualité latente... ?
Elle renvoit à quelque chose d'insupportable, de refoulé, de relégué souvent au plus profond de soi. Ce démon se reveille alors et déchaine cette violence envers celui qui ose, qui est, qui pose ce choix là.
Sujet et objet de propos violents, insultants, grossiers, salaces, comme pour se protéger et elever ainsi un rempart devant ce que le "normal" considère comme répugnant, contre nature. Sexualité saleté...
Se protéger de ce qui pourrait arriver... L'homme qui aime les hommes n'est pas un homme...N 'est rien ! Comment peut-on imaginer ça, alors on tape, on bat, on casse la gueule de celui qui ose !
Une femme ? Ce n'est pas mieux, méprisée de ses semblables elle est détestée des hommes qui lui en veulent de ne pas être une femme, ni un homme, c'est à dire rien
Rien... Ni Il ni elle ais-je entendu. Et de se déchainer sur les mariages gays, les adoptions par les couples lesbiens etc... Contre nature ! Encore !
La nature a fait des hommes et des femmes fait pour se rencontrer, sous entendu pour procréer, pour la survie de la race
Alors ces autres, là qu'on montre du doigt parce qu'ils ne suivent pas la route traçée par...
On découvre l'homosexualité, comme si elle était récente, neuve, la rançon du progrés, de la débauche, du laisser faire...
On la cache, on la nie, on l'efface, on la zappe, on la gomme, on ne veut pas la voir,on ne veut pas l'entendre
"Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais pas devant nous.. " C'est honteux de voir ça !!!
Etc, etc...
Stop, ça suffit, on ne vous oblige en rien, à regarder, à voir, à entendre, à vivre comme vous le souhaitez
En prenant la plume, je ne prends la défense de personne, il n'y a pas de bon, il n'y a pas de gentil, chacun fait ce qu'il veut, ce qu'il peut. Encore heureux peut-on être lorsqu'on rencontre un bel ami, ou une belle amie, un être pour partager sa vie, ou faire un bout de chemin... On ne sait pas qui sera au rendez vous ?
Un devoir de mémoire
Cela me désole...Il faut commémorer, se souvenir, sensibiliser, rappeler aux hommes que d'autres sont exclus, humiliés, traqués, rejetés...
Aujourd'hui encore
Il n'y a pas si longtemps, je mettais en ligne sur cette même page un article qui soulignait que l'homosexualité n'était plus inscrite sur le DSM IV, en clair, qu'elle n'était plus considérée comme une pathologie, un trouble psychiatrique..
Enfin ! ajoutais-je alors !
Que dire ?
Que dire de la bétise, de la cruauté, de l'intolérance... ?
Que penser...?
J'ai mis tout à l'heure en ligne, avec son accord le texte de mon amie Léa. Il n'y a pas de mots, il n'y a rien à ajouter à la relation d'un tel crime, d'une telle barbarie.
Pourtant.
On se croit à l'abri, on pense que l'agression d'un homosexuel est un fait divers, banal, dans un coin du journal... Et puis... Finalement tout le monde s'en fout ! Au mieux on entend : "quand même c'est pas rien"
Mais on, (toujours ce on) se croit immunisé, parce que lui, ou elle, est normale, dans la norme qui dit et dicte qu'un homme aime une femme, une femme un homme... Aimer, amour...
Mais lorsque les relations sexuelles sont évoquées, imaginées.. Rien ne va plus !
C'est contre nature. Bien entendu quand on fait l'amalgame entre sexualté et procréation ! Il faut que rien ne se perde !
Sexualité...Honnie, bannie, haïe sauf si elle permet de procréer, de sauvegarder une humanité, qu'on prend soin de bien épurer.
Alors cette sexualité là ?
Sexualité ?
Qui ne sert à rien ?
Objet de peur, de fantasme, de haine, de cruauté, irreprésentable cette sexualité entre deux être du même sexe est taboue, décrié, trainée dans la boue !
Expiation !
Peur... ? Haine ? De la différente, de l'autre son semblable qui pourtant a posé un "choix sexuel" différent de ce qui est admis socialement...
Parce que c'est comme ça
Indifférence ? Non, ce serait trop simple, car l'homossexualité dérange, car l'homosexualité réveille les fantasmes les plus archaïques enfouis au fond de chacun de nous...
Homosexualité latente... ?
Elle renvoit à quelque chose d'insupportable, de refoulé, de relégué souvent au plus profond de soi. Ce démon se reveille alors et déchaine cette violence envers celui qui ose, qui est, qui pose ce choix là.
Sujet et objet de propos violents, insultants, grossiers, salaces, comme pour se protéger et elever ainsi un rempart devant ce que le "normal" considère comme répugnant, contre nature. Sexualité saleté...
Se protéger de ce qui pourrait arriver... L'homme qui aime les hommes n'est pas un homme...N 'est rien ! Comment peut-on imaginer ça, alors on tape, on bat, on casse la gueule de celui qui ose !
Une femme ? Ce n'est pas mieux, méprisée de ses semblables elle est détestée des hommes qui lui en veulent de ne pas être une femme, ni un homme, c'est à dire rien
Rien... Ni Il ni elle ais-je entendu. Et de se déchainer sur les mariages gays, les adoptions par les couples lesbiens etc... Contre nature ! Encore !
La nature a fait des hommes et des femmes fait pour se rencontrer, sous entendu pour procréer, pour la survie de la race
Alors ces autres, là qu'on montre du doigt parce qu'ils ne suivent pas la route traçée par...
On découvre l'homosexualité, comme si elle était récente, neuve, la rançon du progrés, de la débauche, du laisser faire...
On la cache, on la nie, on l'efface, on la zappe, on la gomme, on ne veut pas la voir,on ne veut pas l'entendre
"Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais pas devant nous.. " C'est honteux de voir ça !!!
Etc, etc...
Stop, ça suffit, on ne vous oblige en rien, à regarder, à voir, à entendre, à vivre comme vous le souhaitez
En prenant la plume, je ne prends la défense de personne, il n'y a pas de bon, il n'y a pas de gentil, chacun fait ce qu'il veut, ce qu'il peut. Encore heureux peut-on être lorsqu'on rencontre un bel ami, ou une belle amie, un être pour partager sa vie, ou faire un bout de chemin... On ne sait pas qui sera au rendez vous ?
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Nota bene
Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
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Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.