L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
vendredi 15 juin 2012
vendredi 8 juin 2012
Sur vivants encore
J'ai souvent écris à propos des survivants, de ceux qui sont là encore, rescapés de l'horreur, de la terreur, des massacres et de la haine, j'ai souvent écris au sujet de leurs enfants, petits enfants, enfants de la nuit, qui tentent de combler le vide, le manque...Qui tentent aussi de s'inscrire quelque part, de chercher la place qu'ils peuvent prendre dans cette généalogie là, celle où il manque, à tout jamais, où la trace est effacée, niée encore et encore..
Généalogie de l'impossible impensé, impansé et impensable !
Enfants de la nuit, qui n'ont pas un endroit où se recueillir, où panser leur peine est impossible!
Bien sûr ce n'est jamais par hasard si une histoire nous touche, écrire à son sujet aide souvent à prendre la mesure, le rythme de sa souffrance, et déposer le fardeau si lourd qui pèse sur tant et tant d'épaules fragiles.
Enfants de la nuit hantés par les fantômes et leurs murmures qu'ils tâchent de déchiffre, maladroitement souvent, mais comment faire autrement, quand il manque, quand celui d'avant n'a pas transmis, n'a rien donné, car il n'en n'a pas eu le temps. Comment décrypter alors ce qui reste à jamais enfoui au fond de la crypte ?
Il faut alors entendre...
"Mon père et moi nous ne nous sommes jamais vraiment rencontrés, je crois, nous ne parlions pas la même langue, oui, c'est bien cela, une histoire de langue, nous ne pouvions nous comprendre ! Je ne pouvais pas comprendre ce qu'il ne disait pas...
Nous nous sommes côtoyés, à peine peut-être, un homme qui me faisait peur, qui entrait dans des colères terribles, indescriptibles et qui disaient des mots que je ne comprenais pas !"
Bribes et fragments...Ultimes traces...
"Cette femme était tellement défaite, une ombre qui parlait seule, qui parlait aux fantômes, nous nous moquions d'elle souvent, nous ne comprenions pas ce qu'elle racontait, une drôle de langue... Une vieille femme digne pourtant qui ne sortait jamais sans son chapeau ni ses gants...."
Et puis
"Mes copines allaient au catéchisme, pas moi, quand je demandais pourquoi, on me disait parce que, je n'ai jamais eu de réponse"
"Je n'ai jamais rien compris à cet homme, il était en colère tout le temps et ne parlait jamais, il me faisait peur, il y avait de la mort dans son regard, oui, c'est ça, quelque chose de mort..."
"Je ne sais pas comment je suis là, à vous parler, à être là devant vous, je ne sais plus, j'ai survécu et puis voilà, je suis là, je me suis caché sous des cadavres, je sais, c'était froid, je me souviens, des barbelés, et puis, je suis là. je ne peux même pas pleurer, je suis tout seul..."
La mort, le froid, qui glace
"Ma mère a toujours rasé les murs, elle avait peur qu'on la voit, qu'on nous voit, il fallait que personne ne nous remarque, elle parlait doucement, faiblement, presque des chuchotements..."
"Il y avait des vieilles photos mais personne n'en parlait, je demandais qui étaient ces gens, leur nom, où ils étaient... Personne ne répondait ! "
"L'instituteur m'avait puni à l'époque parce que je n'avais pas fait l'arbre généalogique de ma famille, je lui avait pourtant expliqué que j'avais demandé à mon grand père et que celui ci avait dit "il n'y a plus personne"..."
Enfants de la nuit, échappés des ténèbres.... rescapés de l'enfer des autres, orphelins de leur histoire et des leurs...
Quelques traces peut-être murmurées du fond de leur âme, ultime reliquat de ce qui a été nié et détruit pour que rien de leurs Pères ne subsiste, et pourtant ils sont là, ils sont vivants, vivants parmi les morts, avec quelque chose de mort peut-être au fond de leur abime et de leur douleur.
Il en subsiste des mots, qui mis les uns au bout des autres en font une histoire, la Nôtre, l'Histoire qu'encore aujourd'hui certains essaient de leur voler, de leur confisquer, de leur ravir, pour les tuer encore ! Les effacer une fois de plus ! Une histoire que nous devons inscrire pour toujours dans celle de l'Humanité, pour démontrer à ces mêmes à quelle point elle peut être inhumaine.
Derniers témoins... Ich bin, du bist, er ist der Letzte Zeug ! ... Celui d'une histoire qui n'en finit pas de vivre ni de mourir à la croisée des chemins d'Eros et Thanatos...
Pour eux, pour mon père. Aussi. Un peu. Il ne m'a jamais rien dit, ne disait pas qu'on lui avait arraché, volé une partie de son adolescence ! Qu'une part de sa vie gisait quelque part dans un coin de l'Enfer ! Il en est revenu... Pas tout à fait, presque seulement !
Généalogie de l'impossible impensé, impansé et impensable !
Enfants de la nuit, qui n'ont pas un endroit où se recueillir, où panser leur peine est impossible!
Bien sûr ce n'est jamais par hasard si une histoire nous touche, écrire à son sujet aide souvent à prendre la mesure, le rythme de sa souffrance, et déposer le fardeau si lourd qui pèse sur tant et tant d'épaules fragiles.
Enfants de la nuit hantés par les fantômes et leurs murmures qu'ils tâchent de déchiffre, maladroitement souvent, mais comment faire autrement, quand il manque, quand celui d'avant n'a pas transmis, n'a rien donné, car il n'en n'a pas eu le temps. Comment décrypter alors ce qui reste à jamais enfoui au fond de la crypte ?
Il faut alors entendre...
"Mon père et moi nous ne nous sommes jamais vraiment rencontrés, je crois, nous ne parlions pas la même langue, oui, c'est bien cela, une histoire de langue, nous ne pouvions nous comprendre ! Je ne pouvais pas comprendre ce qu'il ne disait pas...
Nous nous sommes côtoyés, à peine peut-être, un homme qui me faisait peur, qui entrait dans des colères terribles, indescriptibles et qui disaient des mots que je ne comprenais pas !"
Bribes et fragments...Ultimes traces...
"Cette femme était tellement défaite, une ombre qui parlait seule, qui parlait aux fantômes, nous nous moquions d'elle souvent, nous ne comprenions pas ce qu'elle racontait, une drôle de langue... Une vieille femme digne pourtant qui ne sortait jamais sans son chapeau ni ses gants...."
Et puis
"Mes copines allaient au catéchisme, pas moi, quand je demandais pourquoi, on me disait parce que, je n'ai jamais eu de réponse"
"Je n'ai jamais rien compris à cet homme, il était en colère tout le temps et ne parlait jamais, il me faisait peur, il y avait de la mort dans son regard, oui, c'est ça, quelque chose de mort..."
"Je ne sais pas comment je suis là, à vous parler, à être là devant vous, je ne sais plus, j'ai survécu et puis voilà, je suis là, je me suis caché sous des cadavres, je sais, c'était froid, je me souviens, des barbelés, et puis, je suis là. je ne peux même pas pleurer, je suis tout seul..."
La mort, le froid, qui glace
"Ma mère a toujours rasé les murs, elle avait peur qu'on la voit, qu'on nous voit, il fallait que personne ne nous remarque, elle parlait doucement, faiblement, presque des chuchotements..."
"Il y avait des vieilles photos mais personne n'en parlait, je demandais qui étaient ces gens, leur nom, où ils étaient... Personne ne répondait ! "
"L'instituteur m'avait puni à l'époque parce que je n'avais pas fait l'arbre généalogique de ma famille, je lui avait pourtant expliqué que j'avais demandé à mon grand père et que celui ci avait dit "il n'y a plus personne"..."
Enfants de la nuit, échappés des ténèbres.... rescapés de l'enfer des autres, orphelins de leur histoire et des leurs...
Quelques traces peut-être murmurées du fond de leur âme, ultime reliquat de ce qui a été nié et détruit pour que rien de leurs Pères ne subsiste, et pourtant ils sont là, ils sont vivants, vivants parmi les morts, avec quelque chose de mort peut-être au fond de leur abime et de leur douleur.
Il en subsiste des mots, qui mis les uns au bout des autres en font une histoire, la Nôtre, l'Histoire qu'encore aujourd'hui certains essaient de leur voler, de leur confisquer, de leur ravir, pour les tuer encore ! Les effacer une fois de plus ! Une histoire que nous devons inscrire pour toujours dans celle de l'Humanité, pour démontrer à ces mêmes à quelle point elle peut être inhumaine.
Derniers témoins... Ich bin, du bist, er ist der Letzte Zeug ! ... Celui d'une histoire qui n'en finit pas de vivre ni de mourir à la croisée des chemins d'Eros et Thanatos...
Pour eux, pour mon père. Aussi. Un peu. Il ne m'a jamais rien dit, ne disait pas qu'on lui avait arraché, volé une partie de son adolescence ! Qu'une part de sa vie gisait quelque part dans un coin de l'Enfer ! Il en est revenu... Pas tout à fait, presque seulement !
dimanche 3 juin 2012
Mères à la fête !
Je m'étais promis de n'en rien écrire, de n'en rien dire et pourtant !
Les promesses sont aussi faites parfois pour être non transgressées mais dépassées..
Mais les mères sont à la fête ! Alors jubilons, ou jubilé !
La fête des mères ! L'an dernier j'ai écris deux articles à ce sujet.... Dont un très personnel peut-être sur et à propos de ma mère, qui n'est plus là !
Colliers de nouilles, bouquets, miroirs en pinces à linge, parfum de l'enfance, où sous l'oeil sévère et bienveillant de l'institutrice nous nous appliquions à confectionner cet ouvrage laborieux que nous offririons ce jour là agrémenté d'un compliment à nos mamans, pour ceux qui avaient la chance (ou la malchance) d'en avoir une !
Une fête qui fait couler beaucoup d'encre, chaque année ! Et il est bien difficile d'échapper à l'inventaire à la Prévert ou la liste de Perec pour choisir dans ce catalogue débordant d'imagination !
Sélectionner parmi le sêche-cheveux, la cocotte minute, le parfum la friteuse, le cd, le livre de poche, les fleurs, le service de table, la trousse de maquillage ou la batterie de casseroles l'objet inutile et encombrant qui dira "Maman je t'aime".
Comment remercier l'auteur de ces jours, celle qui a eu l'audace de nous jeter en pâture à ce monde hostile et violent sans parfois nous en livrer le mode d'emploi
Car il ne suffit pas d'infliger la vie, encore faut-il apprendre à vivre ! Une tâche impossible !
Ces mères responsables de tous les maux, de nos névroses, cauchemars et complexes, il faut aujourd'hui ne plus avoir de mémoire afin de leur rendre l'hommage qu'il convient..
Injonction paradoxale, cette société qui ne fournit d'effort que pour rendre l'autre fou, n'en n'est plus à une près !
Faites des mères, et fêtez là, elle le mérite et le vaut bien ! Ou pas ! C'est selon et ce n'est surtout pas une obligation...Fête comme vous voulez, et surtout quand vous voudrez !
Une injonction ! Encore une ! Il y en a tant....
Celle de sacrifier à l'autel du nouveau dieu, Argent, l'obole dont il faut s'acquitter pour faire partie du lien social, être et vivre ensemble, comme cette novelleté : fêter ses voisins ! Mais comme l'enfer c'est les autres, et que ceux là on ne les choisit pas, chercher l'erreur !
En mars il fallait fêter sa grand mère, mais pas son grand père ? Pourquoi pas lui ?
Ah ces devoirs de mémoire qui n'en finissent pas ! Il faut se souvenir et ne pas oublier que..
Mais que quoi si c'est pour ne rien en faire ?
Se souvenir aujourd'hui de notre mère ? La mienne me manque parfois, souvent ? C'est difficile à dire comme je l'ai perdu il y a bien longtemps bien avant même qu'elle ne soit partie !
Je pense à elle, pas seulement aujourd'hui...
Et puis encore faut-il avoir fait cette rencontre, avoir vraiment rencontré sa mère, ce n'est pas si aisé que ça, c'est une de ces rencontres bien complexes qui parfois ne se fait pas...
Les promesses sont aussi faites parfois pour être non transgressées mais dépassées..
Mais les mères sont à la fête ! Alors jubilons, ou jubilé !
La fête des mères ! L'an dernier j'ai écris deux articles à ce sujet.... Dont un très personnel peut-être sur et à propos de ma mère, qui n'est plus là !
Colliers de nouilles, bouquets, miroirs en pinces à linge, parfum de l'enfance, où sous l'oeil sévère et bienveillant de l'institutrice nous nous appliquions à confectionner cet ouvrage laborieux que nous offririons ce jour là agrémenté d'un compliment à nos mamans, pour ceux qui avaient la chance (ou la malchance) d'en avoir une !
Une fête qui fait couler beaucoup d'encre, chaque année ! Et il est bien difficile d'échapper à l'inventaire à la Prévert ou la liste de Perec pour choisir dans ce catalogue débordant d'imagination !
Sélectionner parmi le sêche-cheveux, la cocotte minute, le parfum la friteuse, le cd, le livre de poche, les fleurs, le service de table, la trousse de maquillage ou la batterie de casseroles l'objet inutile et encombrant qui dira "Maman je t'aime".
Comment remercier l'auteur de ces jours, celle qui a eu l'audace de nous jeter en pâture à ce monde hostile et violent sans parfois nous en livrer le mode d'emploi
Car il ne suffit pas d'infliger la vie, encore faut-il apprendre à vivre ! Une tâche impossible !
Ces mères responsables de tous les maux, de nos névroses, cauchemars et complexes, il faut aujourd'hui ne plus avoir de mémoire afin de leur rendre l'hommage qu'il convient..
Injonction paradoxale, cette société qui ne fournit d'effort que pour rendre l'autre fou, n'en n'est plus à une près !
Faites des mères, et fêtez là, elle le mérite et le vaut bien ! Ou pas ! C'est selon et ce n'est surtout pas une obligation...Fête comme vous voulez, et surtout quand vous voudrez !
Une injonction ! Encore une ! Il y en a tant....
Celle de sacrifier à l'autel du nouveau dieu, Argent, l'obole dont il faut s'acquitter pour faire partie du lien social, être et vivre ensemble, comme cette novelleté : fêter ses voisins ! Mais comme l'enfer c'est les autres, et que ceux là on ne les choisit pas, chercher l'erreur !
En mars il fallait fêter sa grand mère, mais pas son grand père ? Pourquoi pas lui ?
Ah ces devoirs de mémoire qui n'en finissent pas ! Il faut se souvenir et ne pas oublier que..
Mais que quoi si c'est pour ne rien en faire ?
Se souvenir aujourd'hui de notre mère ? La mienne me manque parfois, souvent ? C'est difficile à dire comme je l'ai perdu il y a bien longtemps bien avant même qu'elle ne soit partie !
Je pense à elle, pas seulement aujourd'hui...
Et puis encore faut-il avoir fait cette rencontre, avoir vraiment rencontré sa mère, ce n'est pas si aisé que ça, c'est une de ces rencontres bien complexes qui parfois ne se fait pas...
mercredi 30 mai 2012
Naître une fille ?
De la difficulté peut-être d'être une fille puis une femme... Parfois !
Une histoire de femmes, il y a très longtemps maintenant... C'est pourquoi je la livre aujourd'hui..
L'histoire de L... Elle !
"Petite j'aimais bien tout ce qui brillait, les bijoux, les dentelles, les volants, les couleurs, tout ce qui "était de mauvais goût" disait ma mère qui elle, n'arborait que des tailleurs gris perle, gorge de pigeon et plein d'autres noms ce couleurs improbables encore
Moi, je ne rêvais que de rose, de jaune, d'orange, de bleus et violets couleurs de créatures renchérissait elle encore !
Créature, ce mot me faisait rêver, j'imaginais les superbes actrices hollywoodiennes, blondes platines ou rousses incendiaires, ces femmes magnifiques aux robes féériques !
Je me rêvais un peu ainsi, voyante, outrancière et tapageuse, à l'inverse de cette mère transparente ou presque qui faisait tout pour qu'on ne la remarque pas, ou pas trop, une belle femme est celle qu'on ne voit pas !
J'imaginais alors comment elle pouvait être belle si personne ne la voyait ?
Pour être belle, je pensais qu' il fallait se montrer, montrer sa beauté quitte à tricher un peu, alors je passais des heures et des heures devant la glace essayant de trouver à ce corps malingre quelque chose de beau !
Je scrutais le miroir à la recherche de ce qui allait faire de moi une créature de rêve !
J'avais beau chercher, dans le genre c'était plutôt raté...
J'étais plutôt ratée, d'ailleurs ma mère, ne manquait pas de désigner mes jambes et mes genoux qui n'étaient guère harmonieux, heureusement que la jupe les cacheront disait-elle soulagée, les genoux, c'est comme les pieds on ne les montre pas, le comble de l'indécence, juste bon pour les créatures !Encore ces créatures !
C'était décidé quand je serai grande je serai moi aussi une de ces créatures qui montrent leur jambes et leur genoux, qui mettent du rouge sur les ongles de leurs pieds et de leurs mains
Du rimmel sur les cils, et du rouge à lèvres, le comble de l'élégance !
Je me rêvais, j'en rêvais.
Puis, j'ai grandi, mon corps à changé, alors je en sais plus pourquoi je me suis mise à détester ce corps qui de malingre devenait difforme, difforme de formes que je ne connaissais pas, des formes qui me gênaient, me dérangeaient.
Pourtant en y regardant bien, les créatures que détestaient ma mère avaient elles aussi des formes, qu'elles mettaient en valeur dans des décolletés plongeants, des jupes moulantes et colorées...
Mais moi, je n'osais pas, je regardais ce corps, mal fait, et je n'imaginais pas ça. Non, cela ne m'irait pas. Puis je regardais ma mère, dans ses tailleurs bien coupés qui ne montraient rien, et je me disais que peut-être, elle avait raison, ne pas voir, ignorer ces formes là, ses formes et les cacher, ne pas les montrer car c'est laid, indécent, pas convenable !
Il fallait alors gommer, ne pas manger, peut-être qu'elles disparaitraient. Mais je grandissais, rien n'y faisait !
Je ne savais pas vraiment ce qui m'arrivait... Puis je me suis mis à détester les robes, les jupes et les chemisiers, dentelles et volants, je n'en voulais pas , je n'en rêvais plus, je voulais des vêtements difformes, sans vraiment de formes qui puissent cacher mes formes, m'envelopper et me protéger.
Me protéger de mon regard et de tous les regards !
Je voulais oublier qu'elles étaient là, les noyer sous le tissus..
Plus de paillettes ni de bijoux, de rimmel et de rouge... De ces pantalons uniformes qui finalement ne montrent pas, ne dévoilent pas, je me suis mise à détester tout ça, tout ce qui faisait fille, car je n'osais pas dire femme, J'aurai voulu être un garçon, je n'osais pas dire homme, faire du vélo, sortir au cinéma, sortir tout court !
Uniforme et unisexe, ni trop, ni trop peu, pas vraiment comme, mais..
Mais voilà, je ne savais plus vraiment, j'avais pourtant un jour de colère coupé mes longs cheveux pour ne plus faire partie du monde des femmes. Femme, féminité ou cette monstruosité dégradante, rien n'y faisait...
Les années passèrent, et je ne savais pas qui j'étais, je ne le sais pas encore tout à fait, même si j'en ai une petite idée, mais venir ici m'aide un peu, du moins, je sais au moins que je suis une femme, et que j'aime ça ! Et je peux en parler, raconter tout ça, cette histoire là, d'une jeune fille folle qui n'osait plus grandir car elle ne reconnaissait pas dans le miroir la petite fille aux genoux cagneux que sa mère moquait ! ... Elle riait.."
Puis un jour, le dernier...Avec un immense sourire !
"Voilà pour vous, parce que je sais que vous saurez quoi en faire et le lirez comme il faut"
Elle me tendit alors un petit paquets précieusement emballé
"Vous l'ouvrirez chez vous, plus tard" me dit elle encore, en souriant
"Ca vous plaira.".
Nous ne nous revîmes plus L. m'envoya plusieurs cartes postales de ses voyages, pour me dire qu'elle allait bien.
J'ouvris le petit paquet qu'elle m'avait offert, un livre de Simone de Beauvoir, Le livre
Et un petit mot en souvenir de nos rencontres," On ne nait pas femme on le devient", j'avais oublié mais vous m'avez aidé à m'en souvenir, soyez en remerciée "
A L... Que vous soyez remerciée Madame !
Une histoire de femmes, il y a très longtemps maintenant... C'est pourquoi je la livre aujourd'hui..
L'histoire de L... Elle !
"Petite j'aimais bien tout ce qui brillait, les bijoux, les dentelles, les volants, les couleurs, tout ce qui "était de mauvais goût" disait ma mère qui elle, n'arborait que des tailleurs gris perle, gorge de pigeon et plein d'autres noms ce couleurs improbables encore
Moi, je ne rêvais que de rose, de jaune, d'orange, de bleus et violets couleurs de créatures renchérissait elle encore !
Créature, ce mot me faisait rêver, j'imaginais les superbes actrices hollywoodiennes, blondes platines ou rousses incendiaires, ces femmes magnifiques aux robes féériques !
Je me rêvais un peu ainsi, voyante, outrancière et tapageuse, à l'inverse de cette mère transparente ou presque qui faisait tout pour qu'on ne la remarque pas, ou pas trop, une belle femme est celle qu'on ne voit pas !
J'imaginais alors comment elle pouvait être belle si personne ne la voyait ?
Pour être belle, je pensais qu' il fallait se montrer, montrer sa beauté quitte à tricher un peu, alors je passais des heures et des heures devant la glace essayant de trouver à ce corps malingre quelque chose de beau !
Je scrutais le miroir à la recherche de ce qui allait faire de moi une créature de rêve !
J'avais beau chercher, dans le genre c'était plutôt raté...
J'étais plutôt ratée, d'ailleurs ma mère, ne manquait pas de désigner mes jambes et mes genoux qui n'étaient guère harmonieux, heureusement que la jupe les cacheront disait-elle soulagée, les genoux, c'est comme les pieds on ne les montre pas, le comble de l'indécence, juste bon pour les créatures !Encore ces créatures !
C'était décidé quand je serai grande je serai moi aussi une de ces créatures qui montrent leur jambes et leur genoux, qui mettent du rouge sur les ongles de leurs pieds et de leurs mains
Du rimmel sur les cils, et du rouge à lèvres, le comble de l'élégance !
Je me rêvais, j'en rêvais.
Puis, j'ai grandi, mon corps à changé, alors je en sais plus pourquoi je me suis mise à détester ce corps qui de malingre devenait difforme, difforme de formes que je ne connaissais pas, des formes qui me gênaient, me dérangeaient.
Pourtant en y regardant bien, les créatures que détestaient ma mère avaient elles aussi des formes, qu'elles mettaient en valeur dans des décolletés plongeants, des jupes moulantes et colorées...
Mais moi, je n'osais pas, je regardais ce corps, mal fait, et je n'imaginais pas ça. Non, cela ne m'irait pas. Puis je regardais ma mère, dans ses tailleurs bien coupés qui ne montraient rien, et je me disais que peut-être, elle avait raison, ne pas voir, ignorer ces formes là, ses formes et les cacher, ne pas les montrer car c'est laid, indécent, pas convenable !
Il fallait alors gommer, ne pas manger, peut-être qu'elles disparaitraient. Mais je grandissais, rien n'y faisait !
Je ne savais pas vraiment ce qui m'arrivait... Puis je me suis mis à détester les robes, les jupes et les chemisiers, dentelles et volants, je n'en voulais pas , je n'en rêvais plus, je voulais des vêtements difformes, sans vraiment de formes qui puissent cacher mes formes, m'envelopper et me protéger.
Me protéger de mon regard et de tous les regards !
Je voulais oublier qu'elles étaient là, les noyer sous le tissus..
Plus de paillettes ni de bijoux, de rimmel et de rouge... De ces pantalons uniformes qui finalement ne montrent pas, ne dévoilent pas, je me suis mise à détester tout ça, tout ce qui faisait fille, car je n'osais pas dire femme, J'aurai voulu être un garçon, je n'osais pas dire homme, faire du vélo, sortir au cinéma, sortir tout court !
Uniforme et unisexe, ni trop, ni trop peu, pas vraiment comme, mais..
Mais voilà, je ne savais plus vraiment, j'avais pourtant un jour de colère coupé mes longs cheveux pour ne plus faire partie du monde des femmes. Femme, féminité ou cette monstruosité dégradante, rien n'y faisait...
Les années passèrent, et je ne savais pas qui j'étais, je ne le sais pas encore tout à fait, même si j'en ai une petite idée, mais venir ici m'aide un peu, du moins, je sais au moins que je suis une femme, et que j'aime ça ! Et je peux en parler, raconter tout ça, cette histoire là, d'une jeune fille folle qui n'osait plus grandir car elle ne reconnaissait pas dans le miroir la petite fille aux genoux cagneux que sa mère moquait ! ... Elle riait.."
Puis un jour, le dernier...Avec un immense sourire !
"Voilà pour vous, parce que je sais que vous saurez quoi en faire et le lirez comme il faut"
Elle me tendit alors un petit paquets précieusement emballé
"Vous l'ouvrirez chez vous, plus tard" me dit elle encore, en souriant
"Ca vous plaira.".
Nous ne nous revîmes plus L. m'envoya plusieurs cartes postales de ses voyages, pour me dire qu'elle allait bien.
J'ouvris le petit paquet qu'elle m'avait offert, un livre de Simone de Beauvoir, Le livre
Et un petit mot en souvenir de nos rencontres," On ne nait pas femme on le devient", j'avais oublié mais vous m'avez aidé à m'en souvenir, soyez en remerciée "
A L... Que vous soyez remerciée Madame !
samedi 26 mai 2012
dimanche 20 mai 2012
"Le Secret" et les mots
Le secret
"Aujourd'hui, je l'écrirai autrement"
Ces quelques mots au sujet de l'article publié dans ce blog à propos du livre "le secret"
Je n'avais pas vu le film... Aujourd'hui, je l'écrirai autrement ce billet, mais comment ?
Me reste l'image du père, celui de l'auteur, assis sur son banc pleurant la mort de son chien, abattu et perdu..
Cette image là peut-être pour comprendre que ce livre n'est pas celui du fils, mais le livre du Père.
Et les images de mon père me revenir en mémoire
Mon père seul, assis des journées entières sur son banc, muré dans le silence !
Un silence choisi, voulu, un acte posé et un refus. Une revanche sur le temps peut-être où il avait du vivre, bouger, parler. Comme si enfin il pouvait se reposer, ne plus faire semblant. Enfin...Il ne voulait plus de l'autre. En était fatigué.
Un refus, le sien, celui de ne plus partager quoi que ce soit avec une humanité qui s'était montré si in humaine. Pour lui, l'homme était sorti de l'humanité,là, à ce moment là, elle était retournée à l'état sauvage, animal.
Il les préféraient aux hommes ! les disaient meilleurs, car ils ne tuaient pas pour le plaisir de la mise à mort...
Mon père, l'homme qui enterrait ses chiens, ses chats, leur offrait une sépulture. Car pour lui l'humanité c'était ça, une revanche aussi ! Celle de ceux à qui les monstres ont tout pris et les ont gommés de l'histoire de la terre, les en ont rayés, les ont anéantis..
Cette Histoire le hantait, mais il n'en parlait pas, les fantômes pourtant rodaient sans cesse, mais il n'en parlait pas, jamais ! Il y avait comme dans l'histoire un secret. Un ? non plusieurs sans doute, et d'autres encore qui ne sont et ne seront jamais décryptés. Il faut en convenir, et en déconvenir !
Terrible et terrifiant secret dont on veut nous protéger, sûrement pour notre bien et nous préserver de la folie et de l'impensé, de l'impensable.
Et nous priver sans vraiment le savoir peut être de ce qui fait notre essence et notre identité.
Curieuse histoire que la nôtre !
Rien, il ne disait plus rien, regardait parfois dans le vide, celui du gouffre d'où il n'était jamais vraiment sorti... Comment avait-il pu survivre à tout ça, pour vivre ?
Je ne sais pas, il ne me l'a pas dit, ne l'a pas dit... Ne pouvait sûrement pas le dire, cherchait-il lui aussi à oublier ?
Sur son banc, fatigué et las, il pouvait enfin se taire...
Je revois cet homme muré dans sa souffrance, dans sa douleur qu'il n'a jamais pu partager. Il m'a fallu du temps pour comprendre ces phrases sybillines à teneur d'oracle, en déchiffrer le sens, accueillir ses colères. Je ne sais si mon père m'aimait, s'il pouvait encore aimer ? Je ne sais ? Le savait-il ?
De ça non plus nous n'avons pas parlé, jamais, si nous parlions beaucoup, ce n'était pas de l'essentiel, une parole peut-être pour éviter la vérité, un discours pour masquer le verbe...
Alors oui, j'écrirai peut-être autrement, différemment ce que j'ai vu, qui n'est pas ce que j'ai lu, qui est autrement. J'aurai une autre lecture du film, ce livre montré à voir.
Le pouvoir de l'image et le pouvoir des mots.... L'un et l'autre, car l'autre est l'un !
http://psychanalyseaujourdhui.blogspot.fr/2008/01/le-secret.html
"Aujourd'hui, je l'écrirai autrement"
Ces quelques mots au sujet de l'article publié dans ce blog à propos du livre "le secret"
Je n'avais pas vu le film... Aujourd'hui, je l'écrirai autrement ce billet, mais comment ?
Me reste l'image du père, celui de l'auteur, assis sur son banc pleurant la mort de son chien, abattu et perdu..
Cette image là peut-être pour comprendre que ce livre n'est pas celui du fils, mais le livre du Père.
Et les images de mon père me revenir en mémoire
Mon père seul, assis des journées entières sur son banc, muré dans le silence !
Un silence choisi, voulu, un acte posé et un refus. Une revanche sur le temps peut-être où il avait du vivre, bouger, parler. Comme si enfin il pouvait se reposer, ne plus faire semblant. Enfin...Il ne voulait plus de l'autre. En était fatigué.
Un refus, le sien, celui de ne plus partager quoi que ce soit avec une humanité qui s'était montré si in humaine. Pour lui, l'homme était sorti de l'humanité,là, à ce moment là, elle était retournée à l'état sauvage, animal.
Il les préféraient aux hommes ! les disaient meilleurs, car ils ne tuaient pas pour le plaisir de la mise à mort...
Mon père, l'homme qui enterrait ses chiens, ses chats, leur offrait une sépulture. Car pour lui l'humanité c'était ça, une revanche aussi ! Celle de ceux à qui les monstres ont tout pris et les ont gommés de l'histoire de la terre, les en ont rayés, les ont anéantis..
Cette Histoire le hantait, mais il n'en parlait pas, les fantômes pourtant rodaient sans cesse, mais il n'en parlait pas, jamais ! Il y avait comme dans l'histoire un secret. Un ? non plusieurs sans doute, et d'autres encore qui ne sont et ne seront jamais décryptés. Il faut en convenir, et en déconvenir !
Terrible et terrifiant secret dont on veut nous protéger, sûrement pour notre bien et nous préserver de la folie et de l'impensé, de l'impensable.
Et nous priver sans vraiment le savoir peut être de ce qui fait notre essence et notre identité.
Curieuse histoire que la nôtre !
Rien, il ne disait plus rien, regardait parfois dans le vide, celui du gouffre d'où il n'était jamais vraiment sorti... Comment avait-il pu survivre à tout ça, pour vivre ?
Je ne sais pas, il ne me l'a pas dit, ne l'a pas dit... Ne pouvait sûrement pas le dire, cherchait-il lui aussi à oublier ?
Sur son banc, fatigué et las, il pouvait enfin se taire...
Je revois cet homme muré dans sa souffrance, dans sa douleur qu'il n'a jamais pu partager. Il m'a fallu du temps pour comprendre ces phrases sybillines à teneur d'oracle, en déchiffrer le sens, accueillir ses colères. Je ne sais si mon père m'aimait, s'il pouvait encore aimer ? Je ne sais ? Le savait-il ?
De ça non plus nous n'avons pas parlé, jamais, si nous parlions beaucoup, ce n'était pas de l'essentiel, une parole peut-être pour éviter la vérité, un discours pour masquer le verbe...
Alors oui, j'écrirai peut-être autrement, différemment ce que j'ai vu, qui n'est pas ce que j'ai lu, qui est autrement. J'aurai une autre lecture du film, ce livre montré à voir.
Le pouvoir de l'image et le pouvoir des mots.... L'un et l'autre, car l'autre est l'un !
http://psychanalyseaujourdhui.blogspot.fr/2008/01/le-secret.html
mardi 15 mai 2012
Bonjour
Bonjour !
Un des mots les plus courants, machinal, presque automatique.
Bon Jour, que cette journée qui commence soit bonne, belle, agréable à vous, que vous passiez un bon moment !
Je vous le souhaite, je l'espère pour vous..
J'ai consacré un chapitre entier à ce tout petit mot dans "J'aime ma vie" le retour que m'en ont fait mes lecteurs m'a confortée et m'incite à en parler ici tant c'est essentiel.
Automatique, disais-je ? Pas tant que ça.
Regardez et surtout écoutez autour de vous, et vous constaterez que ça ne va pas de soi.
L'exemple le plus frappant et le plus choquant se passe sur les réseaux sociaux, ou sauf pour quelques uns les règles de la politesse la plus élémentaire semblent ne plus avoir cours!
Imaginez vous rentrer dans un groupe comme ça, sans saluer qui que ce soit et vous mèler à la conversation, à laquelle la plupart du temps vous n'êtes pas conviés. Entrer sans frapper, sans saluer, sans..
On s'autorise par soi même. On fait "l'incrust" disent les ados dans un langage imagé qui pourtant a toute la force de la réalté Mais participer, se joindre à ne peut se faire n'importe comment !
Quid sinon du respect ? Du respect de l'autre, du groupe ? De ceux qui sont là, étaient arrivés avant, ont entamé la discussion. Lorsqu'on souhaite entrer dans un endroit encore faut-il être invité ou en demander la permission, attendre le sésame": entrez
Puis saluer l'assemblée
Elèmentaire ? Oui.
Compliqué ? Non
Pourtant !
Il y a cependant des règles de politesse, de bienséance sur internet comme dans la vie de tout les jours, d'ailleurs le net en fait partie et nous dispense pas de dire bonjour, au revoir, merci.
C'est toujours un plaisir de lire des messages de bienvenue sur les réseaux sociaux ! De lire des propos agréables, des échanges sympathiques et cordiaux, même si les avis sont différents, je dirai même surtout, car ce sont justement ces avis, ces opinions qui ne sont pas les nôtres qui participent au débat. Echanger des propos vivifiants ne veut pas dire être insultants, méprisants, hargneux et méchants.
Mais ces propos là sont si faciles quand ils sont lâchés par ceux qui ignorent tout de la tolérance, de la singularité de l'autre, qui fâchisent leur pensée derrière le masque rassurant d'un pseudo !
Humilier et insulter les autres, mépriser les autres...! Rassurant peut-être aussi, de se dire qu'ainsi on a raison. Alors quand il en est simplement de dire bonjour !
Car nous n'y sommes pas seuls, nous partageons là aussi, nous créons et participons au lien social. Il est essentiel de ne pas l'oublier. Donc saluer les autres, ceux qui nous lisent, est faire preuve non seulement de civilité, mais aussi et surtout de respect.
Respect ! Reconnaitre par là l'autre et son existence, reconnaitre son altérité et sa singularité. Les réseaux sociaux n'en sont pas exempt...
Ainsi même s'ils nous obligent à repenser le lien social et nos échanges avec autrui ils ne peuvent nous priver de ce qui nous a fait ad venir à l'humanité.
Un des mots les plus courants, machinal, presque automatique.
Bon Jour, que cette journée qui commence soit bonne, belle, agréable à vous, que vous passiez un bon moment !
Je vous le souhaite, je l'espère pour vous..
J'ai consacré un chapitre entier à ce tout petit mot dans "J'aime ma vie" le retour que m'en ont fait mes lecteurs m'a confortée et m'incite à en parler ici tant c'est essentiel.
Automatique, disais-je ? Pas tant que ça.
Regardez et surtout écoutez autour de vous, et vous constaterez que ça ne va pas de soi.
L'exemple le plus frappant et le plus choquant se passe sur les réseaux sociaux, ou sauf pour quelques uns les règles de la politesse la plus élémentaire semblent ne plus avoir cours!
Imaginez vous rentrer dans un groupe comme ça, sans saluer qui que ce soit et vous mèler à la conversation, à laquelle la plupart du temps vous n'êtes pas conviés. Entrer sans frapper, sans saluer, sans..
On s'autorise par soi même. On fait "l'incrust" disent les ados dans un langage imagé qui pourtant a toute la force de la réalté Mais participer, se joindre à ne peut se faire n'importe comment !
Quid sinon du respect ? Du respect de l'autre, du groupe ? De ceux qui sont là, étaient arrivés avant, ont entamé la discussion. Lorsqu'on souhaite entrer dans un endroit encore faut-il être invité ou en demander la permission, attendre le sésame": entrez
Puis saluer l'assemblée
Elèmentaire ? Oui.
Compliqué ? Non
Pourtant !
Il y a cependant des règles de politesse, de bienséance sur internet comme dans la vie de tout les jours, d'ailleurs le net en fait partie et nous dispense pas de dire bonjour, au revoir, merci.
C'est toujours un plaisir de lire des messages de bienvenue sur les réseaux sociaux ! De lire des propos agréables, des échanges sympathiques et cordiaux, même si les avis sont différents, je dirai même surtout, car ce sont justement ces avis, ces opinions qui ne sont pas les nôtres qui participent au débat. Echanger des propos vivifiants ne veut pas dire être insultants, méprisants, hargneux et méchants.
Mais ces propos là sont si faciles quand ils sont lâchés par ceux qui ignorent tout de la tolérance, de la singularité de l'autre, qui fâchisent leur pensée derrière le masque rassurant d'un pseudo !
Humilier et insulter les autres, mépriser les autres...! Rassurant peut-être aussi, de se dire qu'ainsi on a raison. Alors quand il en est simplement de dire bonjour !
Car nous n'y sommes pas seuls, nous partageons là aussi, nous créons et participons au lien social. Il est essentiel de ne pas l'oublier. Donc saluer les autres, ceux qui nous lisent, est faire preuve non seulement de civilité, mais aussi et surtout de respect.
Respect ! Reconnaitre par là l'autre et son existence, reconnaitre son altérité et sa singularité. Les réseaux sociaux n'en sont pas exempt...
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Nota bene
Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
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Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.