L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
mardi 8 septembre 2009
Entre tien
mercredi 2 septembre 2009
La dialectique perverse
Nous y avons à faire souvent, bien souvent, tellement souvent qu'on ne la reconnait pas.
Elle avance masquée, cruellement déguisée sous des aspects, doucereux, liquoreux.
Et nous ne nous méfions pas
Dialectique perverse !
On ne s'en méfie pas, justement parce qu'elle ne saute pas aux yeux, tout de suite. Pourtant le malaise est là, on le sent arriver, s'installer...Mais ?
On se dit alors que quelque chose ne va pas, que ça coince quelque part...On ne comprend pas.
Mal aise, mal être, il remplit envahit l'être...
L'autre et soi, soi et l'autre. Un dialogue, une relation, un lien ? Ou non ?
Absence ? Vide ?
Une réciprocité, cependant....
L'un ne se sent pas bien vis à vis de l'autre, il sent que l'autre ne "joue pas vraiment le jeu" ou le joue un peu trop au contraire.
L'un sent que l'autre est trop, fait en trop...
Comme si.
Une sorte de dialogue que personne ne comprend vraiment, ou feint de ne pas comprendre pour ne pas perdre la face : "Je te hais, mais tu ne le sais pas, ne veux pas vraiment le savoir, le montrer, alors tu préfères penser que je t'aime, et tu m'aimes alors en retour parce que tu n'as ni le courage, ni la force de me haïr".....
Amour versus haine. Haine versus amour
L'un est l'autre, l'un et l'autre, encore une fois, indissociables, intimes, liés, reliés,
Faut-il que l'aime haîsse d'amour l'idée de haïr l'autre pour que cette dialectique puisse se mettre en place
Une sorte de mise en scène. Un pas de deux, sans vraiment de rencontre, un décalage.
Tu es là, quand je n'y suis pas, mais j'aurai pu y être, et tu le savais, tu es arrivé un peu en avance ou en retard, pour être sûr que la rencontre n'ait pas lieu, vraiment lieu.
L'amour de la haine...Pas de faire mal, de faire, ni bien ni mal, justement, mots dénués de sens, vidés de substance
Curieuse rencontre, singulière histoire que celle de ceux là... Qui se rencontrent pour ne pas se rencontrer vraiment.
Une rencontre percutante, pourtant, qui heurte, sans prévenir,
La rencontre....
Une rencontre abusée d'êtres qui s'abusent. Etres ? L'un est, l'autre pas
L'un y est, l'autre pas
Perverse...? Pervers ?
Tout en finesse, en dentelle presque, la rencontre perverse a de multiples visage, facettes, elle emprunte divers masques qu'elle change au gré de l'humeur
L'un ustensilise l'autre. Instrument.. Sujet / Objet. Il convient de désujétiser l'autre, d'en faire un outil, un objet. Désingularisation.
Hannah Arrendt a bien expliqué ce mécanisme lors du procès de Nuremberg. Il reste vrai, définitivement vrai.
Il convient donc de réduire l'autre non à néant, mais pire : au rang d'objet, à le "chosifier" comme elle dit, il est plus facile ensuite de faire de, faire avec
Retirer toute humanité dégage de toute responsabilité.
C'est une possibilité...
Cela peut expliquer, cela permet...
Permet de se justifier, de s'autoriser aussi de soi même, à faire ça. A moins de ne pas différencier ce qui est de ce qui n'est pas, ce qui se fait de ce qui ne se fait pas. Mais nous rentrons ici, dans une autre forme de dialectique.
Il sagit encore une fois d'une relation triangulaire, l'un et l'autre et le quelque chose entre les deux qui coince, qui ne passe pas bien. Qui fait que justement la rencontre ne soit pas si simple, que la simple ligne droite de la communication bifurque vers une dimension trigonale, qui pose la complexité, et le questionnement
Questionnement pervers s'il en soit.
Relation perverse qu'il en soit. Qu'il en fasse, à ne pas savoir qu'enfer !
Elle avance masquée, cruellement déguisée sous des aspects, doucereux, liquoreux.
Et nous ne nous méfions pas
Dialectique perverse !
On ne s'en méfie pas, justement parce qu'elle ne saute pas aux yeux, tout de suite. Pourtant le malaise est là, on le sent arriver, s'installer...Mais ?
On se dit alors que quelque chose ne va pas, que ça coince quelque part...On ne comprend pas.
Mal aise, mal être, il remplit envahit l'être...
L'autre et soi, soi et l'autre. Un dialogue, une relation, un lien ? Ou non ?
Absence ? Vide ?
Une réciprocité, cependant....
L'un ne se sent pas bien vis à vis de l'autre, il sent que l'autre ne "joue pas vraiment le jeu" ou le joue un peu trop au contraire.
L'un sent que l'autre est trop, fait en trop...
Comme si.
Une sorte de dialogue que personne ne comprend vraiment, ou feint de ne pas comprendre pour ne pas perdre la face : "Je te hais, mais tu ne le sais pas, ne veux pas vraiment le savoir, le montrer, alors tu préfères penser que je t'aime, et tu m'aimes alors en retour parce que tu n'as ni le courage, ni la force de me haïr".....
Amour versus haine. Haine versus amour
L'un est l'autre, l'un et l'autre, encore une fois, indissociables, intimes, liés, reliés,
Faut-il que l'aime haîsse d'amour l'idée de haïr l'autre pour que cette dialectique puisse se mettre en place
Une sorte de mise en scène. Un pas de deux, sans vraiment de rencontre, un décalage.
Tu es là, quand je n'y suis pas, mais j'aurai pu y être, et tu le savais, tu es arrivé un peu en avance ou en retard, pour être sûr que la rencontre n'ait pas lieu, vraiment lieu.
L'amour de la haine...Pas de faire mal, de faire, ni bien ni mal, justement, mots dénués de sens, vidés de substance
Curieuse rencontre, singulière histoire que celle de ceux là... Qui se rencontrent pour ne pas se rencontrer vraiment.
Une rencontre percutante, pourtant, qui heurte, sans prévenir,
La rencontre....
Une rencontre abusée d'êtres qui s'abusent. Etres ? L'un est, l'autre pas
L'un y est, l'autre pas
Perverse...? Pervers ?
Tout en finesse, en dentelle presque, la rencontre perverse a de multiples visage, facettes, elle emprunte divers masques qu'elle change au gré de l'humeur
L'un ustensilise l'autre. Instrument.. Sujet / Objet. Il convient de désujétiser l'autre, d'en faire un outil, un objet. Désingularisation.
Hannah Arrendt a bien expliqué ce mécanisme lors du procès de Nuremberg. Il reste vrai, définitivement vrai.
Il convient donc de réduire l'autre non à néant, mais pire : au rang d'objet, à le "chosifier" comme elle dit, il est plus facile ensuite de faire de, faire avec
Retirer toute humanité dégage de toute responsabilité.
C'est une possibilité...
Cela peut expliquer, cela permet...
Permet de se justifier, de s'autoriser aussi de soi même, à faire ça. A moins de ne pas différencier ce qui est de ce qui n'est pas, ce qui se fait de ce qui ne se fait pas. Mais nous rentrons ici, dans une autre forme de dialectique.
Il sagit encore une fois d'une relation triangulaire, l'un et l'autre et le quelque chose entre les deux qui coince, qui ne passe pas bien. Qui fait que justement la rencontre ne soit pas si simple, que la simple ligne droite de la communication bifurque vers une dimension trigonale, qui pose la complexité, et le questionnement
Questionnement pervers s'il en soit.
Relation perverse qu'il en soit. Qu'il en fasse, à ne pas savoir qu'enfer !
mardi 1 septembre 2009
Fin
Il n'est pas vraiment vieux, mais semble,comme on dit avoir fait son temps
Il avance, d'un pas pas vraiment alerte, mais il monte, il grimpe sur la colline...
Il s'arrête. Pas vraiment fatigué, mais lassé peut-être
Il ne bouge plus, ne regarde même pas le paysage autour de lui
Il ne s'interresse pas.
Il s'asseoit.
Il regarde, rien, pas grand chose.
Il regarde, lui, à l'intérieur de lui
Pas vraiment fatigué, lassé peut-être, de lui, des autres, de l'autre, du reste...
N'a plus envie de bouger, de se relever, de monter, de grimper, d'escalader
La colline ne l'interresse pas, ne l'a vraiment jamais interressé
Il s'est interressé, un temps, son temps, un peu pour faire comme tout le monde, mais au fond ?
Au fond quoi...
Alors il se demande sans trop de conviction ce qu'il fait là ?
Seul, planté, là au beau milieu d'une colline, au beau milieu de nulle part
Il en rirait bien, mais même de ça, il n'en n'a pas envie, plus envie
L'envie...
Et si justement c'était ça, l'envie.
L'en vie ?
L'envie de ne plus vouloir, de ne plus avoir d'envie
Il soupire
Il se dit que d'autres diraient qu'il déprime, qu'il n'a pas le moral, qu'il ne va pas bien...
Il sourit
Il ne s'est jamais senti aussi bien.
Et pourtant, il a fait son temps, même s'il n'est pas vieux, pas si vieux.
Mais il trouve qu'il a fait son temps, et qu'il est temps.
Il se demande alors ce qu'il reste, ce qui lui reste
Comme temps,
Encore.
Le temps qu'il reste, qui lui reste
Pour arriver au bout, à la fin, à l'ulitme, au soulagement, à la vrai fin, à sa fin
La fin, l'ultime attente, car, il lui semble qu'il n'en a pas d'autre, qu'il n'en n'a jamais eu d'autres, penser le contraire est mensonge et pire : illusion.
Illusion, il aurait vécu alors tout ce temps dans l'illusion
Mais l'illusion de quoi ? De rien, puisqu'il n'y a rien, et qu'il n'y aura jamais rien,
De passage.... Il est de passage, ici, un bref moment, qui pourtant lui semble bien long
Il n'a nulle envie de regarder en arrière, de faire le compte ou le décompte de ce conte à l'envers; Il n'a nulle envie de tricoter encore, de ramailler, de ravauder ou de détricoter quoi que ce soit
Il se dit alors, que peut-être bien il est fatigué
Fatigué de tout ça, de l'illusion
Il ne lui reste alors qu'une chose à faire, une et seulement une seule
Attendre
L'attente !
Il espère seulement que cette attente ne sera pas trop longue !
Il avance, d'un pas pas vraiment alerte, mais il monte, il grimpe sur la colline...
Il s'arrête. Pas vraiment fatigué, mais lassé peut-être
Il ne bouge plus, ne regarde même pas le paysage autour de lui
Il ne s'interresse pas.
Il s'asseoit.
Il regarde, rien, pas grand chose.
Il regarde, lui, à l'intérieur de lui
Pas vraiment fatigué, lassé peut-être, de lui, des autres, de l'autre, du reste...
N'a plus envie de bouger, de se relever, de monter, de grimper, d'escalader
La colline ne l'interresse pas, ne l'a vraiment jamais interressé
Il s'est interressé, un temps, son temps, un peu pour faire comme tout le monde, mais au fond ?
Au fond quoi...
Alors il se demande sans trop de conviction ce qu'il fait là ?
Seul, planté, là au beau milieu d'une colline, au beau milieu de nulle part
Il en rirait bien, mais même de ça, il n'en n'a pas envie, plus envie
L'envie...
Et si justement c'était ça, l'envie.
L'en vie ?
L'envie de ne plus vouloir, de ne plus avoir d'envie
Il soupire
Il se dit que d'autres diraient qu'il déprime, qu'il n'a pas le moral, qu'il ne va pas bien...
Il sourit
Il ne s'est jamais senti aussi bien.
Et pourtant, il a fait son temps, même s'il n'est pas vieux, pas si vieux.
Mais il trouve qu'il a fait son temps, et qu'il est temps.
Il se demande alors ce qu'il reste, ce qui lui reste
Comme temps,
Encore.
Le temps qu'il reste, qui lui reste
Pour arriver au bout, à la fin, à l'ulitme, au soulagement, à la vrai fin, à sa fin
La fin, l'ultime attente, car, il lui semble qu'il n'en a pas d'autre, qu'il n'en n'a jamais eu d'autres, penser le contraire est mensonge et pire : illusion.
Illusion, il aurait vécu alors tout ce temps dans l'illusion
Mais l'illusion de quoi ? De rien, puisqu'il n'y a rien, et qu'il n'y aura jamais rien,
De passage.... Il est de passage, ici, un bref moment, qui pourtant lui semble bien long
Il n'a nulle envie de regarder en arrière, de faire le compte ou le décompte de ce conte à l'envers; Il n'a nulle envie de tricoter encore, de ramailler, de ravauder ou de détricoter quoi que ce soit
Il se dit alors, que peut-être bien il est fatigué
Fatigué de tout ça, de l'illusion
Il ne lui reste alors qu'une chose à faire, une et seulement une seule
Attendre
L'attente !
Il espère seulement que cette attente ne sera pas trop longue !
dimanche 30 août 2009
Equilibrium
Alors que j'écris et travaille plus spécifiquement sur les émotions, mon fils insiste pour que nous regardions "en famille" un film qu'il a récemment découvert et qui "si maman, je t'assure, il faut que tu le regardes, ça va t'interresser, et nous en parlerons après"
Rendez vous pris pour ce samedi soir....
Equilibrium... Science fiction, thriller...
Nous voici d'emblée en 2070 après l'ultime ravage de la X° guerre mondiale....
Des ruines et une voix off, qui nous explique qu'à présent, la paix est revenue, la guerre n'existe plus grâce à un Sauveur et une découverte qui procure le bonheur...
Nous arrivons en même temps que le héros à Libria, cité futuriste où règne ce bonheur...
A Libria, les émotions n'existent pas, n'existent plus. Plus personne ne ressent rien, plus rien, grâce à l'absorbtion multi quotidienne du fameux "miracle" le Prozium (....!!!)
Ca me rappelle curieusement un livre que mon fils m'a fait lire il y a quelques temps, "le Passeur"...
L'homme serait-il tant fasciné par les émotions et surtout par ce qu'elles génèrent.
Le postulat du film est clair, elles sont la source unique de conflits, de guerre, de chaos. Les supprimer éradiquent alors toutes formes de violence.
Ainsi, Libria, la cité où les citoyens ont acceptés de vivre ainsi, contrôlés par cette pilule du bonheur. Au dedans. Une sorte de cocon, curieux, étrange, aseptisé, où règne Père, sorte de Gourou, Sauveur, qui ne se montre pas, mais qui est. Craint, Ecouté....Le Père terrifiant.
Les "" parlent en son nom : "Père a dit, Père veut, Père exige.... ". Le bien de chacun.
Puis le reste, le dehors. Les autres, ceux qui ne sont pas dedans, ceux qui sont ailleurs que dans ce cocon. Ailleurs.
Hors de la cité, hors les murs...
"Les Enfers" où se terrent ceux qui ne veulent pas de cette vie là, qui ne prennent pas le prozium, qui vivent et ressentent, qui collectionnent les vestiges du passé, humbles morceaux de partition, livres, miroir, parfum, tissus, tout ce qui procure quelque chose, qui affecte, qui fait vibrer. Qui donne de l'émotion, des émotions, qui en appellent aux sens...
Ce sont les "méchants", ceux dont il faut se débarrasser, ceux qui représentent le danger, car ils remettent en cause l'ordre établi. Les Résistants.
Pour cela une police, ultra violente, dans ce monde sans violence qui fait respecter une loi arbitraire, qui intervient lorsqu'ils constatent une infraction, la non prise de drogue. Le prozium.
Monde transparent, où rien ne peut échapper à personne, à rien, où tout est sous contrôle, contrôlé, où tout le monde se contrôle, se dénonce. En bon citoyen... Citoyen de l'ordre.
Le délit d'émotion. Il est puni par la peine de mort. L'incinération après un procès sommaire.
Et l'histoire se déroule
L'histoire d'une rencontre, d'un désir de rencontre, d'un désir de Vie, d'En Vie...
Si ce film présente des scènes violentes, il n'en n'est pas moins didactique et propice à la réflexion, à l'interrogation.
Il ouvre la voie à de multiples pistes, de nombreuses lectures, pas si différentes les unes des autres, des interrogations terrifiantes aussi.
Fantasme de l'homme que de vouloir un avenir, un futur sans violence. Désir ?
Un prix à payer. Une frustration, un rien sans rien, il faut donner pour... Il faut se priver pour. Mais justement pour quoi ?
Castration.
Les cinq sens, qui font ce que nous sommes ?
Et cette notion de l'ordre, de contrôle, de perfection, de similitude ?
Un monde parfait ? Equilibré ? Equilibrium...
Une violence pour endiguer une autre forme de violence. Oui, les émotions, nous le savons peuvent déclencher des réactions violentes, elles sont l'essence de l'humanité.
Un monde sans violence est-il alors possible ? Et à quel prix ? Quel prix l'homme doit-il payer pour vivre sous l'emprise de la non emprise ?
Peut-on promettre un avenir, un futur inodore, incolore, sans saveur ?
Rêve ? Désir ? Fantasme ?
Volonté de par faire ? Parfaire pour le parfait ?
Encore une fois la perfection ne peut-être une fin en soi, sa définition ne peut qu'être singulière. Nul ne peut imposer sa représentation de la perfection, sa conception de la perception à autrui, à l'autre, aux autres. En faire un Autre !
Enfer ?
Merci Sacha de nous avoir mentionné ce film qui nous a permis de réfléchir aussi en famille merci à toi pour ta pertinence, tes remarques sensibles et intelligentes...Bonne route sur ta quête de la sagesse et de la compréhension...
Rendez vous pris pour ce samedi soir....
Equilibrium... Science fiction, thriller...
Nous voici d'emblée en 2070 après l'ultime ravage de la X° guerre mondiale....
Des ruines et une voix off, qui nous explique qu'à présent, la paix est revenue, la guerre n'existe plus grâce à un Sauveur et une découverte qui procure le bonheur...
Nous arrivons en même temps que le héros à Libria, cité futuriste où règne ce bonheur...
A Libria, les émotions n'existent pas, n'existent plus. Plus personne ne ressent rien, plus rien, grâce à l'absorbtion multi quotidienne du fameux "miracle" le Prozium (....!!!)
Ca me rappelle curieusement un livre que mon fils m'a fait lire il y a quelques temps, "le Passeur"...
L'homme serait-il tant fasciné par les émotions et surtout par ce qu'elles génèrent.
Le postulat du film est clair, elles sont la source unique de conflits, de guerre, de chaos. Les supprimer éradiquent alors toutes formes de violence.
Ainsi, Libria, la cité où les citoyens ont acceptés de vivre ainsi, contrôlés par cette pilule du bonheur. Au dedans. Une sorte de cocon, curieux, étrange, aseptisé, où règne Père, sorte de Gourou, Sauveur, qui ne se montre pas, mais qui est. Craint, Ecouté....Le Père terrifiant.
Les "" parlent en son nom : "Père a dit, Père veut, Père exige.... ". Le bien de chacun.
Puis le reste, le dehors. Les autres, ceux qui ne sont pas dedans, ceux qui sont ailleurs que dans ce cocon. Ailleurs.
Hors de la cité, hors les murs...
"Les Enfers" où se terrent ceux qui ne veulent pas de cette vie là, qui ne prennent pas le prozium, qui vivent et ressentent, qui collectionnent les vestiges du passé, humbles morceaux de partition, livres, miroir, parfum, tissus, tout ce qui procure quelque chose, qui affecte, qui fait vibrer. Qui donne de l'émotion, des émotions, qui en appellent aux sens...
Ce sont les "méchants", ceux dont il faut se débarrasser, ceux qui représentent le danger, car ils remettent en cause l'ordre établi. Les Résistants.
Pour cela une police, ultra violente, dans ce monde sans violence qui fait respecter une loi arbitraire, qui intervient lorsqu'ils constatent une infraction, la non prise de drogue. Le prozium.
Monde transparent, où rien ne peut échapper à personne, à rien, où tout est sous contrôle, contrôlé, où tout le monde se contrôle, se dénonce. En bon citoyen... Citoyen de l'ordre.
Le délit d'émotion. Il est puni par la peine de mort. L'incinération après un procès sommaire.
Et l'histoire se déroule
L'histoire d'une rencontre, d'un désir de rencontre, d'un désir de Vie, d'En Vie...
Si ce film présente des scènes violentes, il n'en n'est pas moins didactique et propice à la réflexion, à l'interrogation.
Il ouvre la voie à de multiples pistes, de nombreuses lectures, pas si différentes les unes des autres, des interrogations terrifiantes aussi.
Fantasme de l'homme que de vouloir un avenir, un futur sans violence. Désir ?
Un prix à payer. Une frustration, un rien sans rien, il faut donner pour... Il faut se priver pour. Mais justement pour quoi ?
Castration.
Les cinq sens, qui font ce que nous sommes ?
Et cette notion de l'ordre, de contrôle, de perfection, de similitude ?
Un monde parfait ? Equilibré ? Equilibrium...
Une violence pour endiguer une autre forme de violence. Oui, les émotions, nous le savons peuvent déclencher des réactions violentes, elles sont l'essence de l'humanité.
Un monde sans violence est-il alors possible ? Et à quel prix ? Quel prix l'homme doit-il payer pour vivre sous l'emprise de la non emprise ?
Peut-on promettre un avenir, un futur inodore, incolore, sans saveur ?
Rêve ? Désir ? Fantasme ?
Volonté de par faire ? Parfaire pour le parfait ?
Encore une fois la perfection ne peut-être une fin en soi, sa définition ne peut qu'être singulière. Nul ne peut imposer sa représentation de la perfection, sa conception de la perception à autrui, à l'autre, aux autres. En faire un Autre !
Enfer ?
Merci Sacha de nous avoir mentionné ce film qui nous a permis de réfléchir aussi en famille merci à toi pour ta pertinence, tes remarques sensibles et intelligentes...Bonne route sur ta quête de la sagesse et de la compréhension...
samedi 29 août 2009
Emotions
Avec un s
Parler des émotions, dire les émotions...
C'est simple mais aussi compliqué, complexe, parfois on n'y arrive pas, on ne veut pas, on n'ose pas, c'est pas facile de dire, de les dire.. Mais c'est quoi ces émotions là ?
Que met-on derrière ce mot, ces trois syllabes ?
Un peu de tout, un peu de rien aussi.
Que se cache t-il alors ?
Le sujet est un être d'émotions, fait d'émotion, rempli d'émotions, diverses, contraires, qui se bousculent, qui arrivent, qui se remplacent, qui....
Les émotions font partie de chacun, s'apprennent, se travaillent, se transmettent, se lisent, se disent, s'éprouvent..
Le chagrin, la tristesse, la joie, la peur, la stupeur,
On éprouve, c'est comme ça, on est fait de ça, de tout ça, succéssivement.
Parfois ça déborde
On déborde d'émotions, d'émotion, ou alors elles envahissent, prennent possession de l'être, tout entier, le dépasse, le dévore, il se dit "plus maitre de lui même, de ses émotions" qu'il ne contrôle plus
Ce qui suppose une prise de conscience, une sorte d'insight, qui permet de dire de mettre des mots sur le ressenti, l'éprouvé. De pouvoir dire ça, j'éprouve, je ressens ça.
Avoir des émotions n'est pas pathologique, ne pas en avoir peut-l'être, en avoir trop peut le devenir.
Encore une question de mesure, de justesse, d'équilibre. Pas aussi simple que ça non plus, car il n'est pas toujours aisé de maîtriser, quoi qu'on en dise, les émotions qui arrivent parfois aussi rapidement qu'un tsunami !
Elles font partie de nous, de notre histoire, de notre vie, elles sont là, furtives parfois, ne faisant que passer, brièvement, ou submergent...
Dévastatrices
Nous éprouvons tous quelque chose, réagissons, avons des affects, des états d'âme...Nous nous comportons en fonction de nos émotions, ou celles ci arrivent en fonction de nos comportements ?
Une sorte de cercle, qui tourne en boucle...Ou ne tourne pas, comme une sorte de disque rayé.
Les émotions sont brèves. On peut les expliquer par de multiples concepts scientifiques, dire qu'elles sont les réponses comportementales et physiologiques brèves, intenses, qu'elles réfletent le vécu du sujet, ses réactions à un événement extérieur
Qu'elles sont un phénomène psychologique et une manifestation physiologique
Elles expriment en effet ce qui se passe au plus profond de nous mêmes, ce qui se passe, ce vécu subjectif et singulier, ellestraduisent..
Ainsi elles montrent, elles permettent au sujet de montrer, de montrer, dire à l'autre, lui montrent à voir que....
Car les émotions se voient, se lisent sur le visage, sont en quelque sorte directement observables. Il est difficile de masquer, cacher ses émotions, certains signes trahissent, malgré tout...Une sorte de langage du corps, à déchiffrer...
Mais elles sont brèves, intenses, quelques secondes seulement. C'est ce qui se passent quand nous observons un tableau, écoutons une musique, lisons un poème...
Il se passe quelque chose qu'il nous est parfois difficile à dire, à traduire, mais nous le sentons, physiquement, le coeur bat plus vite, la chaleur ou le froid nous font frissonner, les larmes montent aux yeux, un sourire se dessine...Le corps vibre, est en alerte.
Le corps parle.
On les confond parfois avec les sentiments, les humeurs, qui persistent, qui elles sont là...
Mettre des mots sur les émotions, savoir les nommer, ce n'est pas aussi simple que ça...
Pourtant !
"J'ai la maladie des émotions", me dit un jour une patiente qui disait "ressentir tout, trop.."
"Hypersensible". La sensibilité ? Est-ce alors une question d'émotions ? Celles ci seraient alors propres à chacun de nous ?
Une ou des émotions singulières ?
Quid alors de l'insensibilité ? Une anesthèsie des émotions, un endormissement ?
"Je ne ressens rien, pas grand chose, je n'éprouve rien...."
Il est toujours question de senti, ressenti, éprouvé... De quelque choses qui se passe à l'intérieur, consciemment, inconsciemment, quelque chose qui monte, remonte, ou pas, et que le sujet sent, palpe presque, agréable ou désagréable, mais ce quelque chose là, fait que ça bouge, ou pas
Fait que le sujet vit, tremble, exprime, partage, ou pas...
Partage... Avec. Ou non.
Parler des émotions, dire les émotions...
C'est simple mais aussi compliqué, complexe, parfois on n'y arrive pas, on ne veut pas, on n'ose pas, c'est pas facile de dire, de les dire.. Mais c'est quoi ces émotions là ?
Que met-on derrière ce mot, ces trois syllabes ?
Un peu de tout, un peu de rien aussi.
Que se cache t-il alors ?
Le sujet est un être d'émotions, fait d'émotion, rempli d'émotions, diverses, contraires, qui se bousculent, qui arrivent, qui se remplacent, qui....
Les émotions font partie de chacun, s'apprennent, se travaillent, se transmettent, se lisent, se disent, s'éprouvent..
Le chagrin, la tristesse, la joie, la peur, la stupeur,
On éprouve, c'est comme ça, on est fait de ça, de tout ça, succéssivement.
Parfois ça déborde
On déborde d'émotions, d'émotion, ou alors elles envahissent, prennent possession de l'être, tout entier, le dépasse, le dévore, il se dit "plus maitre de lui même, de ses émotions" qu'il ne contrôle plus
Ce qui suppose une prise de conscience, une sorte d'insight, qui permet de dire de mettre des mots sur le ressenti, l'éprouvé. De pouvoir dire ça, j'éprouve, je ressens ça.
Avoir des émotions n'est pas pathologique, ne pas en avoir peut-l'être, en avoir trop peut le devenir.
Encore une question de mesure, de justesse, d'équilibre. Pas aussi simple que ça non plus, car il n'est pas toujours aisé de maîtriser, quoi qu'on en dise, les émotions qui arrivent parfois aussi rapidement qu'un tsunami !
Elles font partie de nous, de notre histoire, de notre vie, elles sont là, furtives parfois, ne faisant que passer, brièvement, ou submergent...
Dévastatrices
Nous éprouvons tous quelque chose, réagissons, avons des affects, des états d'âme...Nous nous comportons en fonction de nos émotions, ou celles ci arrivent en fonction de nos comportements ?
Une sorte de cercle, qui tourne en boucle...Ou ne tourne pas, comme une sorte de disque rayé.
Les émotions sont brèves. On peut les expliquer par de multiples concepts scientifiques, dire qu'elles sont les réponses comportementales et physiologiques brèves, intenses, qu'elles réfletent le vécu du sujet, ses réactions à un événement extérieur
Qu'elles sont un phénomène psychologique et une manifestation physiologique
Elles expriment en effet ce qui se passe au plus profond de nous mêmes, ce qui se passe, ce vécu subjectif et singulier, ellestraduisent..
Ainsi elles montrent, elles permettent au sujet de montrer, de montrer, dire à l'autre, lui montrent à voir que....
Car les émotions se voient, se lisent sur le visage, sont en quelque sorte directement observables. Il est difficile de masquer, cacher ses émotions, certains signes trahissent, malgré tout...Une sorte de langage du corps, à déchiffrer...
Mais elles sont brèves, intenses, quelques secondes seulement. C'est ce qui se passent quand nous observons un tableau, écoutons une musique, lisons un poème...
Il se passe quelque chose qu'il nous est parfois difficile à dire, à traduire, mais nous le sentons, physiquement, le coeur bat plus vite, la chaleur ou le froid nous font frissonner, les larmes montent aux yeux, un sourire se dessine...Le corps vibre, est en alerte.
Le corps parle.
On les confond parfois avec les sentiments, les humeurs, qui persistent, qui elles sont là...
Mettre des mots sur les émotions, savoir les nommer, ce n'est pas aussi simple que ça...
Pourtant !
"J'ai la maladie des émotions", me dit un jour une patiente qui disait "ressentir tout, trop.."
"Hypersensible". La sensibilité ? Est-ce alors une question d'émotions ? Celles ci seraient alors propres à chacun de nous ?
Une ou des émotions singulières ?
Quid alors de l'insensibilité ? Une anesthèsie des émotions, un endormissement ?
"Je ne ressens rien, pas grand chose, je n'éprouve rien...."
Il est toujours question de senti, ressenti, éprouvé... De quelque choses qui se passe à l'intérieur, consciemment, inconsciemment, quelque chose qui monte, remonte, ou pas, et que le sujet sent, palpe presque, agréable ou désagréable, mais ce quelque chose là, fait que ça bouge, ou pas
Fait que le sujet vit, tremble, exprime, partage, ou pas...
Partage... Avec. Ou non.
jeudi 27 août 2009
mercredi 26 août 2009
Image 2
"Trop !"
Et elle joint le geste à la parole, désignant avec mépris cette peau en trop, cette chair qui lui coûte cher, cher....
Elle aimerait bien s'en défaire, de cette chair là, cette masse qu'elle dit informe, lourde, qui la géne
Cette masse qu'elle voit dans la glace, que lui renvoit le miroir
"Rien ne me va, rien ne va"
Rien...
"Si j'avais moins....Je pourrai....Je serai..."
Moins, soustraire, ôter le trop
Une simple opération arithmètique, pour rétablir un équilibre, une soit disant norme, pour rendre presque parfait....Un corps
Car c'est bien d'un corps qu'il s'agit
D'un corps de femme
D'une femme qui ne veut pas de ce corps là,
D'une femme qui pourtant se veut une femme
Mais pas avec ce "trop", ce "plein" cette "masse", cette "chair"...
Et de gommer avec des crèmes, amincir, masser, malaxer, cette chair là, sur les cuisses, le ventre, les fesses, les hanches, et de frotter, de faire rougir, pour gommer, effacer.. Retirer
Et de mesurer l'effet de ces massages, de vérifier leur efficacité...
Et de réduire un peu l'alimentation, plus de sucres, de chocolat, de "ce qui pourrait encore nourrir tout ça"...
De boire, de l'eau, du thé, des tisanes, "pour éliminer tout ça"
Pourtant, "les autres disent que je me fais des idées... "
Des idées ?
"Je n'ose même plus essayer ces petits hauts, c'est beau, mais sur moi, ça ne ressemble plus à rien, on ne voit que mes seins, ça déborde de partout... "
On ne voit que...
Elle ne voit que...
"Tout ce qui est beau, ça devient moche sur moi... Je rends tout moche, je suis moche, tout ça c'est moche...!"
Soupirs !
Rondeurs ? Pas vraiment, des formes de femmes, ni plus ni moins
Mais elle n'en veut pas de ces formes là : "C'est trop"
"Comment vous voyez vous ?"
"Grosse énorme... " Et de désigner, et de mimer des formes qui n'existent pas, pas comme ça, pas autant....
"Vous souhaiteriez être comment ?"
"Mais sans tout ça" Et de désigner encore ces formes là, ces formes qu'elle voit di formes...
"Je ne supporte pas... Tout ça !"
"Depuis quand vous ne supportez pas tout ça ?"
Silence.....
Et elle joint le geste à la parole, désignant avec mépris cette peau en trop, cette chair qui lui coûte cher, cher....
Elle aimerait bien s'en défaire, de cette chair là, cette masse qu'elle dit informe, lourde, qui la géne
Cette masse qu'elle voit dans la glace, que lui renvoit le miroir
"Rien ne me va, rien ne va"
Rien...
"Si j'avais moins....Je pourrai....Je serai..."
Moins, soustraire, ôter le trop
Une simple opération arithmètique, pour rétablir un équilibre, une soit disant norme, pour rendre presque parfait....Un corps
Car c'est bien d'un corps qu'il s'agit
D'un corps de femme
D'une femme qui ne veut pas de ce corps là,
D'une femme qui pourtant se veut une femme
Mais pas avec ce "trop", ce "plein" cette "masse", cette "chair"...
Et de gommer avec des crèmes, amincir, masser, malaxer, cette chair là, sur les cuisses, le ventre, les fesses, les hanches, et de frotter, de faire rougir, pour gommer, effacer.. Retirer
Et de mesurer l'effet de ces massages, de vérifier leur efficacité...
Et de réduire un peu l'alimentation, plus de sucres, de chocolat, de "ce qui pourrait encore nourrir tout ça"...
De boire, de l'eau, du thé, des tisanes, "pour éliminer tout ça"
Pourtant, "les autres disent que je me fais des idées... "
Des idées ?
"Je n'ose même plus essayer ces petits hauts, c'est beau, mais sur moi, ça ne ressemble plus à rien, on ne voit que mes seins, ça déborde de partout... "
On ne voit que...
Elle ne voit que...
"Tout ce qui est beau, ça devient moche sur moi... Je rends tout moche, je suis moche, tout ça c'est moche...!"
Soupirs !
Rondeurs ? Pas vraiment, des formes de femmes, ni plus ni moins
Mais elle n'en veut pas de ces formes là : "C'est trop"
"Comment vous voyez vous ?"
"Grosse énorme... " Et de désigner, et de mimer des formes qui n'existent pas, pas comme ça, pas autant....
"Vous souhaiteriez être comment ?"
"Mais sans tout ça" Et de désigner encore ces formes là, ces formes qu'elle voit di formes...
"Je ne supporte pas... Tout ça !"
"Depuis quand vous ne supportez pas tout ça ?"
Silence.....
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Nota bene
Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.