L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
jeudi 21 août 2008
lundi 18 août 2008
Le bonheur
Vaste question que le bonheur ? Et vaste sujet de discussion pour tenter de définir cette notion.
Bonheur au singulier, un bonheur, un grand bonheur, des bonheurs, plutôts petits quand ils sont au pluriel...Comme s'ils étaient plus simples aussi, plus facile de trouver des petits bonheurs, de les éprouver, de les ressentir, que de rencontrer le bonheur, le Grand Bonheur...A la bonne heure...
Chacun en a sûrement sa définition, chacun s'en est fait une idée, chacun a son bonheur, chaque bonheur serait donc singulier, il y aurait donc une sorte de singularité à cet affect, qui serait aussi particulier que le sujet qui le ressent, le cherche, ou le vit...Ou ne le trouve pas, ou n'ose s'en approcher.
Il parait que chaque être est à la recherche du bonheur, une sorte de quête du Graal, on cherche, cherche encore, longtemps, très longtemps, cela peut prendre toute une vie, on trouve ou pas.
Mais que cherche t-on ? Le bonheur...Trop vaste sujet, on cherche sa représentation, ce qu'on croit être ça, ou ce qui lui ressemble, ce qui s'en approche, pas trop près quand même..
Il y a comme quelque chose de magique dans cette quête là, mais maléfique aussi, comme si lorsqu'on l'avait approché d'un peu trop près, l'illusion pourrait se briser, le rêve tourner court, et le bonheur de s'enfuir, aussi vite qu'il est arrivé, aussi vite qu'il est apparu...
Comme s'il était difficile de s'en saisir, de se l'approprier, il est là, tout près, si près que parfois on ne le voit pas, on ne le sent pas, car on cherche, encore, on cherche ça, le bonheur justement, mais comme on ne sait pas vraiment ce qu'il est, on cherche quelque chose qu'on ne trouve, pas, qu'on espère, mais qu'on n'ose pas rencontrer
Comme si on ne le reconnaissait pas, mais pour reconnaitre il faut connaitre déjà, si on ne connait pas, comment reconnaitre ? Une chaine sans fin, un puit sans fond, chercher quelque chose qu'on ne connait pas.
On n'en a bien une vague idée, une notion si vague, que la re-présentation est quasi impossible, on dessine les contours, on pense à ses voisins, à ceux qui nous ont parlé de leur bonheur,oui, mais voilà, il s'agit de leur bonheur à eux, un bon heur qu'on ne comprend pas, qu'on trouve terne, minable parfois, tant notre idée de celui ci est grande, grandiose, grandiloquente
Le bonheur est un graal innaccessible, une impossible quête dont le fruit ne serait destiné qu'aux élus.
Mais qui sont ils les bienheureux, les désignés, qui décident que le bonheur est pour lui, pour elle ou pour eux
Qui décident de ça ?
"Lebonehur c'est pas pour nous": Le bonheur c'est pas pour les gueux, les manants de la vie ordinaire, les traines patins du quotidien, ceux qui croient que le bonheur n'est fait que pour ceux qui sont de la race des seigneurs
Chacun a droit à sa part de bonheur dit on ? Mais de quel droit s'agit-il ? Sommes nous dans cette notion là ? dans ce registre là ?
Le bonheur est une notion suggestive, comme l'espoir peut-être, une notion pour les simples, pour ceux qui croient qu'on peut être heureux sur cette terre de misère
Qu'on peut ménager, se ménager un no man's land sans souffrance, un instant de bonheur...
Suggestif ? Inventif ? Créatif ? Vue de l'esprit ?
Pour s'assurer, se réassurer de la vie, de l'ordinaire, se dire qu'il y a forcément des lendemains qui chantent..Un peu plus qu'aujourd'hui et un peu moins que demain
Qu'après avoir mangé son pain noir, on mangera son pain blanc (bien que celui ci ne soit de nos jours guère nourrrissant !)
Le bonheur serait alors pour demain ? Vain espoir qui permet cependant de s'endormir, se disant le soir, que demain sera peut-être le fameux jour du rendez vous.... Mais pour avoir un rendez vous, ne faut-il pas être deux ? Ou alors c'est le fruit du hasard.
C'est peut-être ça le bonheur, le fruit du hasard, si on postule ou admet que peut-être hasard il y a, ou du moins quelque chose comme ça, qui arrive sans rendez vous, une sorte d'urgence qu'on prend ou pas, à l'arrache...
Un bonheur qui nous tombe dessus sans prévenir, bonne surprise donc, mais encore faut-il le reconnaitre, l'identifier, savoir que c'est lui qui arrive, l'oncle d'Amérique, le paradis sur terre, et s'en saisir, vite, le mettre dans sa poche, ne pas le laisser filer, le garder par devers soi, tout contre soi.... Généreusement le partager, le vivre pleinenement, une fois n'est pas coutume, puisqu'il parait qu'un bonheur n'arrive jamais seul...
Oui, mais alors il arrive avec quoi ? Qui ou quoi l'accompagne, un cortège de misère, de malheur ou de bonnes nouvelles ?
Allez savoir, ou allez voir !
Il suffit donc d'y croire, d'attendre et d'espèrer
"Soeur Anne ne vois tu rien venir ?" Mais que verrait-elle du haut de sa tour ?
On attend, encore et encore, et on se souvient : des jours heureux et on pleure
On pleure sur le bonheur, sur ces jours heureux, qu'on n'a pas vu, cru, vécu, mais qui pourtant étaient heureux, mais qu'on n'a pas vécu pleinement, car tellement obnibulés par cette quête incessante d'un graal innaccessible, tant occupés à la recherche du Bonheur
Qu'on ne l'a pas vu, passé, fugacement, lentement, un petit peu, longtemps peut-être, qui nous a donné de la joie, du bonheur..
C'était donc ça ! Les jours heureux et je pleure....
Je pleure sur moi et sur le bonheur, celui que je n'ai pas vu, que je n'ai pas su vivre, que je n'ai pas su apprécier, que je n'ai su saisir, me délecter...Aimer peut-être ?
Ce don du Ciel, pour certains de Dieu, qui pourtant n'a guère à faire ici encore, le bonheur sur terre étant l'affaire des hommes, comme le malheur, qu'ils s'infligent à longueur du temps, des ans et des heures qui passent, car quand sonne l'heur, où est le bonheur ?
En est-on seulement digne ?
C'est donc sur le bonheur passé que l'homme pleure, que l'homme qui ne ne l'a pas convoqué qui n'a rien demandé, n'était pas au rendez vous, ou na pas su ouvrir son coeur, son oeil, son esprit, son âme pour saisir ce moment précis, où tout était possible, ou le bonheur tant cherché, tant convoité était là, à portée de main, au rendez vous de l'impossible, au coin du chemin, au coin de la rue, de l'impasse qu'on n'a pas empruntée, tant on aime prendre les avenues ou pire les grands boulevards !
Un bonheur, des bonheurs qui étaient là, que nous avons vécu sans savoir, heureux ou malheureux que nous sommes ! Inconscients et irresponsables ?
Un bonheur au passé, qu'on ne peut réaliser qu'après quand il est passé et que les moments présents sont malheureux ou moins heureux ?
Au passé, à l'imparfait de l'indicatif, du mode indicatif, pas celui du souhait, mais celui de l'acté, un imparfait...Encore...Tout comme l'homme pas parfait et heureusement...
Un bonheur parti, échappé, en cavale, qu'on essaie vainement de rattraper, de retrouver, de revivre, pareil au même, sauf que le pareil au même n'existe pas et chercher ça c'est encore une fois s'exposer à l'échec...Ce bonheur là, s'en est enfoui, pour longtemps, pour toujours, il est parti, c'est un autre, qui peut-être arrivera, sera au rendez vous, tout seul, sans nous, car il faudrait toujours être attentif, près du téléphone, se disant qu'il va sonner pour nous dire de courir au coin du chemin....
On s'en rend compte après, on se réalise qu'à ce moment là, passé," on était bien, heureux..".S'en suivent les regrets..."Et on n'a pas su en profiter, on n'a pas su apprécier, on ne savait pas que c'était ça !"....."Si on avait su !" Mais su quoi ?
Quoi de pire que les regrets ? Les remords ?
Wanted ! Pour une poignée de dollars, on se transformerait presque en chasseur de prime ? D'une prime au bonheur ?
Recherche bonheur désespérement, comme si c'était aussi une question d'espoir...Penser, espèrer trouver ce mot magique, ce sésame, ce passeport vers ce qu'on croit être le meilleur...Peut-être ?
Alors le bonheur ? Un affect ? Une sensation ? Un sentiment ?
Existe t-il au moins un synonyme ?
Bonheur au singulier, un bonheur, un grand bonheur, des bonheurs, plutôts petits quand ils sont au pluriel...Comme s'ils étaient plus simples aussi, plus facile de trouver des petits bonheurs, de les éprouver, de les ressentir, que de rencontrer le bonheur, le Grand Bonheur...A la bonne heure...
Chacun en a sûrement sa définition, chacun s'en est fait une idée, chacun a son bonheur, chaque bonheur serait donc singulier, il y aurait donc une sorte de singularité à cet affect, qui serait aussi particulier que le sujet qui le ressent, le cherche, ou le vit...Ou ne le trouve pas, ou n'ose s'en approcher.
Il parait que chaque être est à la recherche du bonheur, une sorte de quête du Graal, on cherche, cherche encore, longtemps, très longtemps, cela peut prendre toute une vie, on trouve ou pas.
Mais que cherche t-on ? Le bonheur...Trop vaste sujet, on cherche sa représentation, ce qu'on croit être ça, ou ce qui lui ressemble, ce qui s'en approche, pas trop près quand même..
Il y a comme quelque chose de magique dans cette quête là, mais maléfique aussi, comme si lorsqu'on l'avait approché d'un peu trop près, l'illusion pourrait se briser, le rêve tourner court, et le bonheur de s'enfuir, aussi vite qu'il est arrivé, aussi vite qu'il est apparu...
Comme s'il était difficile de s'en saisir, de se l'approprier, il est là, tout près, si près que parfois on ne le voit pas, on ne le sent pas, car on cherche, encore, on cherche ça, le bonheur justement, mais comme on ne sait pas vraiment ce qu'il est, on cherche quelque chose qu'on ne trouve, pas, qu'on espère, mais qu'on n'ose pas rencontrer
Comme si on ne le reconnaissait pas, mais pour reconnaitre il faut connaitre déjà, si on ne connait pas, comment reconnaitre ? Une chaine sans fin, un puit sans fond, chercher quelque chose qu'on ne connait pas.
On n'en a bien une vague idée, une notion si vague, que la re-présentation est quasi impossible, on dessine les contours, on pense à ses voisins, à ceux qui nous ont parlé de leur bonheur,oui, mais voilà, il s'agit de leur bonheur à eux, un bon heur qu'on ne comprend pas, qu'on trouve terne, minable parfois, tant notre idée de celui ci est grande, grandiose, grandiloquente
Le bonheur est un graal innaccessible, une impossible quête dont le fruit ne serait destiné qu'aux élus.
Mais qui sont ils les bienheureux, les désignés, qui décident que le bonheur est pour lui, pour elle ou pour eux
Qui décident de ça ?
"Lebonehur c'est pas pour nous": Le bonheur c'est pas pour les gueux, les manants de la vie ordinaire, les traines patins du quotidien, ceux qui croient que le bonheur n'est fait que pour ceux qui sont de la race des seigneurs
Chacun a droit à sa part de bonheur dit on ? Mais de quel droit s'agit-il ? Sommes nous dans cette notion là ? dans ce registre là ?
Le bonheur est une notion suggestive, comme l'espoir peut-être, une notion pour les simples, pour ceux qui croient qu'on peut être heureux sur cette terre de misère
Qu'on peut ménager, se ménager un no man's land sans souffrance, un instant de bonheur...
Suggestif ? Inventif ? Créatif ? Vue de l'esprit ?
Pour s'assurer, se réassurer de la vie, de l'ordinaire, se dire qu'il y a forcément des lendemains qui chantent..Un peu plus qu'aujourd'hui et un peu moins que demain
Qu'après avoir mangé son pain noir, on mangera son pain blanc (bien que celui ci ne soit de nos jours guère nourrrissant !)
Le bonheur serait alors pour demain ? Vain espoir qui permet cependant de s'endormir, se disant le soir, que demain sera peut-être le fameux jour du rendez vous.... Mais pour avoir un rendez vous, ne faut-il pas être deux ? Ou alors c'est le fruit du hasard.
C'est peut-être ça le bonheur, le fruit du hasard, si on postule ou admet que peut-être hasard il y a, ou du moins quelque chose comme ça, qui arrive sans rendez vous, une sorte d'urgence qu'on prend ou pas, à l'arrache...
Un bonheur qui nous tombe dessus sans prévenir, bonne surprise donc, mais encore faut-il le reconnaitre, l'identifier, savoir que c'est lui qui arrive, l'oncle d'Amérique, le paradis sur terre, et s'en saisir, vite, le mettre dans sa poche, ne pas le laisser filer, le garder par devers soi, tout contre soi.... Généreusement le partager, le vivre pleinenement, une fois n'est pas coutume, puisqu'il parait qu'un bonheur n'arrive jamais seul...
Oui, mais alors il arrive avec quoi ? Qui ou quoi l'accompagne, un cortège de misère, de malheur ou de bonnes nouvelles ?
Allez savoir, ou allez voir !
Il suffit donc d'y croire, d'attendre et d'espèrer
"Soeur Anne ne vois tu rien venir ?" Mais que verrait-elle du haut de sa tour ?
On attend, encore et encore, et on se souvient : des jours heureux et on pleure
On pleure sur le bonheur, sur ces jours heureux, qu'on n'a pas vu, cru, vécu, mais qui pourtant étaient heureux, mais qu'on n'a pas vécu pleinement, car tellement obnibulés par cette quête incessante d'un graal innaccessible, tant occupés à la recherche du Bonheur
Qu'on ne l'a pas vu, passé, fugacement, lentement, un petit peu, longtemps peut-être, qui nous a donné de la joie, du bonheur..
C'était donc ça ! Les jours heureux et je pleure....
Je pleure sur moi et sur le bonheur, celui que je n'ai pas vu, que je n'ai pas su vivre, que je n'ai pas su apprécier, que je n'ai su saisir, me délecter...Aimer peut-être ?
Ce don du Ciel, pour certains de Dieu, qui pourtant n'a guère à faire ici encore, le bonheur sur terre étant l'affaire des hommes, comme le malheur, qu'ils s'infligent à longueur du temps, des ans et des heures qui passent, car quand sonne l'heur, où est le bonheur ?
En est-on seulement digne ?
C'est donc sur le bonheur passé que l'homme pleure, que l'homme qui ne ne l'a pas convoqué qui n'a rien demandé, n'était pas au rendez vous, ou na pas su ouvrir son coeur, son oeil, son esprit, son âme pour saisir ce moment précis, où tout était possible, ou le bonheur tant cherché, tant convoité était là, à portée de main, au rendez vous de l'impossible, au coin du chemin, au coin de la rue, de l'impasse qu'on n'a pas empruntée, tant on aime prendre les avenues ou pire les grands boulevards !
Un bonheur, des bonheurs qui étaient là, que nous avons vécu sans savoir, heureux ou malheureux que nous sommes ! Inconscients et irresponsables ?
Un bonheur au passé, qu'on ne peut réaliser qu'après quand il est passé et que les moments présents sont malheureux ou moins heureux ?
Au passé, à l'imparfait de l'indicatif, du mode indicatif, pas celui du souhait, mais celui de l'acté, un imparfait...Encore...Tout comme l'homme pas parfait et heureusement...
Un bonheur parti, échappé, en cavale, qu'on essaie vainement de rattraper, de retrouver, de revivre, pareil au même, sauf que le pareil au même n'existe pas et chercher ça c'est encore une fois s'exposer à l'échec...Ce bonheur là, s'en est enfoui, pour longtemps, pour toujours, il est parti, c'est un autre, qui peut-être arrivera, sera au rendez vous, tout seul, sans nous, car il faudrait toujours être attentif, près du téléphone, se disant qu'il va sonner pour nous dire de courir au coin du chemin....
On s'en rend compte après, on se réalise qu'à ce moment là, passé," on était bien, heureux..".S'en suivent les regrets..."Et on n'a pas su en profiter, on n'a pas su apprécier, on ne savait pas que c'était ça !"....."Si on avait su !" Mais su quoi ?
Quoi de pire que les regrets ? Les remords ?
Wanted ! Pour une poignée de dollars, on se transformerait presque en chasseur de prime ? D'une prime au bonheur ?
Recherche bonheur désespérement, comme si c'était aussi une question d'espoir...Penser, espèrer trouver ce mot magique, ce sésame, ce passeport vers ce qu'on croit être le meilleur...Peut-être ?
Alors le bonheur ? Un affect ? Une sensation ? Un sentiment ?
Existe t-il au moins un synonyme ?
samedi 2 août 2008
sympathie
Au cours de mes études, durant les séminaires où d'éminents professeurs, spécialistes de telles ou telles thérapies ou spécialités nous transmettaient leur savoir, leur expérience....Un conseil revenait souvent afin de mener à bien le travail thérapeutique, presque une injonction :
"Trouver (ez) le patient sympathique"
Cette petite phrase est la clé de l'alliance thérapeutique chère aux cognitivistes !
Trouvez le patient sympathique ! La belle affaire ! A faire ? Ou à ne pas faire ?
Et comment faire ?
Trouver...é....ez...Trouvons nous le patient ? Ou celui ci nous trouve t-il ? Où le trouve t-on ? Où nous trouve t-il ?
Trouve t-on ? Se trouve t-on ?
Qui choisit qui ?
Et pourquoi ?
Le patient doit il aussi trouver le thérapeute sympatique ?
Celui ci doit -il nécessairement être sympathique ?
la sympathie est-elle essentiellement nécessaire à la relation d'aide ? A la mise en place de cette relation ? D'une relation thérapeutique ?
Est elle au centre, au coeur même de la thérapie ?
Je ne dirai pas de la cure....Car ici, elle n'a pas à faire. Elle n'a surtout rien à faire !
Restons donc à la relation simple, à la relation thérapeutique, celle qui met en présence deux personnes, l'une s'adressant à l'autre pour mettre du sens, faire des liens, comprendre ce qui lui arrive à un moment donné...
Parfois ce n'est pas aussi simple, l'un ne s'adresse pas vraiment à l'autre...Un autre autre lui demande, lui conseille, lui ordonne de rencontrer un thérapeute, pour "mettre de l'ordre dans sa vie" (sic)
Un autre autre, qui ne comprend rien, ou pas grand chose à ce qui se passe, et demande au thérapeute de rencontrer la personne qui le laisse perplexe... Qui lui semble avoir besoin, d'être aidée, accompagnée, épaulée, conseillée.. Bref, qui ne peut s'en sortir seule, selon lui !
Drôles de rencontres que celles ci, pas vraiment programmées, encore moins désirées, pas sollicitées... Pas de désir du sujet...
Pas de désir, vraiment... Quid de ce désir là ? Et de quel désir peut-il s'agir, agir ?
Du désir ?
"Il faut, ce serait bien, il me semble que, il faudrait que vous passiez, que vous voyez..." Autant de petits mots, laissés, au hasard d'une réunion de service, d'un staff médical, sur le répondeur du téléphone, avec un nom d'un patient, un numéro de chambre....
A voir donc ! Voir ? Comme s'il y avait à voir, ou avoir, là où il n'y a peut-être simplement qu'à entendre..
Mais il s'agit là d'un autre propos.
A voir...Ce qu'il y a à voir, sans se faire avoir, sans avoir.
Avoir d'envie, de désir, à voir, pour que le patient soit vu !
A voir pourquoi ? Mais c'est à vous de voir !
Rares sont en milieu hospitalier les patients qui demandent à être vus ! Qui demandent à voir... Qui demandent à entendre d'être un peu entendus...
Et la sympathie là dedans ?
Doit-on "trouver le patient sympathique" pour le voir, surtout continuer à le voir, et mettre en place une relation thérapeutique ?
Et si on ne trouve pas le patient sympathique ?
Si ce patient, le thérapeute ne le trouve pas sympathique ? Peut-il alors simplement ne pas le voir ?
Bonne et interressante question, en effet, qui se pose ou ne se pose pas....
Sympathique...Le Robert parle de "relation entre des personnes qui ayant des affinités se conviennent, se plaisent spontanément.."
Tout serait alors question de sympathie...Pour pouvoir être vu, entendu...
Il y a de nombreuses années, je reçois en urgence un homme qui après les salutations d'usage, me déclare sortir tout juste de prison, puis de décrire la longue liste des ses méfaits et délits et conclure "je comprendrai que vous me mettiez dehors... car je ne dois pas vous paraitre bien sympathique"
La question ne s'était pas posée.... Elle n'avait rien à faire là. De sympathie il n'était pas question, mais de sa souffrance oui..... De demande : oui, d'appel : oui, de besoin de mettre des mots : oui, de mettre en mots..
Celle ci ne serait-elle alors que l'apanage des personnes sympathiques, du moins que le thérapeute trouverait sympathique...?
Alors quid de ces '"agresseurs" qui au demeurant présentent un passé lourd, condamnable, répréhensibles aux yeux de la loi ?
De la loi, justement, de la loi des hommes, d'une loi faite pour ceux qui enfreignent les codes et les règles, et qui paient pour cela...
C'est la régle ! La transgresser entraine des sanctions.
C'est la règle du jeu.... Il n'y a rien à dire, rien à commenter, rien à faire....
De sympathie, il n'est question.
Mais quid alors de la relation thérapeutique qui est sollicitée ?
Il ne s'agit en aucun cas d'excuser les faits, de trouver des excuses, d'arguer une enfance malheureuse, une succession de traumatismes pour expliquer et excuser un crime, des violences, un viol ou autre délits...
Là n'est pas le rôle du thérapeute, même si l'histoire douloureuse du sujet permet parfois de comprendre que les actes posés ont pu l'être justement à cause de ce passé terrible, mais cela n'explique pas tout....
Mais la sympathie a t-elle à faire ici ? Et si justement elle n'est pas au rendez-vous ? Comment peut se faire le travail thérapeutique avec ces "patients là" ? Agresseurs et condamnés par la loi de la société. Par la loi des hommes....Injonction de soins, qui laisse penser que peut-être il pourrait y avoir une amélioration, au mieux, une prise de conscience des actes posés..Une forme aussi de mise en mots, une mise en mots des actes pulsés avant d'être pensés, ou fort longuement pensés avant d'être actés. Une possibilité, l'ultime possibilité, comme si le possible était encore possible, possiblement pensable pour être possiblement possible.
Quid de la sympathie ? Ici ?
Trouver le patient sympathique, ou antipathique, c'est dejà ne plus être neutre, c'est déjà, aborder la relation thérapeutique avec "un a priori" celui de la sympathie ou non..
Ce n'est plus être dans la neutralité nécessaire, ce recul, cette sorte de détachement qui permet justement la relation autre que celle de la simple relation de voisinage, familiale, amicale..Où dans ce cas, la sympathie semble de mise, peut -être, est parfois sollicitée, est parfois nécessaire.
La relation thérapeutique faut-il le souligner et le rappeler encore n'a rien à voir avec l'amitié, la cordialité et als. Non ! En aucun cas.
Dans cette relation duelle qui met en présence un sujet et un thérapeute, s' introduit une notion essentielle : l'argent. Le moyen de paiement qui vient justement mettre un terme à l'embryon d'une pensée qui pourrait être : "je lui dois tant, je lui dois quelque chose..Il me doit, il m'est redevable de"
Le sujet, patient, analysant ne doit rien au thérapeute, si ce n'est que la somme prévue et convenue au départ. Somme qui règle la transaction. Régle et réglement.
Personne ne se sent et ne doit se sentir redevable de qui que se soit, de quoi que ce soit.
En contrepartie d'un espace temps, réservé et consacré à cette relation, à la rencontre dans un espace convenu et prévu pour ce faire, une somme d'argent est donnée par le sujet, qui rend ainsi les deux parties quittes....Il ne s'agit ni de don, ni de cadeau.
La relation thérapeutique ne s'effectue aucunement dans le cadre du bénévolat, de la gentillesse ou autre, elle s'effectue et ne peut se faire que dans un cadre préalablement établi, celui de la thérapie justement.
Un cadre qui se veut et qui se doit professionnel.
Etre thérapeute n'est pas une vocation, un art, une passion, un désir comme ça, même s'il y a de tout cela. Etre thérapeute, est un métier. Un métier avec son éthique, ses règles, qui doivent être posées clairement pour être efficace...
Donc la sympathie ?
Fait-elle partie de ce cadre ?
A t-elle à faire ici ?
Il me semble qu'il n'est pas question de sympathie en thérapie, ce mot ici n'a pour moi, pas vraiment de sens...Peut-être même pas de sens du tout.
La relation établie va bien au delà de ce simple mot.
L'analyse met en relation, en communication les inconscients, la thérapie aussi dans la plupart des cas, peut-être de manière différente, mais pour que la relation thérapeutique à proprement parler puisse vraiment se mettre en place, il faut dépasser ce simple cadre, de sympathie ou d'antipathie, qui ne peut avoir cours ici, dans ce cas précis.
Alors peut-être pour les cognitivistes, qui n'ont pas la même définition de l'inconscient, qui arguent qu'il faut être deux pour qu'il y ait véritable travail, que le thérapeute doit "donner" de sa personne.... Mais lors de l'analyse, alors ? Il ne se passe rien, l'analysant et l'analyste ne sont-ils pas deux ? Ne donne t-il pas chacun, l'un à l'autre ? L'un de l'autre.
Est-ce une méconnaissance du fonctionnement de la cure ou simplement de la thérapie analytique ? Les cognitivistes parlent de l'alliance thérapeutique, arguant aussi que chacun est expert, le sujet de sa souffrance, le thérapeute de sa méthode, que chacun est sur le même pied d'égalité...Qu'il n'y a pas de supposé savoir.
Je n'entrerai pas dans cette querelle, que je pense stérile, qui ne contribue en rien à l'approche de la souffrance de celui qui demande une thérapie, ni de l'aider à y mettre du sens, à défaut de l'en soulager, mais c'est cette notion de "besoin de trouver le sujet sympathique", qui me heurte, me dérange, me questionne et m'interpelle à ce point...
Le débat reste entièrement ouvert.
"Trouver (ez) le patient sympathique"
Cette petite phrase est la clé de l'alliance thérapeutique chère aux cognitivistes !
Trouvez le patient sympathique ! La belle affaire ! A faire ? Ou à ne pas faire ?
Et comment faire ?
Trouver...é....ez...Trouvons nous le patient ? Ou celui ci nous trouve t-il ? Où le trouve t-on ? Où nous trouve t-il ?
Trouve t-on ? Se trouve t-on ?
Qui choisit qui ?
Et pourquoi ?
Le patient doit il aussi trouver le thérapeute sympatique ?
Celui ci doit -il nécessairement être sympathique ?
la sympathie est-elle essentiellement nécessaire à la relation d'aide ? A la mise en place de cette relation ? D'une relation thérapeutique ?
Est elle au centre, au coeur même de la thérapie ?
Je ne dirai pas de la cure....Car ici, elle n'a pas à faire. Elle n'a surtout rien à faire !
Restons donc à la relation simple, à la relation thérapeutique, celle qui met en présence deux personnes, l'une s'adressant à l'autre pour mettre du sens, faire des liens, comprendre ce qui lui arrive à un moment donné...
Parfois ce n'est pas aussi simple, l'un ne s'adresse pas vraiment à l'autre...Un autre autre lui demande, lui conseille, lui ordonne de rencontrer un thérapeute, pour "mettre de l'ordre dans sa vie" (sic)
Un autre autre, qui ne comprend rien, ou pas grand chose à ce qui se passe, et demande au thérapeute de rencontrer la personne qui le laisse perplexe... Qui lui semble avoir besoin, d'être aidée, accompagnée, épaulée, conseillée.. Bref, qui ne peut s'en sortir seule, selon lui !
Drôles de rencontres que celles ci, pas vraiment programmées, encore moins désirées, pas sollicitées... Pas de désir du sujet...
Pas de désir, vraiment... Quid de ce désir là ? Et de quel désir peut-il s'agir, agir ?
Du désir ?
"Il faut, ce serait bien, il me semble que, il faudrait que vous passiez, que vous voyez..." Autant de petits mots, laissés, au hasard d'une réunion de service, d'un staff médical, sur le répondeur du téléphone, avec un nom d'un patient, un numéro de chambre....
A voir donc ! Voir ? Comme s'il y avait à voir, ou avoir, là où il n'y a peut-être simplement qu'à entendre..
Mais il s'agit là d'un autre propos.
A voir...Ce qu'il y a à voir, sans se faire avoir, sans avoir.
Avoir d'envie, de désir, à voir, pour que le patient soit vu !
A voir pourquoi ? Mais c'est à vous de voir !
Rares sont en milieu hospitalier les patients qui demandent à être vus ! Qui demandent à voir... Qui demandent à entendre d'être un peu entendus...
Et la sympathie là dedans ?
Doit-on "trouver le patient sympathique" pour le voir, surtout continuer à le voir, et mettre en place une relation thérapeutique ?
Et si on ne trouve pas le patient sympathique ?
Si ce patient, le thérapeute ne le trouve pas sympathique ? Peut-il alors simplement ne pas le voir ?
Bonne et interressante question, en effet, qui se pose ou ne se pose pas....
Sympathique...Le Robert parle de "relation entre des personnes qui ayant des affinités se conviennent, se plaisent spontanément.."
Tout serait alors question de sympathie...Pour pouvoir être vu, entendu...
Il y a de nombreuses années, je reçois en urgence un homme qui après les salutations d'usage, me déclare sortir tout juste de prison, puis de décrire la longue liste des ses méfaits et délits et conclure "je comprendrai que vous me mettiez dehors... car je ne dois pas vous paraitre bien sympathique"
La question ne s'était pas posée.... Elle n'avait rien à faire là. De sympathie il n'était pas question, mais de sa souffrance oui..... De demande : oui, d'appel : oui, de besoin de mettre des mots : oui, de mettre en mots..
Celle ci ne serait-elle alors que l'apanage des personnes sympathiques, du moins que le thérapeute trouverait sympathique...?
Alors quid de ces '"agresseurs" qui au demeurant présentent un passé lourd, condamnable, répréhensibles aux yeux de la loi ?
De la loi, justement, de la loi des hommes, d'une loi faite pour ceux qui enfreignent les codes et les règles, et qui paient pour cela...
C'est la régle ! La transgresser entraine des sanctions.
C'est la règle du jeu.... Il n'y a rien à dire, rien à commenter, rien à faire....
De sympathie, il n'est question.
Mais quid alors de la relation thérapeutique qui est sollicitée ?
Il ne s'agit en aucun cas d'excuser les faits, de trouver des excuses, d'arguer une enfance malheureuse, une succession de traumatismes pour expliquer et excuser un crime, des violences, un viol ou autre délits...
Là n'est pas le rôle du thérapeute, même si l'histoire douloureuse du sujet permet parfois de comprendre que les actes posés ont pu l'être justement à cause de ce passé terrible, mais cela n'explique pas tout....
Mais la sympathie a t-elle à faire ici ? Et si justement elle n'est pas au rendez-vous ? Comment peut se faire le travail thérapeutique avec ces "patients là" ? Agresseurs et condamnés par la loi de la société. Par la loi des hommes....Injonction de soins, qui laisse penser que peut-être il pourrait y avoir une amélioration, au mieux, une prise de conscience des actes posés..Une forme aussi de mise en mots, une mise en mots des actes pulsés avant d'être pensés, ou fort longuement pensés avant d'être actés. Une possibilité, l'ultime possibilité, comme si le possible était encore possible, possiblement pensable pour être possiblement possible.
Quid de la sympathie ? Ici ?
Trouver le patient sympathique, ou antipathique, c'est dejà ne plus être neutre, c'est déjà, aborder la relation thérapeutique avec "un a priori" celui de la sympathie ou non..
Ce n'est plus être dans la neutralité nécessaire, ce recul, cette sorte de détachement qui permet justement la relation autre que celle de la simple relation de voisinage, familiale, amicale..Où dans ce cas, la sympathie semble de mise, peut -être, est parfois sollicitée, est parfois nécessaire.
La relation thérapeutique faut-il le souligner et le rappeler encore n'a rien à voir avec l'amitié, la cordialité et als. Non ! En aucun cas.
Dans cette relation duelle qui met en présence un sujet et un thérapeute, s' introduit une notion essentielle : l'argent. Le moyen de paiement qui vient justement mettre un terme à l'embryon d'une pensée qui pourrait être : "je lui dois tant, je lui dois quelque chose..Il me doit, il m'est redevable de"
Le sujet, patient, analysant ne doit rien au thérapeute, si ce n'est que la somme prévue et convenue au départ. Somme qui règle la transaction. Régle et réglement.
Personne ne se sent et ne doit se sentir redevable de qui que se soit, de quoi que ce soit.
En contrepartie d'un espace temps, réservé et consacré à cette relation, à la rencontre dans un espace convenu et prévu pour ce faire, une somme d'argent est donnée par le sujet, qui rend ainsi les deux parties quittes....Il ne s'agit ni de don, ni de cadeau.
La relation thérapeutique ne s'effectue aucunement dans le cadre du bénévolat, de la gentillesse ou autre, elle s'effectue et ne peut se faire que dans un cadre préalablement établi, celui de la thérapie justement.
Un cadre qui se veut et qui se doit professionnel.
Etre thérapeute n'est pas une vocation, un art, une passion, un désir comme ça, même s'il y a de tout cela. Etre thérapeute, est un métier. Un métier avec son éthique, ses règles, qui doivent être posées clairement pour être efficace...
Donc la sympathie ?
Fait-elle partie de ce cadre ?
A t-elle à faire ici ?
Il me semble qu'il n'est pas question de sympathie en thérapie, ce mot ici n'a pour moi, pas vraiment de sens...Peut-être même pas de sens du tout.
La relation établie va bien au delà de ce simple mot.
L'analyse met en relation, en communication les inconscients, la thérapie aussi dans la plupart des cas, peut-être de manière différente, mais pour que la relation thérapeutique à proprement parler puisse vraiment se mettre en place, il faut dépasser ce simple cadre, de sympathie ou d'antipathie, qui ne peut avoir cours ici, dans ce cas précis.
Alors peut-être pour les cognitivistes, qui n'ont pas la même définition de l'inconscient, qui arguent qu'il faut être deux pour qu'il y ait véritable travail, que le thérapeute doit "donner" de sa personne.... Mais lors de l'analyse, alors ? Il ne se passe rien, l'analysant et l'analyste ne sont-ils pas deux ? Ne donne t-il pas chacun, l'un à l'autre ? L'un de l'autre.
Est-ce une méconnaissance du fonctionnement de la cure ou simplement de la thérapie analytique ? Les cognitivistes parlent de l'alliance thérapeutique, arguant aussi que chacun est expert, le sujet de sa souffrance, le thérapeute de sa méthode, que chacun est sur le même pied d'égalité...Qu'il n'y a pas de supposé savoir.
Je n'entrerai pas dans cette querelle, que je pense stérile, qui ne contribue en rien à l'approche de la souffrance de celui qui demande une thérapie, ni de l'aider à y mettre du sens, à défaut de l'en soulager, mais c'est cette notion de "besoin de trouver le sujet sympathique", qui me heurte, me dérange, me questionne et m'interpelle à ce point...
Le débat reste entièrement ouvert.
mardi 8 juillet 2008
Croire ?
Croire ou ne pas croire ?
Mais comment et pourquoi croyons nous ? Si nous croyons ?
Pourquoi ce besoin terrible, vital, essentiel de croire....De croire en dieu, en Dieu, en autre chose, en une autre entité, en l'autre, en l'Autre ?
Qui est dieu ? Dieu ?
Un sujet singulier, aussi singulier que le sujet qui lui prête vie ? Qui lui donne vie un instant, l'instant d'une vie ? De sa propre vie, pour l'aider à la vivre. L'accompagner tout au long, de ce chemin de pierres, de ce chemin de douleur, de souffrances...Dieu est-il alors nécessaire ?
Sans dieu est-ce possible ? Ou impossible ?
Croire, s'apprend ou non, s'inculque ou non ?
Héritage ? Transmission ?
Nait-on croyant ? Incroyant ? Crédule ? Incrédule ?
Ou faut il quelque chose, une sorte de révélation, de lumière, de rideau qui se déchire pour reprendre la métaphore d'Anne de Bourbon, pour voir enfin Dieu, ce dieu, qui se cachait, qui ne se montrait pas, ou qu'on ne voulait pas voir ?
Ou qu'on n'était pas digne de voir ?
Cet autre là, cet autre, pourtant là mais que jusque là on ignorait l'existence ? Cachez moi ce dieu que je ne saurai voir, que je ne pourrai voir ?
Faut-il des conditions particulières, pour l'apercevoir ? L'entrevoir seulement ?
Le fait-on apparaitre à la demande ? Suffit-il de rentrer en sa maison pour l'entretenir, ou nous entend-il de n'importe où ou de nulle part ?
"Dieu était où ce jour là ?" Me demande un jour le père d'une victime ?
Faut-il lui demander un rendez vous ? La liste d'attente est-elle longue ? A t-on vraiment une chance de le rencontrer ? Faut-il s'adresser directement à lui ? Répond-il lui même au téléphone ou charge t-il sa secrétaire d'éloigner les indésirables ?
D'abord qui est dieu ? Homme ? Femme ? les deux ?
Comme les anges ?
Croire, en Dieu, souvent, il suit le verbe. Au début était le Verbe !
Je crois sans croire, ou je ne crois pas tout en croyant, je voudrai bien y croire, mais je ne sais pas
Je crois mais je ne suis pas sûr, je ne crois pas, mais peut-être un peu quand même....
Au moment dernier, au moment ultime, quand on croit que c'est la fin, alors on croit, en la fin, en dieu.... Promet-il une fin plus douce ? Est-ce une certitude que cela, et celle ci adoucit-elle la fin ?
Mais la fin de quoi ?
De non recevoir ? De ne pas croire ? Croire en la fin ? La fin de croire ?
Croire est une éternelle question, en qui ? vient en suite, en quoi ? pourquoi pas ?
Une question mais un besoin, presque vital, essentiel...Mais où le place t-on ? A quel niveau de la hierarchie, de la pyramide se situe t-il ? Où le sujet qui croit ou ne croit pas le place t-il ?
Il faut manger, boire, se loger, vétir, vivre...Croire ?
Est-ce un besoin nécessaire à la survie, ou passe t-il ensuite, quand le reste est satisfait ?
L'homme a t-il besoin d'être repu pour croire ou est-ce l'inverse ?
A t-il besoin d'un dieu, d'un être suprême pour se rassurer, être rassuré, ne pas avoir ce sentiment désespéré et désespérant d'être seul au monde....
Mais nous sommes seuls au monde ! Seuls parmi le monde, dans le monde, dans notre monde, le monde que nous nous sommes crée, que nous avons investi... Que nous avons fait à notre image ? Ou l'a t-il fait à son image ? A moins que ce ne soit l'homme qui soit à son image, mais quelle image, l'image de dieu ? L'homme est-il à l'image de dieu ? Dieu à l'image de l'homme qui l'a imaginé, tiré par les forceps de son imagination d'homme, pour en faire un super homme, homme suprême parmi les hommes ?
Dieu est là, prés de nous, grondant, rassurant, aimant, punissant, récompensant, aimant, miséricordieux... Il suffit de demander, de prier, de louer, de remercier aussi....
Mais parfois il fait défaut, à en croire certains qui s'interrogent sur son absence, sur son oubli le jour où ils auraient eu bien besoin de lui...
Je n'oublierai jamais les paroles de ce vieil homme, ami de mon grand père, lorsque petite fille je lui demandai s'il croyait en dieu " dieu, j'ai cessé d'y croire lorsque je suis arrivé à Auchwitz" me répondit-il...
J'ignorai ce qu'était Auchwitz alors....
Mais dieu avait t-il quelque chose à faire là ? A t-il à faire dans les affaires des hommes, dans leur folie, dans ce monde à eux, dans ce monde qu'ils ont crée ! A leur image, non à l'image de dieu, alors, si dieu il y a, et un dieu à l'image de l'homme, si on considére que l'homme en est responsable, de sa cré a tion, de sa re cré a tion...
Est-il responsable de tout cela ? Si dieu il ya ?
Devons nous alors lui imputer, les guerres, la violence, la folie et la barbarie des hommes...
En est-il à l'origine ? Mais de quelle origine s'agit-il alors, la sienne ou celle des hommes ?
Je ne cesse de me poser la question, moi qui n'ai toujours pas résolu l'équation....
Dans le doute, dans le doute, je suis, je demeure et je reste...
Comme saint Thomas, je crois, qui ne croit que ce qu'il voit... Seulement moi, je ne vois que ce que je crois...
Cruel dilemme ? Illusion terrible ?
Donc si je ne crois pas, je ne peux pas voir, alors que si je crois, je peux voir...Tour de magie, mais où est le magicien ? Et qui est le magicien ? Réussit-il toujours les tours de passe passe, passe, passe et repasse, impair et passe, Un pair et passe, un Père et passe, mais passe quoi ?
Au nom du Père alors ? Un père tout puissant ? Un père qui passe sans voir, sans voir cette misérable créature, qui s'use et s'use à croire en lui.
Un père absent, le non du père, qui passe et ne s'arréte pas, mais s'arréter où et pour quoi ? pour dire quoi ?
Le nom du père, nom de Dieu ?
Un père, nous avons tous besoin d'un père...Un géniteur ? un créateur ? Père es-tu là ? Père me reconnaitras tu au jugement dernier ? Pourquoi dernier ? ultime jugement d'un créateur, d'un père qu'on ne connait finalement pas, un père qui donne sa semance, comme ça, sans s'inquiéterde ce qu'il adviendra...Un père qui passe,
"Père pourquoi m'as tu abandonné"
Cela revient à se demander pourquoi ? Où était le Père ce jour là ? Et les autres jours.....Que dieu soit disant fait....A son image encore ?
Un père qui manque, qui nous manque, qu'on appelle et qui ne répond pas... Défaillance du père, mauvais père, un père qu'on ne reconnaitrait pas ?
Un père inconnu ?
Sommes nous alors les enfants nés de père inconnu ?
Un père qui sème, et qui ne connait ni reconnait pas ses enfants ?
Alors sommes nous les enfants de dieu ?
Dieu est-il le père de ces enfants qui se prétendent de lui ? De sa lignée ? Qui revendiquent sa paternité ?
Il faut le croire, et le voir, le voir et le croire, ce père.... Erigé en dieu vivant, en dieu qui ne peut pas mourir, parce q'uil doit vivre encore des siècles et des siècles après nous qui sommes de pauvres mortels, mais qui ne sommes pas vraiment sûrs de vouloir cette fichue immortablité, car au final c'est reposant de mourir...Un peu...
Croire qu'apèrs la mort on retrouvera le père, on renouera ou on nouera des liens qu'on n'a pu nouer sur terre, car le père n'y était pas ?
Illussion ? Mythe ?
Mais pourquoi le Père ? Qu'avons nous fait de la Mère ? De la Déesse Mère ?
Croire ?
Qui es tu ?
Mais comment et pourquoi croyons nous ? Si nous croyons ?
Pourquoi ce besoin terrible, vital, essentiel de croire....De croire en dieu, en Dieu, en autre chose, en une autre entité, en l'autre, en l'Autre ?
Qui est dieu ? Dieu ?
Un sujet singulier, aussi singulier que le sujet qui lui prête vie ? Qui lui donne vie un instant, l'instant d'une vie ? De sa propre vie, pour l'aider à la vivre. L'accompagner tout au long, de ce chemin de pierres, de ce chemin de douleur, de souffrances...Dieu est-il alors nécessaire ?
Sans dieu est-ce possible ? Ou impossible ?
Croire, s'apprend ou non, s'inculque ou non ?
Héritage ? Transmission ?
Nait-on croyant ? Incroyant ? Crédule ? Incrédule ?
Ou faut il quelque chose, une sorte de révélation, de lumière, de rideau qui se déchire pour reprendre la métaphore d'Anne de Bourbon, pour voir enfin Dieu, ce dieu, qui se cachait, qui ne se montrait pas, ou qu'on ne voulait pas voir ?
Ou qu'on n'était pas digne de voir ?
Cet autre là, cet autre, pourtant là mais que jusque là on ignorait l'existence ? Cachez moi ce dieu que je ne saurai voir, que je ne pourrai voir ?
Faut-il des conditions particulières, pour l'apercevoir ? L'entrevoir seulement ?
Le fait-on apparaitre à la demande ? Suffit-il de rentrer en sa maison pour l'entretenir, ou nous entend-il de n'importe où ou de nulle part ?
"Dieu était où ce jour là ?" Me demande un jour le père d'une victime ?
Faut-il lui demander un rendez vous ? La liste d'attente est-elle longue ? A t-on vraiment une chance de le rencontrer ? Faut-il s'adresser directement à lui ? Répond-il lui même au téléphone ou charge t-il sa secrétaire d'éloigner les indésirables ?
D'abord qui est dieu ? Homme ? Femme ? les deux ?
Comme les anges ?
Croire, en Dieu, souvent, il suit le verbe. Au début était le Verbe !
Je crois sans croire, ou je ne crois pas tout en croyant, je voudrai bien y croire, mais je ne sais pas
Je crois mais je ne suis pas sûr, je ne crois pas, mais peut-être un peu quand même....
Au moment dernier, au moment ultime, quand on croit que c'est la fin, alors on croit, en la fin, en dieu.... Promet-il une fin plus douce ? Est-ce une certitude que cela, et celle ci adoucit-elle la fin ?
Mais la fin de quoi ?
De non recevoir ? De ne pas croire ? Croire en la fin ? La fin de croire ?
Croire est une éternelle question, en qui ? vient en suite, en quoi ? pourquoi pas ?
Une question mais un besoin, presque vital, essentiel...Mais où le place t-on ? A quel niveau de la hierarchie, de la pyramide se situe t-il ? Où le sujet qui croit ou ne croit pas le place t-il ?
Il faut manger, boire, se loger, vétir, vivre...Croire ?
Est-ce un besoin nécessaire à la survie, ou passe t-il ensuite, quand le reste est satisfait ?
L'homme a t-il besoin d'être repu pour croire ou est-ce l'inverse ?
A t-il besoin d'un dieu, d'un être suprême pour se rassurer, être rassuré, ne pas avoir ce sentiment désespéré et désespérant d'être seul au monde....
Mais nous sommes seuls au monde ! Seuls parmi le monde, dans le monde, dans notre monde, le monde que nous nous sommes crée, que nous avons investi... Que nous avons fait à notre image ? Ou l'a t-il fait à son image ? A moins que ce ne soit l'homme qui soit à son image, mais quelle image, l'image de dieu ? L'homme est-il à l'image de dieu ? Dieu à l'image de l'homme qui l'a imaginé, tiré par les forceps de son imagination d'homme, pour en faire un super homme, homme suprême parmi les hommes ?
Dieu est là, prés de nous, grondant, rassurant, aimant, punissant, récompensant, aimant, miséricordieux... Il suffit de demander, de prier, de louer, de remercier aussi....
Mais parfois il fait défaut, à en croire certains qui s'interrogent sur son absence, sur son oubli le jour où ils auraient eu bien besoin de lui...
Je n'oublierai jamais les paroles de ce vieil homme, ami de mon grand père, lorsque petite fille je lui demandai s'il croyait en dieu " dieu, j'ai cessé d'y croire lorsque je suis arrivé à Auchwitz" me répondit-il...
J'ignorai ce qu'était Auchwitz alors....
Mais dieu avait t-il quelque chose à faire là ? A t-il à faire dans les affaires des hommes, dans leur folie, dans ce monde à eux, dans ce monde qu'ils ont crée ! A leur image, non à l'image de dieu, alors, si dieu il y a, et un dieu à l'image de l'homme, si on considére que l'homme en est responsable, de sa cré a tion, de sa re cré a tion...
Est-il responsable de tout cela ? Si dieu il ya ?
Devons nous alors lui imputer, les guerres, la violence, la folie et la barbarie des hommes...
En est-il à l'origine ? Mais de quelle origine s'agit-il alors, la sienne ou celle des hommes ?
Je ne cesse de me poser la question, moi qui n'ai toujours pas résolu l'équation....
Dans le doute, dans le doute, je suis, je demeure et je reste...
Comme saint Thomas, je crois, qui ne croit que ce qu'il voit... Seulement moi, je ne vois que ce que je crois...
Cruel dilemme ? Illusion terrible ?
Donc si je ne crois pas, je ne peux pas voir, alors que si je crois, je peux voir...Tour de magie, mais où est le magicien ? Et qui est le magicien ? Réussit-il toujours les tours de passe passe, passe, passe et repasse, impair et passe, Un pair et passe, un Père et passe, mais passe quoi ?
Au nom du Père alors ? Un père tout puissant ? Un père qui passe sans voir, sans voir cette misérable créature, qui s'use et s'use à croire en lui.
Un père absent, le non du père, qui passe et ne s'arréte pas, mais s'arréter où et pour quoi ? pour dire quoi ?
Le nom du père, nom de Dieu ?
Un père, nous avons tous besoin d'un père...Un géniteur ? un créateur ? Père es-tu là ? Père me reconnaitras tu au jugement dernier ? Pourquoi dernier ? ultime jugement d'un créateur, d'un père qu'on ne connait finalement pas, un père qui donne sa semance, comme ça, sans s'inquiéterde ce qu'il adviendra...Un père qui passe,
"Père pourquoi m'as tu abandonné"
Cela revient à se demander pourquoi ? Où était le Père ce jour là ? Et les autres jours.....Que dieu soit disant fait....A son image encore ?
Un père qui manque, qui nous manque, qu'on appelle et qui ne répond pas... Défaillance du père, mauvais père, un père qu'on ne reconnaitrait pas ?
Un père inconnu ?
Sommes nous alors les enfants nés de père inconnu ?
Un père qui sème, et qui ne connait ni reconnait pas ses enfants ?
Alors sommes nous les enfants de dieu ?
Dieu est-il le père de ces enfants qui se prétendent de lui ? De sa lignée ? Qui revendiquent sa paternité ?
Il faut le croire, et le voir, le voir et le croire, ce père.... Erigé en dieu vivant, en dieu qui ne peut pas mourir, parce q'uil doit vivre encore des siècles et des siècles après nous qui sommes de pauvres mortels, mais qui ne sommes pas vraiment sûrs de vouloir cette fichue immortablité, car au final c'est reposant de mourir...Un peu...
Croire qu'apèrs la mort on retrouvera le père, on renouera ou on nouera des liens qu'on n'a pu nouer sur terre, car le père n'y était pas ?
Illussion ? Mythe ?
Mais pourquoi le Père ? Qu'avons nous fait de la Mère ? De la Déesse Mère ?
Croire ?
Qui es tu ?
dimanche 6 juillet 2008
mardi 1 juillet 2008
Chats
Curieux et insolite de parler de chats... et de chiens sur un blog consacré à la psychanalyse...
A la psychanalyse aujourd'hui !
Mais justement, ici on peut parler de tout, écrire sur tout ! Donc pourquoi pas sur les chats ?
Ce n'est pas seulement ma passion pour ces animaux qui m'incite à écrire cet article, mais aussi et surtout, la place que le chat, ou l'animal familier occupe dans la tête, l'esprit, la vie, le coeur des gens, des gens ordinaires, que nous rencontrons au quotidien, vous, nous, moi.
Mais aussi et surtout dans la vie des patients, des personnes âgées, (mais plus jeunes aussi) malades, que je rencontre à l'hôpital...
Le chat, l'animal familier est souvent au centre de leur préoccupations....Ainsi, ils deviennent parfois l'objet de conversations, de confidences, d'échanges...
Objet de toutes les attentions, de toutes les inquiétudes aussi, quand la "maitresse" ou le "maitre" de l'animal est hospitalisé... Parti pour plus ou moins longtemps, pour un temps parfois indéterminé, parfois pour toujours.
"Avez vous un animal ?"
C'est une question que je posais souvent aux Urgences quand une personne seule était admise. L'urgentiste, responsable du service s'enquerrait toujours s'il y avait un animal à bord du véhicule quand il se rendait sur les lieux d'un accident. Et prenait les dispositions nécessaires.
Une question que je pose souvent quand je rencontre une personne seule, isolée, hospitalisée, au hasard d'un malaise, d'une mauvaise chute....Au mauvais hasard d'un mauvais jour, qui l'a amenée jusque là.
Cela peut paraître surprenant, voire dérisoire, pour celui qui n'a pas d'animal familier.
Pourtant c'est important, voire essentiel pour celui qui blessé, malade, accidenté se voit privé de son compagnon, et le voit privé de lui... Brutalement. Et le voit privé de sa présence, et se demande qui va prendre soin de lui...
"Qui va s'occuper de mon chat ? de mon chien ? " me demandent parfois, les larmes aux yeux certains patients....A lzur demande, je me suis toujours employée à les aider à trouver une solution. Estimant que cela faisait partie aussi de ma fonction.
Une solution qui permettait de calmer une part de l'angoisse, de l'anxiété provoquée par cette inquiétude.
Une solution qui permettait au patient ou la patiente de se projeter dans un avenir, plus ou moins proche, mais d'envisager le demain : retrouver sa maison et son animal...Si possible.
"Il faut que je sois vite sur pieds, pour retrouver mon chien...." Un futur, l'espèrance d'un futur, une possibilité d'un autre futur.
Parfois il n'y a plus d'animal, pour se protéger de la perte, de la souffrance qu'occasionne la perte, pour se protéger de la peur de la perte, se protèger de la souffrance, car on souffre bien assez comme ça !
Pour éviter la perte, la sienne, et laisser l'animal, "Ce ne serait pas bien de reprendre un chat, à mon âge....Que deviendrait-il quand je serai morte ?..Qui en prendra soin" j'entends souvent ces mots, presques inaudibles, les yeux baissés, baignés de larmes.
Des mots scandant une fois encore, s'il en est encore possible, la solitude, la solitude d'être vieux, d'être seul, d'être loin, ou de voir et savoir les siens, ou ceux qu'on croyait tels, loin !
Ne pas leur infliger le fardeau de cet héritage dont ils ne voudront certainement pas...Déjà que ces autres là n'avaient guère à faire avec !
Des larmes, comme s'il y en avait encore à verser. De ces yeux qui pourtant ont déjà souvent tant et tant pleurés !
Pas des larmes sur soi, sur sa mort, mais sur la perte, la perte que l'animal devrait vivre.... La privation de l'amour, celle que cette vieille dame lui aurait donné....Pour ne pas infliger ça à un éventuel compagnon, elle se prive de sa compagnie. Témoignant ainsi d'un amour inconditionnel,
un véritable amour que celui là. Impliquant le détachement, le dénument et la souffrance d'être seul encore un peu plus longtemps, sans même plus se donner la peine de partager, de partager le trop plein d'amour que malgré la maladie ou le grand âge elle pourrait encore donner.
S'interdisant ce désir...
Ne voulant être égoiste, car cet amour là, repose bien sur un échange, une présence contre un peu de chaleur....Humaine ?
La présence d'un animal auprès d'une personne seule, ou agée ou seule et agée est souvent réconfortante, rassurante. Celle n'est pas seule, n'est plus seule, ne se croit plus seule, face à la solitude, à la solitude de l'abandon, de l'abandon des proches, à l'abandon de tous quelquefois.
L'animal de compagnie est alors une présence...Quand celle des humains fait défaut, quand il n'y a souvent plus que l'absence..
Une absence, terrible parfois...Si l'animal n'était pas là, aucune parole, aucun mot ne serait prononcé !
Rien ne serait dit !
Plus de parole, plus de langage, plus de langue......Plus d'échange...
"On pourrait me prendre pour une folle, me confie un jour une vieille dame, mais s'il n'y avait pas Noisette (sa petite chatte) je ne parlerai à personne, ou je parlerai toute seule !"
Substitution, illusion ?
Se donner à croire, s'amener à croire, se plaire à croire...Que l'échange est là, encore et encore, que la parole est là, encore et encore, et que ce petit animal, objet devient sujet d'amour, d'affection.
Le seul lien...
Mais le lien avec quoi ?
Quand le lien social est défaillant, ou n'est plus ?
Quand l'amour, l'intérêt, la reconnaissance de l'autre fait défaut ?
Absence, solitude et abandon....Isolement, repli, perte du lien social
L'animal est là, témoin, auditeur, confident muet d'une vie qui s'amenuise, qui s'étire longuement, lentement vers la fin.
Seul témoin de cette longue marche, l'animal familier est là, impuissant, mais rassurant par sa présence, par le fait d'être là, seulement là...
Un peu comme la télévision que certains allument, pour entendre une voix, ne pas être seul..
Etre seul au milieu du bruit, de musique, de parole qu'on entend mais qu'on n'écoute pas, Seulement ce "fond", assurant, rassurant, qu'il existe autre chose, une sorte de dehors, un dehors dedans, un dehors auquel on n'accède pas.... Mais pour se dire et se redire encore que ce dehors existe !
L'homme est un être social, il a besoin de son semblable, pour vivre, penser, parler... L'un et l'autre. Le lien social.
L'autre fait alors défaut à l'un qui cherche à combler ce vide, cette béance qui ne cicatrise pas, qui s'ouvre comme une plaie à chaque effort....
L'un fait alors défaut à l'autre, mais parfois il ne le sait pas, il se plait ou s'oblige à croire qu'il est devenu inutile et n'a plus rien à faire, ni affaire dans ce dehors qu'il ne reconnait pas, ou qu'il ne reconnait plus. Qu'il n'y a plus sa place
Il s'isole dans son dedans....Loin du dehors, qui lui manque tant, qu'il essaie plus ou moins adroitement de reconstituer...Un semblant, faire semblant, sang blanc, exangue de couleur, de teinte....Neutre, vide !
L'animal peut combler ce vide, du moins il essaie de le croire, et il essaie de replanter le décor ce décor d'avant...Où la parole était
Quand le verbe était !
Mais il n'est plus...
A tous ces vieux et vieilles qui m'ont parlé tant et tant de cet amour là....A Dora et son canari.
A la psychanalyse aujourd'hui !
Mais justement, ici on peut parler de tout, écrire sur tout ! Donc pourquoi pas sur les chats ?
Ce n'est pas seulement ma passion pour ces animaux qui m'incite à écrire cet article, mais aussi et surtout, la place que le chat, ou l'animal familier occupe dans la tête, l'esprit, la vie, le coeur des gens, des gens ordinaires, que nous rencontrons au quotidien, vous, nous, moi.
Mais aussi et surtout dans la vie des patients, des personnes âgées, (mais plus jeunes aussi) malades, que je rencontre à l'hôpital...
Le chat, l'animal familier est souvent au centre de leur préoccupations....Ainsi, ils deviennent parfois l'objet de conversations, de confidences, d'échanges...
Objet de toutes les attentions, de toutes les inquiétudes aussi, quand la "maitresse" ou le "maitre" de l'animal est hospitalisé... Parti pour plus ou moins longtemps, pour un temps parfois indéterminé, parfois pour toujours.
"Avez vous un animal ?"
C'est une question que je posais souvent aux Urgences quand une personne seule était admise. L'urgentiste, responsable du service s'enquerrait toujours s'il y avait un animal à bord du véhicule quand il se rendait sur les lieux d'un accident. Et prenait les dispositions nécessaires.
Une question que je pose souvent quand je rencontre une personne seule, isolée, hospitalisée, au hasard d'un malaise, d'une mauvaise chute....Au mauvais hasard d'un mauvais jour, qui l'a amenée jusque là.
Cela peut paraître surprenant, voire dérisoire, pour celui qui n'a pas d'animal familier.
Pourtant c'est important, voire essentiel pour celui qui blessé, malade, accidenté se voit privé de son compagnon, et le voit privé de lui... Brutalement. Et le voit privé de sa présence, et se demande qui va prendre soin de lui...
"Qui va s'occuper de mon chat ? de mon chien ? " me demandent parfois, les larmes aux yeux certains patients....A lzur demande, je me suis toujours employée à les aider à trouver une solution. Estimant que cela faisait partie aussi de ma fonction.
Une solution qui permettait de calmer une part de l'angoisse, de l'anxiété provoquée par cette inquiétude.
Une solution qui permettait au patient ou la patiente de se projeter dans un avenir, plus ou moins proche, mais d'envisager le demain : retrouver sa maison et son animal...Si possible.
"Il faut que je sois vite sur pieds, pour retrouver mon chien...." Un futur, l'espèrance d'un futur, une possibilité d'un autre futur.
Parfois il n'y a plus d'animal, pour se protéger de la perte, de la souffrance qu'occasionne la perte, pour se protéger de la peur de la perte, se protèger de la souffrance, car on souffre bien assez comme ça !
Pour éviter la perte, la sienne, et laisser l'animal, "Ce ne serait pas bien de reprendre un chat, à mon âge....Que deviendrait-il quand je serai morte ?..Qui en prendra soin" j'entends souvent ces mots, presques inaudibles, les yeux baissés, baignés de larmes.
Des mots scandant une fois encore, s'il en est encore possible, la solitude, la solitude d'être vieux, d'être seul, d'être loin, ou de voir et savoir les siens, ou ceux qu'on croyait tels, loin !
Ne pas leur infliger le fardeau de cet héritage dont ils ne voudront certainement pas...Déjà que ces autres là n'avaient guère à faire avec !
Des larmes, comme s'il y en avait encore à verser. De ces yeux qui pourtant ont déjà souvent tant et tant pleurés !
Pas des larmes sur soi, sur sa mort, mais sur la perte, la perte que l'animal devrait vivre.... La privation de l'amour, celle que cette vieille dame lui aurait donné....Pour ne pas infliger ça à un éventuel compagnon, elle se prive de sa compagnie. Témoignant ainsi d'un amour inconditionnel,
un véritable amour que celui là. Impliquant le détachement, le dénument et la souffrance d'être seul encore un peu plus longtemps, sans même plus se donner la peine de partager, de partager le trop plein d'amour que malgré la maladie ou le grand âge elle pourrait encore donner.
S'interdisant ce désir...
Ne voulant être égoiste, car cet amour là, repose bien sur un échange, une présence contre un peu de chaleur....Humaine ?
La présence d'un animal auprès d'une personne seule, ou agée ou seule et agée est souvent réconfortante, rassurante. Celle n'est pas seule, n'est plus seule, ne se croit plus seule, face à la solitude, à la solitude de l'abandon, de l'abandon des proches, à l'abandon de tous quelquefois.
L'animal de compagnie est alors une présence...Quand celle des humains fait défaut, quand il n'y a souvent plus que l'absence..
Une absence, terrible parfois...Si l'animal n'était pas là, aucune parole, aucun mot ne serait prononcé !
Rien ne serait dit !
Plus de parole, plus de langage, plus de langue......Plus d'échange...
"On pourrait me prendre pour une folle, me confie un jour une vieille dame, mais s'il n'y avait pas Noisette (sa petite chatte) je ne parlerai à personne, ou je parlerai toute seule !"
Substitution, illusion ?
Se donner à croire, s'amener à croire, se plaire à croire...Que l'échange est là, encore et encore, que la parole est là, encore et encore, et que ce petit animal, objet devient sujet d'amour, d'affection.
Le seul lien...
Mais le lien avec quoi ?
Quand le lien social est défaillant, ou n'est plus ?
Quand l'amour, l'intérêt, la reconnaissance de l'autre fait défaut ?
Absence, solitude et abandon....Isolement, repli, perte du lien social
L'animal est là, témoin, auditeur, confident muet d'une vie qui s'amenuise, qui s'étire longuement, lentement vers la fin.
Seul témoin de cette longue marche, l'animal familier est là, impuissant, mais rassurant par sa présence, par le fait d'être là, seulement là...
Un peu comme la télévision que certains allument, pour entendre une voix, ne pas être seul..
Etre seul au milieu du bruit, de musique, de parole qu'on entend mais qu'on n'écoute pas, Seulement ce "fond", assurant, rassurant, qu'il existe autre chose, une sorte de dehors, un dehors dedans, un dehors auquel on n'accède pas.... Mais pour se dire et se redire encore que ce dehors existe !
L'homme est un être social, il a besoin de son semblable, pour vivre, penser, parler... L'un et l'autre. Le lien social.
L'autre fait alors défaut à l'un qui cherche à combler ce vide, cette béance qui ne cicatrise pas, qui s'ouvre comme une plaie à chaque effort....
L'un fait alors défaut à l'autre, mais parfois il ne le sait pas, il se plait ou s'oblige à croire qu'il est devenu inutile et n'a plus rien à faire, ni affaire dans ce dehors qu'il ne reconnait pas, ou qu'il ne reconnait plus. Qu'il n'y a plus sa place
Il s'isole dans son dedans....Loin du dehors, qui lui manque tant, qu'il essaie plus ou moins adroitement de reconstituer...Un semblant, faire semblant, sang blanc, exangue de couleur, de teinte....Neutre, vide !
L'animal peut combler ce vide, du moins il essaie de le croire, et il essaie de replanter le décor ce décor d'avant...Où la parole était
Quand le verbe était !
Mais il n'est plus...
A tous ces vieux et vieilles qui m'ont parlé tant et tant de cet amour là....A Dora et son canari.
lundi 30 juin 2008
A corps parfait
Corps à corps,
Corps...
Parfait,
Par fait, mais fait de quoi ? Ce corps qu'on veut, qu'on aime, qu'on souhaite parfait.
Perfection... le corps aussi doit, se doit -être parfait
Sans rien de trop, ni trop, ni pas assez, juste la mesure, le corps qu'il faut..
Faut-il alors accorder le corps à la perfection, sans fausse note, être en accord, en bon accord cela vaut mieux.. Il parait !
Mais qui donne le la. Le la de cet accord ?
A corps parfait, vous devez être, vous madame, mais vous aussi monsieur..
Egalité des sexes..N'est-il pas ?
Cela vaut aussi en ce sens....
Alors le corps parfait devient un objectif, avant de devenir, d'être et de rester une obsession
Il le faut ce corps parfait, pour cet été, objectif vacances.....Car enfoui sous la masse informe des vétements, enveloppe protectice, salvatrice il peut être presque parfait....Ca ne se voit pas vraiment, même si l'autre le devine, le moi le sait lui....Que ce n'est pas parfait !
Mais les beaux jours, le soleil, les vacances, la plage et le maillot qui va en théorie avec exige le no défaut ! Zéro défaut ! C'est ça être parfait !
On ne plaisante pas, et il faut s'y prendre des semaines avant, voir des mois....Anticiper ce corps parfait ! le visualiser, l'imaginer, le rêver, le fantasmer....
Et commencer les régimes, les massages, les tisanes minceurs, les trucs et machins miraculeux sensés rendre à ce corps qui aimerait bien se laisser un peu aller, l'allure de la perfection.
Se laisser aller.... Expression à bannir, bonne pour les looser, les Omer Simpsons...
Il convient de se prendre en mains, en bonnes mains, pour masser, modeler, traquer le bourrelet, immonde et infame qui dépasse du satané maillot !
Qui dépasse.... Dé passe !
Immontrable à voir, et à montrer à voir ! Quel indécence
Quel laisser aller !
Comment ressembler à la Peggy du Saloon, à la fille du magazine, qui affiche en vous narguant ce corps parfait que vous n'aurez jamais !
Qui tout en affichant ce corps parfait se masse sensuellement avec la dernière crème minceur qui est sensée venir à bout de la cellulite ou de la peau d'orange...
C'est indécent !
Il ne faut plus rien manger, pas de sucre, pas bien ! pas de pain, pas bien, pas de gâteau, sacrilège
"Affamez vous", qu'ils disaient, et "vous l'aurez ce corps parfait"
"Il faut souffrir pour être belle" encore un aphorsisme qu'on se croit devoir prendre au pied de la lettre.
Il parait aussi que certains gagnaient leur pain à la sueur de leur front, c'est ce corps parfait qu'il faut gagner à l'arrache", à la force du poignet, par du poignée d'amour, mais à la poigne des abdos, des pompes et des km de jogging... N'oubliez pas de boire, car il faut éliminer !
Injonction perverse que celle là, corps parfait...Prenez soin de vous !
Comment prendre soin de son corps et le malmener autant afin d'en obtenir une perfection...
Faut-il maltraiter, torturer, ce corps pour en obtenir le meilleur de lui même ? La perfection.
Le torturer, le former et le formater... Lui donner les formes du modèle, le modeler selon...Selon le dicktat dicté par la mode, par les tortionnaires, les bourreaux des Temps modernes qui infligent la torture légale et légalisée. Une torture qui s'étale dans les magazines et que chacun et chacun s'inflige au quotidien
La meilleure des recettes, et qui fait vendre, qui fait vendre des recettes, pour atteindre non le nirvana, encore que ? C'est peut-être là la perfection !
Injonction paradoxale et schizophrène qui fait de l'homme et de la femme un objet, un objet qui devra et devrait être convoité par celui et celle qui rêve d'atteindre lui aussi cette perfection
perfection du corps parfait, imaginé et fantasmé, innatteignable et innaccessible, qui reste et restera la Terre Promise, celle dont on rêve mais qu'on n'ose imaginer etre sienne, atteindre un jour. Une nuit peut-être, en rêve, en rêve simplement,mais dont on ne parlera pas...Fragile rêve, porcelaine d'une nuit, pantouffle de verre qui redevient chausson difforme au petit matin....!
Corps parfait dont on rêve, corps fantasmé, sympbole du bonheur, mais d'un bonheur surfait qui ne comble pas les rides, mais seulement le papier glacé de ces magazines qui ne racontent rien, mais qui balancent à la figure, de manière indécente, des corps désincarnés et sans âme de mannequins de papiers sans vie et sans forme..
Cmment peut on rever de ça ? D'atteindre cette perfection là, cette per version là ?
Perfection versus perversion
Abus de langage, abus de substance, oui, de substance vitale qui à entrendre viendrait à l'encontre de ce corps parfait
Coprs parfait, lisse et sans âme
Nulle cicatrice de vie, de souffrance et de douleur, lisse à perte de vue, et perte de caresse, qu'on effleure sans toucher, car on pourrait le briser
Fragilité de ce corps presque sans vie objet inanimé qui n'a plus d'âme, âme qui s'est vendue au plus offrant des crèmes qui lui a promis d'oter, d'éliminer ce qui n'était pas parfait !
Un corps qui ne souffre plus de ne plus se souffrir, de ne plus s'aimer mais qui ne peut se hair, un corps qui ne s'appartient plus tout à fait, qui est allé rejoindre cette armée de corps parfaits, pour défiler sans rien perdre de la fanfare..De celle de ces fêtes imposées ou plus personne ne comprend pourquoi elle est là, et depuis si longtemps...Immuable...
Un corps qu'on aime, ou qu'on aime pas, c'est souvent le cas, qu'on aime tant quon maltraite afin qu'il soit parfait. L'amour est proche de la haine, la haine est proche de l'amour...Parfois même ils se confondent, ils s'entremèlent, et se mèlent tant qu'on ne sait plus vraiment de quoi il s'agit !
Parfait, c'est aussi une course, un challenge, aller au bout de ses forces, au bout de soi même, remporter le premier prix...Etre parfait, c'est toujours mieux qu'a peu près, à ce qu'il parait...
Comme un piaono que l'aveugle essaie à moultes reprises et sans succés d'accorder...Car quelque chose est cassé, qu'elque chose s'est cassé, cassé à jamais, il manque une pièce, introuvable, cet espèce d'objet a, qu'on cherche et ne trouve pas, une espèce d'obscur objet du désir, mais de quel désir ?
Parfait, pas imparfait, au présent et non au futur, maintenant, parfait un corps parfait
Mais de quelle perfection parle t-on au juste ?
Qui décide de quoi ? Et pour qui ?
Quelle est la liberté du sujet là dedans ?
Etre parfait, à la perfetion
Prendre l'injonction au pied de la lettre, au pied de la balance....
Ou faut-il s'en balancer justement, et balancer cette idée de la perfection qui n'est parfaite que pour les autres par les autres, mais qui n'a pas de sens pour soi ?
Pour être dans l'accord par fait ?
Corps...
Parfait,
Par fait, mais fait de quoi ? Ce corps qu'on veut, qu'on aime, qu'on souhaite parfait.
Perfection... le corps aussi doit, se doit -être parfait
Sans rien de trop, ni trop, ni pas assez, juste la mesure, le corps qu'il faut..
Faut-il alors accorder le corps à la perfection, sans fausse note, être en accord, en bon accord cela vaut mieux.. Il parait !
Mais qui donne le la. Le la de cet accord ?
A corps parfait, vous devez être, vous madame, mais vous aussi monsieur..
Egalité des sexes..N'est-il pas ?
Cela vaut aussi en ce sens....
Alors le corps parfait devient un objectif, avant de devenir, d'être et de rester une obsession
Il le faut ce corps parfait, pour cet été, objectif vacances.....Car enfoui sous la masse informe des vétements, enveloppe protectice, salvatrice il peut être presque parfait....Ca ne se voit pas vraiment, même si l'autre le devine, le moi le sait lui....Que ce n'est pas parfait !
Mais les beaux jours, le soleil, les vacances, la plage et le maillot qui va en théorie avec exige le no défaut ! Zéro défaut ! C'est ça être parfait !
On ne plaisante pas, et il faut s'y prendre des semaines avant, voir des mois....Anticiper ce corps parfait ! le visualiser, l'imaginer, le rêver, le fantasmer....
Et commencer les régimes, les massages, les tisanes minceurs, les trucs et machins miraculeux sensés rendre à ce corps qui aimerait bien se laisser un peu aller, l'allure de la perfection.
Se laisser aller.... Expression à bannir, bonne pour les looser, les Omer Simpsons...
Il convient de se prendre en mains, en bonnes mains, pour masser, modeler, traquer le bourrelet, immonde et infame qui dépasse du satané maillot !
Qui dépasse.... Dé passe !
Immontrable à voir, et à montrer à voir ! Quel indécence
Quel laisser aller !
Comment ressembler à la Peggy du Saloon, à la fille du magazine, qui affiche en vous narguant ce corps parfait que vous n'aurez jamais !
Qui tout en affichant ce corps parfait se masse sensuellement avec la dernière crème minceur qui est sensée venir à bout de la cellulite ou de la peau d'orange...
C'est indécent !
Il ne faut plus rien manger, pas de sucre, pas bien ! pas de pain, pas bien, pas de gâteau, sacrilège
"Affamez vous", qu'ils disaient, et "vous l'aurez ce corps parfait"
"Il faut souffrir pour être belle" encore un aphorsisme qu'on se croit devoir prendre au pied de la lettre.
Il parait aussi que certains gagnaient leur pain à la sueur de leur front, c'est ce corps parfait qu'il faut gagner à l'arrache", à la force du poignet, par du poignée d'amour, mais à la poigne des abdos, des pompes et des km de jogging... N'oubliez pas de boire, car il faut éliminer !
Injonction perverse que celle là, corps parfait...Prenez soin de vous !
Comment prendre soin de son corps et le malmener autant afin d'en obtenir une perfection...
Faut-il maltraiter, torturer, ce corps pour en obtenir le meilleur de lui même ? La perfection.
Le torturer, le former et le formater... Lui donner les formes du modèle, le modeler selon...Selon le dicktat dicté par la mode, par les tortionnaires, les bourreaux des Temps modernes qui infligent la torture légale et légalisée. Une torture qui s'étale dans les magazines et que chacun et chacun s'inflige au quotidien
La meilleure des recettes, et qui fait vendre, qui fait vendre des recettes, pour atteindre non le nirvana, encore que ? C'est peut-être là la perfection !
Injonction paradoxale et schizophrène qui fait de l'homme et de la femme un objet, un objet qui devra et devrait être convoité par celui et celle qui rêve d'atteindre lui aussi cette perfection
perfection du corps parfait, imaginé et fantasmé, innatteignable et innaccessible, qui reste et restera la Terre Promise, celle dont on rêve mais qu'on n'ose imaginer etre sienne, atteindre un jour. Une nuit peut-être, en rêve, en rêve simplement,mais dont on ne parlera pas...Fragile rêve, porcelaine d'une nuit, pantouffle de verre qui redevient chausson difforme au petit matin....!
Corps parfait dont on rêve, corps fantasmé, sympbole du bonheur, mais d'un bonheur surfait qui ne comble pas les rides, mais seulement le papier glacé de ces magazines qui ne racontent rien, mais qui balancent à la figure, de manière indécente, des corps désincarnés et sans âme de mannequins de papiers sans vie et sans forme..
Cmment peut on rever de ça ? D'atteindre cette perfection là, cette per version là ?
Perfection versus perversion
Abus de langage, abus de substance, oui, de substance vitale qui à entrendre viendrait à l'encontre de ce corps parfait
Coprs parfait, lisse et sans âme
Nulle cicatrice de vie, de souffrance et de douleur, lisse à perte de vue, et perte de caresse, qu'on effleure sans toucher, car on pourrait le briser
Fragilité de ce corps presque sans vie objet inanimé qui n'a plus d'âme, âme qui s'est vendue au plus offrant des crèmes qui lui a promis d'oter, d'éliminer ce qui n'était pas parfait !
Un corps qui ne souffre plus de ne plus se souffrir, de ne plus s'aimer mais qui ne peut se hair, un corps qui ne s'appartient plus tout à fait, qui est allé rejoindre cette armée de corps parfaits, pour défiler sans rien perdre de la fanfare..De celle de ces fêtes imposées ou plus personne ne comprend pourquoi elle est là, et depuis si longtemps...Immuable...
Un corps qu'on aime, ou qu'on aime pas, c'est souvent le cas, qu'on aime tant quon maltraite afin qu'il soit parfait. L'amour est proche de la haine, la haine est proche de l'amour...Parfois même ils se confondent, ils s'entremèlent, et se mèlent tant qu'on ne sait plus vraiment de quoi il s'agit !
Parfait, c'est aussi une course, un challenge, aller au bout de ses forces, au bout de soi même, remporter le premier prix...Etre parfait, c'est toujours mieux qu'a peu près, à ce qu'il parait...
Comme un piaono que l'aveugle essaie à moultes reprises et sans succés d'accorder...Car quelque chose est cassé, qu'elque chose s'est cassé, cassé à jamais, il manque une pièce, introuvable, cet espèce d'objet a, qu'on cherche et ne trouve pas, une espèce d'obscur objet du désir, mais de quel désir ?
Parfait, pas imparfait, au présent et non au futur, maintenant, parfait un corps parfait
Mais de quelle perfection parle t-on au juste ?
Qui décide de quoi ? Et pour qui ?
Quelle est la liberté du sujet là dedans ?
Etre parfait, à la perfetion
Prendre l'injonction au pied de la lettre, au pied de la balance....
Ou faut-il s'en balancer justement, et balancer cette idée de la perfection qui n'est parfaite que pour les autres par les autres, mais qui n'a pas de sens pour soi ?
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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.