Psychanalyse Aujourd'hui

Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne

Accompagner le désir d'être Soi
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.

"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir

Mon livre : "j'aime ma vie"

lundi 22 septembre 2025

L' haim



Je me suis demandé "pourquoi ais je écris sur cette complétude ?
Sur ce fantasme

Et ce matin jour de ma naissance je me suis dit :
Tout simplement parce que je suis l'incomplétude, et la vis depuis l'enfance, depuis que je suis au monde moi qui n'aurait pas du y venir
Sans doute là l'origine de mon étrangeté.

Cette incomplétude, c'est le manque, toute la somme des manques qui font mon existence, l'absence de ceux qui j'ai aimé plus que tout et qui ne sont plus là, ceux qui m'ont fait aimé la vie, mais qui sont morts, disparus et qui ne reviendront pas sur cette terre
Néanmoins ils vivent et vivront en moi jusqu'à mon dernier souffle, car ils sont ma vie
Ils m'ont donné tellement.

Mon incomplétude est marquée par ces brisures, ces cassures, cette faille immense, cette plaie béante et qui saigne toujours, tous les jours
Jamais je n'ai cherché à la combler car ceux que j'ai aimé sont irremplaçables.
J'ai pensé mourir moi aussi, car certaines absences sont une tragédie et un éternel tourment
D. l'Eternel Tout Puissant a placé sur mon chemin ceux qui m'ont appris à vivre avec ces béances et à en faire une force. 

Alors j'ai choisi la vie.

Au fond de moi il y a la tristesse, pas la mélancolie, mais une profonde tristesse, dans mon coeur, dans mon âme et mon regard. Présente depuis toutes ces années elle fait partie de moi elle est moi et je suis elle.

"Tes grands yeux clairs et tristes par fois" me dit'on.
C'est vrai  c'est ainsi 
C'est ce que je suis

J'aime la vie, elle m'a donné et me donne encore de belles choses à vivre, à aimer.
Je n'ai jamais cherché à recoller, à poursuivre ce qui a été brisé et perdu à tout jamais. 
j'accepte mon incomplétude et en fais une force. 

Ce que je vis est nouveau, sans nostalgie du passé, je suis ouverte à la vie et ne ferme pas la porte, même si parfois je la maintiens entre ouverte.
Vouloir retourner à un passé est une illusion, un fantasme

J'avance sur mon chemin. Ma Foi inébranlable m'est d'un grand soutien. 

Je suis une nomade, une errante, pour qui jamais et toujours n'ont aucun sens
L'Haim.

Brigitte Judit Dusch, psychanalyste, historienne, exploratrice urbaine, chercheur
Crédit photo @brigittedusch acrylique brigitte Judit.





vendredi 12 septembre 2025

Je voudrai te dire...




Je voudrai te dire

Que tu me manques
Chaque jour et chaque seconde
Que tu es le rayon de soleil de ma vie,
illuminant chaque instant de ton éclat, de ton sourire, de ton regard.

J'attends, je t'attends sans attendre
j'attends que tu reviennes à moi et que tu ne partes plus
Si loin parfois et si longtemps
Jamais
Mais jamais c'est comme toujours
Pour moi c'est qu'il n'y aura plus d'après
Que tout sera figé
Et ça me terrifie
Tout ça toi seul le sait.
Toi seul peut l'apaiser
 
Alors j'aimerai te tendre la main et te dire
Prends là, emporte moi
Dans une danse, un tourbillon céleste
Qui ne s'arrête pas
Toi et moi.

J'aimerai déposer les armes
Et ne plus être en guerre
Mais je n'ai connu que ça
Apprends moi la paix
Celle de l'âme, de l'esprit, de l'instant

Reviens prés de

moi, ne repars plus jamais loin de moi
Je souffre du manque de toi
Je veux dormir prés de toi, chaque nuit
Me réveiller près de toi, chaque matin
Je veux que tu sois là et que tu me berces doucement quand un de ces horribles cauchemars me fait hurler de terreur
Car toi seul sait faire ça
Car toi seul sait pourquoi je crie et tremble comme ça.

Tu ne m'as jamais demandé, 
Tu ne me demandes jamais rien
Mais tu me donnes inconditionnellement
Ta douceur et ta tendresse
Ton sourire et ton Amour
"Prends, c'est pour toi, c'est à toi, cet amour est à toi'

Tu ne m'as jamais rien demandé
Tu es heureux quand je ris, je danse, je chante, j'écris, je vis
Tu es heureux de moi

Tu ne m'as jamais demandé
Mais tes mots enveloppent mes blessures
Ils bercent mon coeur et sont la lumière dans l'obscurité
Quand l'ombre des fantômes revient hanter mes nuits

J'aimerai te dire
Que je te sens toujours avec moi dans les moments de calme, les tempêtes les plus violentes, et il y en a.
Que toi seul peut apaiser.
Que toi seul sait m'aimer
Que toi seul sait apprivoiser et comprendre l'âme tourmentée que je suis parfois si souvent.
"Une âme si douce " dis tu 
Tout en sachant qui je suis, ce que je suis
Car tu l'as deviné dés que tu m'as rencontrée
Tu sais lire entre les lignes, recoller les morceaux sans chercher à combler les brisures, sans chercher à raccommoder les blessures, panser et penser les plaies, tu te penches seulement sur mes béances, me prends par la main pour avancer doucement sur le chemin. 

Ton amour est mon sanctuaire
Ton amour est une forteresse
J'aimerai te dire tout ça

J'aimerai ne plus avoir peur de moi
Et m'abandonner à toi
Mais ça non plus je ne sais pas

J'aimerai te dire, viens danser la vie avec moi
Viens faire de cette vie une danse jusqu'au bout de la nuit
Jusqu'au bout de la vie, sans fin,
Je veux danser avec toi sur le rythme de l'impermanence,
Vibrer avec le mouvement de la vie
Je veux enfanter de moi, de ma propre vérité

Prends ma main et envole toi avec moi
Viens, allons frôler l'ombre des étoiles
Nous fondre dans la Lumière
De l'éternité évanescente
Nous serons l'instant qui défie le temps
Nous sommes une étincelle de Lumière traversée par le souffle du vent.
Viens. 
Le vent se lève et je veux tenter de vivre
Avec toi.

Je voudrai te dire tout ça...Mais je ne peux pas
Je sais que tu le sais, que tu le devines car tu lis entre les lignes, les regards même les plus tristes, les paroles, les silences et puis tu relis tu recolles même quand il manque des éclats
Tu ne cherches pas à combler les béances,
Elles sont et tu les accompagnes avec bienveillance
Il faut m'aimer pour ça...

Il faut que j'arrive à te dire tout ça
Il faut que je te demande
Ce que jamais tu ne m'as demandé car tu n'oses pas
OUI, je veux

Tu es mon Refuge, mon Ciel intérieur et ma Maison. Tu es tout ça. Tu es mon Heimat. 
Je t'aime Y.

Brigitte Judit.
Crédit photo @brigittedusch

samedi 30 août 2025

Eloul l'entre deux temps.


Eloul est un temps particulier pour moi, un mois important, il est le mois de ma naissance, mais plus encore D. fait bien les choses et c'est peut-être pour cela qu'il m'a fait advenir au monde à ce moment de l'année le dernier


Eloul est en effet le dernier mois de notre année, il précède Roch Hachana et Kippour. Ce temps singulier est profondément lié à l'expérience de l'incomplétude.
La nôtre, celle du sujet humain. 

C'est en effet un temps d'attente, et de préparation 

Ainsi Eloul n'est ni la fin
Ni le commencement
Il se tient au seuil, fragile, discret, comme une respiration entre deux mots
Un souffle
L'année s'efface, l'autre ne nous est pas encore donnée
C'est un espace suspendu
Entre deux temps

Nous découvrons avec émerveillement la Vérité
La Nôtre, celle de tout sujet humain
Nous sommes inachevés

Eloul nous enseigne
Il nous apprend à habiter l'incomplétude
A reconnaitre que nous avons manqué, failli, oublié
Mais ce manque n'est pas un vide qui condamne
Il est l'ouverture
Celle où peut passer l'infini
Là où la faille se creuse
La prière s'élève
Là où la brisure se dit
Le désir prend feu

On raconte que le "Roi est dans les champs"
Non sur un trône inaccessible
Mais présent, proche de ses enfants
Au milieu de la poussière et des hautes herbes
Il vient à notre incomplétude
Pour nous dire
"Ce n'est pas la perfection que je cherche mais ton retour"

Eloul est cet "entre-deux" 
Ce temps asymptômatique
Où l'on marche sans jamais toucher le point
On s'avance pas à pas
Avec nos manques et nos fissures
Nos désirs inachevés
Et c'est cela même qui fait vivre la Rencontre
Si nous étions complets
Il n'y aurait plus d'élan
Plus d'attente
Plus d'amour

Eloul est l'entre deux
Où l'incomplétude se transforme en chemin
Un mois de souffle et de seuil 
Où le manque devient promesse

L'incomplétude c'est l'impossibilité d'atteindre une perfection définitive. Eloul n'est pas un but en soi, mais un chemin vers les "Jours Redoutables". Semblable à une approche asymptomatique car on ne touche pas le bout, mais on s'en rapproche par élans successifs.

C'est un temps qui fait de l'incomplétude non une faiblesse mais une force et surtout une dynamique. 

Eloul enseigne que c'est le manque qui garde vivant le lien à l'infini

Ainsi je ressens profondément et intimement mon incomplétude, car celle ci devient prière, où le manque s'élève en désir et la faille s'ouvre à l'infini.


Brigitte Judit Dusch, historienne, psychanalyste, exploratrice urbaine, chercheur
Crédit photo @brigittedusch

mercredi 27 août 2025

Il n'y a pas de mots



Il n'y a pas de mots
Ou alors je ne les trouve pas
Il n'y a que le silence
Je n'ai que le silence
Je suis le silence
Mon Tout Petit, mon Amour parti si vite avant même d'avoir pris le temps de voir le monde
Mon Tout Petit mon Amour, je n'ai pas de mots je n'ai que des larmes
Des larmes de verre et de sang qui me déchire le coeur et l'âme
Pas un jour, pas une seconde où je ressens ce vide, 
Ce vide en moi 
Ce vide de toi
 Ce vide de mes bras
Mes bras vides de toi
Mes bras qui ne peuvent plus te protéger, te bercer, t'aimer
Mon Tout Petit, mon Amour, mon Enfant ma vie
Le silence est le seul mot
Que je t'offre pour exprimer mon immense chagrin.

A mon Petit Sabra, à notre enfant
Brigitte Judit

mardi 26 août 2025

L'Etat de grâce



C'est un instant magique, unique, singulier, qui advient, survient comme çà

Il faut simplement être là, présent, à soi, au monde, à l'Univers
Etre en conscience de ne faire qu'un avec Lui, car Il est l'Univers.
Il est le Tout. 
Il est ce champ d'informations cosmique décrit par David Bohm où la matière et la conscience ne sont pas séparées, faisant partie d'un champ unifié.
Ce grand Tout est ce champ unifié, une réalité fondamentale, invisible mais omniprésente. C'est un ordre implicite donnant naissance à l'ordre explicite de la réalité

C'est une bénédiction, un merveilleux cadeau, une joie infinie, une communion avec l'Infini.
Un lien unique et Originel
Le lien de l'Homme avec la Matrice, celle dont il est issu, là d'où il vient, là où il a été conçu.

Berechit
Celle de soi


L'Etat de Grâce, c'est être pleinement dans ce lien. Un lien que jamais nous n'avons quitté vraiment, mais seulement mis de côté dans  notre mémoire et oublié parfois. Et Pourtant il est là en chacun de nous.
Ainsi 

C'est accepter que le Savoir est déjà là, en perpétuel mouvement écouter et regarder

C'est une infrastructure dynamique où toutes les particules et événements sont interconnectés et la conscience liée permettant une interaction entre l'esprit et la matière. Ce concept dépasse la dualité entre le physique et le mental donnant une vision holistique de l'Univers.
C'est une réalité invisible, fondamentale et unifiée constituant la base de toute existence matérielle et consciente reliant tous les éléments de l'univers dans une harmonie dynamique

C'est une gigantesque banque de données mise à jour à chaque instant, car dans l'Univers rien ne peut être figé, jamais

C'est un principe fondamental, le temps est en mouvement, est vivant, comme nous le sommes.
C'est un lien intime avec l'Univers, avec ce qui nous dépasse
C'est une Union vivante avec le Divin. 

C'est une invitation à
Ouvrir son esprit mais aussi et surtout son âme, car le savoir brut n'est rien sans la compassion, la présence et l'humilité. Notre demande ne peut pas être seulement intellectuelle car le Savoir est vivant et c'est aussi et surtout une gestation de l'âme, une traversée intérieure de cette Connaissance Universelle.
C'est l'accouchement d'une vibration.
Un lien et une Lumière partagés

Ainsi suffirait-il de se servir ? De prendre sans rien donner ? recevoir avec gratitude  ? Seulement.
Oui, humblement, non pour posséder, avoir, détenir, mais pour ouvrir son esprit, capter, comprendre et tisser
C'est accueillir et relier, donner du sens pour donner ; transmettre
C'est une danse au milieu du Savoir, c'est être incarné
Et la couturière, la dentellière se met à l'ouvrage, cent fois, mille fois s'il le faut, elle fait danser les fils sur son métier pour tisser une oeuvre vivante

C'est le Bonheur. 
Et je comprends car j'écoute
SHEMA

Je suis appelée, je ne suis pas un accident mais un partenaire dans l'oeuvre du monde et nous le sommes tous.
L'Etre humain est le co créateur du Monde ; c'est une Mission

Et D. se retira. 

Et l'être humain a pour mission d'élever, de réparer (le tikkoun) de sanctifier le quotidien par les mitsvot. Chaque acte, même infime nous rapproche du divin et devient une rencontre avec lui, chaque acte vient restaurer les brêches spirituelles et morales du monde.
Ainsi les mitsvot sont des ponts vers D.ieu des gestes d'amour, des liens, des signes d'alliance
Cet état de grâce et cette rencontre nous permet l'accès, à cet espace infini de l'Infini qui ne finit jamais de l'être. 


C'est un passage, une illumination qui traverse tout mon être et m'emporte au sein de l'Univers, Il est et je suis. Je suis le fragment de ce Tout
Un Tout impermanent, infini  et en perpétuel devenir

Tout le Savoir est là, en moi, en nous et il suffit de nous y ouvrir, de nous émerveiller, d'aimer, de tisser le sens dans tous les sens pour honorer la Vie, porter la Lumière de l'Un vers la multiplicité du Monde 
C'est une mission, celle de chaque être; elle n'est pas figée c'est un appel continu à être présent et en conscience
C'est une offrande de L'Univers qui m'est donnée et qui me rapproche de D.ieu. 

C'est une expérience extraordinaire, unique et magique
C'est frôler l'ombre des étoiles 
Et accoucher du Savoir.

Brigitte Judit Dusch, historienne, chercheuse, psychanalyste, exploratrice urbaine
Crédit photo @brigittedusch (choisie par Sacha Dusch)

vendredi 22 août 2025

Il y a tant de choses que je ne te pardonne pas



Tu m'as demandé de te répondre et c'est bien difficile.

Je vais cependant essayer 
Tes mots sont durs comme souvent, ce sont des coups de sabre.
Il y a tant de choses que je ne te pardonne pas !

Non je ne suis pas un petit chat sauvage et tu as toujours su qui j'étais, dés le premier jour de notre rencontre.
Et tu me dois une vie, mais nous n'en sommes plus là.


Non je n'oublie pas ton silence à ce moment là où j'avais si besoin de toi, si besoin que tu sois là tout prés de moi pour que je ne meure pas.
Non je ne te pardonne pas ton absence lorsque j'étais entre la vie et la mort.
Tous les jours j'attendais, je t'attendais, mais rien, pas un mot, rien, et je voyais le regard gêné des médecins quand je demandais si tu étais là si tu avais appelé.
Je sais que tu en avais la possibilité, et j'ai souffert de toute mon âme de ce silence. Tu m'as abandonnée.
Alors pourquoi ?

J'ai compris alors que je ne pouvais plus avoir confiance, que je ne pouvais plus te confier ma vie, puisque tu ne voulais pas même être là pour m'accompagner vers la mort.
A cette époque nous combattions pour une même cause.. Et tu n'es pas venu. Aujourd'hui nous ne serions plus dans le même camp, alors que ferais tu ?

Tout ça tourne souvent en boucle dans ma tête, c'est deux de mes hommes qui ont risqué leur vie pour m'arracher à cet enfer, ils ont traversé le feu sans savoir si j'étais vivante ou morte, ils m'ont dit plus tard "Commandant, jamais on ne t'aurait laissée dans ce merdier avec ces bâtards.."

Et toi ? Qu'aurais tu fait ? je me le suis souvent demandé, y serais tu allé ? Comme ce jour, lorsqu'on s'est rencontré et que tu as eu des états d'âme ? Si j'en avais eu ; serais tu la, en vie aujourd'hui ?
Je me suis interdit de penser à tout ça, mais tu m'y obliges alors voilà.

Tu ne me respectes pas, tu ne vois que toi et ton désir pour moi.

Tu ignores cet homme qui partage mon cœur et ma vie, même s'il est loin en ce moment. Toi aussi tu l'as été, si souvent.
Contrairement à toi je suis fidèle, et que je ne peux être que la femme d'un seul homme. Il est cet homme.
Tu me dis qu'il a de la chance, je te réponds moi aussi, c'est un cadeau de D.
Tu dis "il ne reviendra peut-être pas" c'est d'une cruauté absolue, tu te moques donc du chagrin que j'éprouverai encore !  c'est indigne d'un soldat, indigne d'un homme. Je refuse d'entendre ça.

Tu te moques de tout en vérité je crois, sauf de ton désir, ton désir de me posséder. Il n'y a que ça !
Je ne suis pas à toi, je ne suis à personne, je ne suis pas un objet, mais une femme qui a besoin d'aimer et d'être aimée, pas possédée. 
Je ne suis pas un trophée, j'ai besoin qu'on me protège, qu'on prenne soin de moi.. Tout ce que tu ne fais pas, et que tu n'as jamais fait vraiment, je suis fragile aussi, tu l'oublies si souvent.

Tu confonds un peu trop désir et amour.
Oui je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai toujours, je t'ai désiré, j'aime l'amour et nous nous sommes aimés avec passion, oui tu as raison, j'aimais ça. Nous aimions ça et je ne regrette rien de tous ces moments de passion. Nous nous sommes donné tout ça..
Mais, la vie n'est pas que ça
Lorsque nous vivions ensemble il m'est arrivé de penser un court instant fonder une famille moi qui avait perdu la mienne tragiquement, j'aurai aimé te donner d'autres enfants. Nos vies ne nous l'ont pas permis, mais sache que j'aurai aimé ça.

Je ne t'en veux pas, ta vie c'était (et c'est toujours)  la guerre, tes missions, conduire tes foutus blindés, commander Tes Hommes, les Honneurs. Nous n'allons pas refaire l'histoire, c'est le passé. 

En réalité tu me veux parce que tu ne m'as pas.
Prends un peu de temps pour méditer tout ça.
Bien affectueusement, quand même.


jeudi 21 août 2025

Ces visages qu'ils n'ont pas voulu voir




C'est encore dans la douleur que j'écris ce matin, à propos de Levinas et le visage de l'autre. N'y a t-il donc que la Douleur ? Quel message d'espoir vais-je pouvoir faire passer ? Mais dire, écrire la Vérité est un devoir que j'ai toujours accompli. C'est aussi une Mitsva


"Le regard qui nous regarde, ce visage qui nous fait face évoque une responsabilité infinie. Lorsqu'il nous interpelle il nous place dans une position d'engagement, de devoir sans recours à la parole. Le visage ne parle pas, mais il nous oblige. Il nous rappelle que l'éthique commence dans cette rencontre première, cette confrontation non verbale qui nous met face à l'autre dans notre vulnérabilité et sa dignité.
Ainsi j'ai le devoir d'écrire encore.
"Dans cette rencontre où l'on voit l'autre dans sa vulnérabilité et sa dignité se joue également la responsabilité essentielle. Celle de préserver l'Humanité à l'autre, face à toute tentation de la réduire ou de l'effacer. La Shoah et le 7 octobre nous rappellent brutalement ce qui implique la perte de la dignité. Primo Levi évoquant cette désubjectivation avec ces mots d'une force absolue « on se ressemblait tous » soulignant que dans la relation à un corps à une simple masse, l'unicité, l'individualisation avaient disparues laissant place à la barbarie. Sans visage et sans nom
La déshumanisation en niant le visage et la différence défait la racine même de l'éthique, celle qui nous engage à voir l'autre dans sa singularité, dans toute sa vulnérabilité et sa dignité"
Brigitte Judit, le 21 août 2025 Crédit photo @brigittedusch
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Nota bene

Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.

Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.

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