écrit le 19 août 2026
C'est un arrachement du sol
Il reste quelque chose là bas, non un objet mais une partie de mon coeur
Il n'y a pas de regret seulement une douleur sourde,
Celle d'une plaie qui ne cicatrise qu'à demi
Il y a quelque chose qui dépasse la nostalgie.
La nostalgie regarde en arrière.
L'arrachement, lui, continue à faire mal au présent.
« Il reste quelque chose là-bas, non un objet mais une partie de mon cœur »
Il ne s'agit pas d'une métaphore facile.
Le lieu est véritablement devenu dépositaire d'une part de moi.
C'est pourquoi revenir n'est pas un simple désir
Partir n'a pas été un simple déménagement.
Mais
« Il n'y a pas de regret. »
Le regret suppose qu'on aurait voulu agir autrement ou que l'on rêve d'un passé différent.
Ce n'est pas le cas, c'est plutôt le deuil d'une présence, celle là même qui m'inflige une
« Une douleur sourde, celle d'une plaie qui ne cicatrise qu'à demi. »
Une demi-cicatrice est une image très parlante.
La peau s'est refermée suffisamment pour que l'on vive, mais au moindre mouvement, au moindre souvenir, la douleur rappelle que la blessure n'est jamais totalement ancienne.
Elle est là silencieuse parfois, mais là.
Peut-être est-ce même la définition d'un véritable arrachement ?
Ca ne guérit pas complètement, non parce que l'on refuse de guérir, mais parce que ce qui a été séparé était vivant.
