Elle a faim, encore faim, comme elle dit elle "crève de faim"!
Elle a faim, mais ne mange pas, n'ose pas manger, de peur que ...
Parce que si elle mange, rien qu'un peu "ça se voit tout de suite"
Alors elle a faim, pourtant elle a faim...
Dés qu'elle mange, elle se demande comment faire pour éliminer ce qu'elle a mangé, absorbé, ce qui est dans son corps
Alors elle bouge, fait du sport, des excercices, des abdos, de la gym à n'en plus finir
Elle absorbe parfois des diurétiques.. Des laxatifs
Il faut maigrir
"Maigrir" ?
Oui, ne pas prendre de poids.. Au moins..
Elle n'a aucunement besoin de maigrir, son poids "est dans la norme"
Pourtant...
Tout le monde le lui dit, lui montre, sur des photos, dans la glace..
Même la balance..
Pourtant
Elle n'entend pas, ne le croit pas...
Elle ne reconnait pas la silhouette que lui renvoie le miroir.... Comme sienne..
Une image déformée aperçue à travers un prisme déformant...
Elle est persuadée d'avoir des kilos en trop, d'être serrée, ballonnée, dés qu'elle mange un "tout petit quelque chose"
Alors elle se prive, et "crève de faim"
A défaut de crever, d'autre chose, de crever tout court ! Dit-elle
Elle ne se voit pas comme les autres la voit, ou les autres ne la voit pas, telle qu'elle se voit, donc telle qu'elle est...
Elle est persuadée que son corps n'est pas parfait, qu'il est trop... Trop gros...
Alors elle ne mange pas, elle a faim...
Elle voit les filles sur les magazines, voudrait leur ressembler, avoir le même corps
Elle voudrait mettre des vêtements de femme mais dans une taille de petite fille
Elle souffre...
Elle n'écoute pas ses proches qui s'inquiétent pour elle...
Elle se regarde encore dans la glace : se trouve des défauts, du trop, toujours, un trop qu'il faut gommer, zapper, effacer
Effacer....
Elle a faim, personne ne sait à quel point elle a faim, personne ne sait quels sont les efforts qu'elle fait chaque jour... Explique t-elle..
Chaque jour, des privations, des renoncements...
Mais un corps qui ne lui dictera pas sa loi, qui doit au contraire se discipliner, se plier à ses exigences à elle et surtout cesser de réclamer, de crier, de gémir, d'avoir besoin...
Alors elle mange un peu, quand même.. Il faut bien, mais pas plus, ce qu'il faut...
Elle ne fait pas semblant, semblant de manger, "comme ces filles qui vomissent après", elle ne mange pas, pas vraiment, elle picore quelques aliments, un peu, et pas plus, sinon..
Ca se voit, ses vétements la serre, elle ne se sent pas bien...
Elle mangerait bien, des sucreries, des gâteaux, des chocolats, elle en a envie, mais ....
Il ne faut pas, alors elle ne mange pas, ou un peu.. Juste un tout petit peu...
Ce juste un tout petit peu lui permet de survivre, mais ne lui permet pas de s'aimer, car elle ne s'aime pas comme ça, il manque quelque chose, ce quelque chose en trop qui fait que ça ne va pas, ni dans sa tête ni dans son corps
Elle ne veut rien entendre, et continue d'avoir faim, car manger n'est pas une fin en soi, manger pour apaiser une faim qui fait que ce corps à mal,que ce corps fait mal, que ce corps crie et réclame... Une faim pour apaiser, mettre un terme à cette souffrance, que cette douleur ait une fin
C'est peut-être juste un problème de fin ?
L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
lundi 27 septembre 2010
vendredi 24 septembre 2010
Elle est ailleurs
Elle est ailleurs
Où, je n'en sais rien, mais elle n'est pas là…
Cela fait un petit moment que je me dis que ça ne va pas, que j'essaie d'en parler autour de moi, mais...
Personne n'entend vraiment !
On me dit que je dramatise, que je vois toujours la maladie, partout, là où elle n'est pas forcément, que c'est une déformation professionnelle...
Que ....
A quoi je réponds "quand même, je ne vois pas des fous partout !"
Pourtant
Non, elle n'est pas folle, loin de là, mais il semble qu'elle oublie... Qu'elle ne se souvient plus...
Nous ne nous voyons pas, plus, depuis longtemps, c'est comme ça, nous ne nous sommes jamais beaucoup vues.
Mais nous nous téléphonons
Je lui téléphone plus tôt
Souvent... Quelquefois
A chaque fois, je dois passer du temps, à expliquer, lui dire qui je suis, les enfants, lui expliquer, leur prénom..
Puis ça revient
Elle me parle de sa vie, pas de ce qu'elle a fait hier, ce matin, aujourd'hui, mais de celle d'avant, de bien avant, quand elle était avec ses parents, son frère...
Elle rit. C'était bien !
C'était à Paris !
Elle ne parle pas d'aujourd'hui
J'essaie de lui demander comment elle va, savoir ce qu'elle fait
Elle est loin et je m'inquiéte parfois, mais elle ne veut pas que je vienne la voir,
Elle ne veut voir personne, elle veut être seule, la solitude ne l'ennuie pas
Les autres l'ennuient ....
Je crois
Elle a choisi de s’emmurer dans le silence, qui la protège, qui l’isole de la souffrance, de sa souffrance, de ces non dits, d’une vie qu’elle n’a pas entièrement choisie, peut-être…
Solitude, silence…
Elle vit seule, comment ? Je ne sais pas trop
J'ai quelques nouvelles en téléphonant au voisin, un peu moins vieux, un peu plus valide, qui va la voir, qui l'aide à nourrir les chats, qui l'aide, qui rapporte le pain
Et puis il y a les "aides", qui viennent pour le ménage, pour l'aider à rester là, dans sa maison, là où elle se sent bien
Elle ne monte plus dans sa chambre, les escaliers sont trop dangereux, alors elle (ou quelqu'un ?) a déplié le canapé dans le salon pour qu'elle puisse dormir sans trop de danger, sans risquer de tomber..
Le médecin est scandalisé ! Comment peut-on la laisser là ? Chez elle ? Comme ça ! Alors qu'il y a des maisons...
Des maisons, elle n'en veut pas ! Elle veut sa maison, vivre dans sa maison, celle où je suis née,
Cette maison me disait elle, quand elle allait encore bien, je la connais par coeur, je connais chaque mur, chaque pierre, chaque endroit. C'est chez moi !
Elle ne voulait pas en partir, même pour les vacances, même pour venir nous voir, elle ne venait presque jamais nous voir, et n'aimait pas nous voir, elle voulait être tranquille
Comme si elle ne voulait pas que nous voyions, que nous la voyions... Vieillir peut-être ?
Elle a toujours été coquette, angoissée par la vieillesse, ne voulait dépendre de personne
Seule, solitude, ne pas ennuyer les autres
Rester seule avec elle même
Sa petite chienne est morte, personne n'a osé lui dire, on lui a menti, on lui cache la vérité, quand elle demande où elle est, ils répondent qu'elle est encore chez le vétérinaire, qu'elle va revenir
Elle ne dit rien, puis n'y pense plus...
Elle est entourée de ses chats, d'une multitude de chats, qui vont qui viennent, elle a toujours aimé les chats, elle m'a transmise sa passion des chats, des livres, de la connaissance, du savoir, de la discussion, elle m'a tant donné, sans le savoir peut-être...
Elle m'a donné tout ça, tout ce qu'elle savait.. Et maintenant elle ne sait plus rien !
Elle ne sait plus si elle s'est lavée, si elle a mangé..
Elle mange n'importe quoi, s'habille n'importe comment elle qui aimait tant la mode, les bijoux, décorer sa maison, se parfumer, être élégante...
Elle tient des propos inconvenants ! Elle qui avait tant de retenue, usait de beaux mots....
Puis elle est tombée, un jour, en voulant aller.... ?
Le médecin la fait hospitaliser
Le voisin est navré "Je ne pouvais faire autrement tu sais ! Elle ne peut plus rester là, ce n'est plus possible
Rassurer le voisin lui dire qu'il a bien fait.. Téléphoner à l'hôpital...
Elle est infernale, se sauve et insulte le personnel ! Elle veut rentrer chez elle
Je pleure doucement, je sais que c'est fini que je ne la reverrai pas
Je ne lui ai pas dit aurevoir..
Cette nuit là, elle est venue, me voir dans mon sommeil, me dire... me parler, me rassurer..
Le matin l'hôpital m'informe de sa mort
Doucement elle s'en est allée, ailleurs...
Au revoir Maman !
A Sarah.
Où, je n'en sais rien, mais elle n'est pas là…
Cela fait un petit moment que je me dis que ça ne va pas, que j'essaie d'en parler autour de moi, mais...
Personne n'entend vraiment !
On me dit que je dramatise, que je vois toujours la maladie, partout, là où elle n'est pas forcément, que c'est une déformation professionnelle...
Que ....
A quoi je réponds "quand même, je ne vois pas des fous partout !"
Pourtant
Non, elle n'est pas folle, loin de là, mais il semble qu'elle oublie... Qu'elle ne se souvient plus...
Nous ne nous voyons pas, plus, depuis longtemps, c'est comme ça, nous ne nous sommes jamais beaucoup vues.
Mais nous nous téléphonons
Je lui téléphone plus tôt
Souvent... Quelquefois
A chaque fois, je dois passer du temps, à expliquer, lui dire qui je suis, les enfants, lui expliquer, leur prénom..
Puis ça revient
Elle me parle de sa vie, pas de ce qu'elle a fait hier, ce matin, aujourd'hui, mais de celle d'avant, de bien avant, quand elle était avec ses parents, son frère...
Elle rit. C'était bien !
C'était à Paris !
Elle ne parle pas d'aujourd'hui
J'essaie de lui demander comment elle va, savoir ce qu'elle fait
Elle est loin et je m'inquiéte parfois, mais elle ne veut pas que je vienne la voir,
Elle ne veut voir personne, elle veut être seule, la solitude ne l'ennuie pas
Les autres l'ennuient ....
Je crois
Elle a choisi de s’emmurer dans le silence, qui la protège, qui l’isole de la souffrance, de sa souffrance, de ces non dits, d’une vie qu’elle n’a pas entièrement choisie, peut-être…
Solitude, silence…
Elle vit seule, comment ? Je ne sais pas trop
J'ai quelques nouvelles en téléphonant au voisin, un peu moins vieux, un peu plus valide, qui va la voir, qui l'aide à nourrir les chats, qui l'aide, qui rapporte le pain
Et puis il y a les "aides", qui viennent pour le ménage, pour l'aider à rester là, dans sa maison, là où elle se sent bien
Elle ne monte plus dans sa chambre, les escaliers sont trop dangereux, alors elle (ou quelqu'un ?) a déplié le canapé dans le salon pour qu'elle puisse dormir sans trop de danger, sans risquer de tomber..
Le médecin est scandalisé ! Comment peut-on la laisser là ? Chez elle ? Comme ça ! Alors qu'il y a des maisons...
Des maisons, elle n'en veut pas ! Elle veut sa maison, vivre dans sa maison, celle où je suis née,
Cette maison me disait elle, quand elle allait encore bien, je la connais par coeur, je connais chaque mur, chaque pierre, chaque endroit. C'est chez moi !
Elle ne voulait pas en partir, même pour les vacances, même pour venir nous voir, elle ne venait presque jamais nous voir, et n'aimait pas nous voir, elle voulait être tranquille
Comme si elle ne voulait pas que nous voyions, que nous la voyions... Vieillir peut-être ?
Elle a toujours été coquette, angoissée par la vieillesse, ne voulait dépendre de personne
Seule, solitude, ne pas ennuyer les autres
Rester seule avec elle même
Sa petite chienne est morte, personne n'a osé lui dire, on lui a menti, on lui cache la vérité, quand elle demande où elle est, ils répondent qu'elle est encore chez le vétérinaire, qu'elle va revenir
Elle ne dit rien, puis n'y pense plus...
Elle est entourée de ses chats, d'une multitude de chats, qui vont qui viennent, elle a toujours aimé les chats, elle m'a transmise sa passion des chats, des livres, de la connaissance, du savoir, de la discussion, elle m'a tant donné, sans le savoir peut-être...
Elle m'a donné tout ça, tout ce qu'elle savait.. Et maintenant elle ne sait plus rien !
Elle ne sait plus si elle s'est lavée, si elle a mangé..
Elle mange n'importe quoi, s'habille n'importe comment elle qui aimait tant la mode, les bijoux, décorer sa maison, se parfumer, être élégante...
Elle tient des propos inconvenants ! Elle qui avait tant de retenue, usait de beaux mots....
Puis elle est tombée, un jour, en voulant aller.... ?
Le médecin la fait hospitaliser
Le voisin est navré "Je ne pouvais faire autrement tu sais ! Elle ne peut plus rester là, ce n'est plus possible
Rassurer le voisin lui dire qu'il a bien fait.. Téléphoner à l'hôpital...
Elle est infernale, se sauve et insulte le personnel ! Elle veut rentrer chez elle
Je pleure doucement, je sais que c'est fini que je ne la reverrai pas
Je ne lui ai pas dit aurevoir..
Cette nuit là, elle est venue, me voir dans mon sommeil, me dire... me parler, me rassurer..
Le matin l'hôpital m'informe de sa mort
Doucement elle s'en est allée, ailleurs...
Au revoir Maman !
A Sarah.
mardi 7 septembre 2010
En attente
mardi 31 août 2010
La mémoire de l'autre (1)
Il en est persuadé, ce qui le fait souffrir, sa haine de l'autre, son mépris de lui même ne vient pas de lui, mais lui vient du père
Il le sait, c'est le fruit d'un long travail, d'une longue quête dans sa mémoire, mais aussi dans celle du Père surtout qui lui donne cette certitude
Mémoire.
-"Pourquoi je n'aime pas les autres, pourquoi je ne m'aime pas ? Pourquoi je ne me prends pas au sérieux ? Pourquoi je crois que les autres ne m'aiment pas etc..
Pourquoi surtout je ne respecte pas les autres et je ne me respecte pas ?"
Le déclic... Celui qui l'amène chez l'analyste
La raison... Cette question du respect
-"Je ne peux penser les autres autrement que trivialement, je ne peux parler d'eux qu'en les insultant...
Je ne peux pas faire autrement
Trop ! C'est trop et il faut que ça cesse "
Un long chemin, douloureux, difficile, un long travail de mémoire, d'histoire, de compréhension de soi, mais aussi des autres qui l'ont précédé
Malgré des études brillantes, un travail interressant, une famille, R ne va pas bien, il ne se sent pas adulte, il ne se sent pas pris au sérieux, pas respecté...
Pourtant...
Il explore son histoire, part à la recherche de son passé, de son enfance, de sa petite enfance...
R a peu de souvenirs au début, il ne sait presque rien de ses parents qui ne l'ont pas élevé, de ce père qu'il craignait et dont il avait honte..
De ce père avec qui il ne partageait rien, qui criait à longueur de journée. Il ne comprenait rien à cet homme là qui n'avait rien à lui donner
Il ne se souvient ni de moments privilégiés ni de tendresse, il n'a en mémoire qu'un homme méchant qui en voulait à la terre entière et n'aimait pas les enfants, n'aimait pas son enfant
-"Il me faisait peur...."
Pourtant il ne savait rien de lui, personne n'avait pris la peine de lui en parler. Cet homme qui éatait son père, semblait pourtant ne pas faire partie de cette famille
Famille bourgeoise et feutrée, où rien ne filtrait, où rien ne se disait ou alors dans un langage que le petit garçon ne comprenait pas. Langage feutré comme les pièces de la maison de ses grands parents, du salon de sa grand mère qui pour "ce père" affichait le plus grand des mépris
Il n'était pas de son monde ! C'est la seule chose qu'il avait alors compris
Et il se demandait ce qu'il pouvait bien y faire ? Dans ce monde là...
Ni sa mère, ni personne ne lui donnerait la réponse
Il en était sûr. Alors le petit garçon grandit, sans trop savoir, dans la haine et la honte d'un père qu'il ne connaissait pas, dans la crainte d'un père, qui hurlait, insultait n'aimait personne pas même lui
Il lui fallut des années, pour commencer à comprendre
Se dire qu'il faut peut-être chercher de ce côté là
mais de cela il avait peur aussi...
L'analyse est une chose, mais elle ne suffisait pas... Il sentait bien, que ça n'allait toujours pas, car cette chose bancale, cette partie de l'histoire inconnue l'amputait d'une partie de sa vie, de son histoire
Il lui fallait en même temps que sa quête de lui même partir à la quête d'un père alors disparu !
Et ce n'est pas une mince affaire !
Il le sait, c'est le fruit d'un long travail, d'une longue quête dans sa mémoire, mais aussi dans celle du Père surtout qui lui donne cette certitude
Mémoire.
-"Pourquoi je n'aime pas les autres, pourquoi je ne m'aime pas ? Pourquoi je ne me prends pas au sérieux ? Pourquoi je crois que les autres ne m'aiment pas etc..
Pourquoi surtout je ne respecte pas les autres et je ne me respecte pas ?"
Le déclic... Celui qui l'amène chez l'analyste
La raison... Cette question du respect
-"Je ne peux penser les autres autrement que trivialement, je ne peux parler d'eux qu'en les insultant...
Je ne peux pas faire autrement
Trop ! C'est trop et il faut que ça cesse "
Un long chemin, douloureux, difficile, un long travail de mémoire, d'histoire, de compréhension de soi, mais aussi des autres qui l'ont précédé
Malgré des études brillantes, un travail interressant, une famille, R ne va pas bien, il ne se sent pas adulte, il ne se sent pas pris au sérieux, pas respecté...
Pourtant...
Il explore son histoire, part à la recherche de son passé, de son enfance, de sa petite enfance...
R a peu de souvenirs au début, il ne sait presque rien de ses parents qui ne l'ont pas élevé, de ce père qu'il craignait et dont il avait honte..
De ce père avec qui il ne partageait rien, qui criait à longueur de journée. Il ne comprenait rien à cet homme là qui n'avait rien à lui donner
Il ne se souvient ni de moments privilégiés ni de tendresse, il n'a en mémoire qu'un homme méchant qui en voulait à la terre entière et n'aimait pas les enfants, n'aimait pas son enfant
-"Il me faisait peur...."
Pourtant il ne savait rien de lui, personne n'avait pris la peine de lui en parler. Cet homme qui éatait son père, semblait pourtant ne pas faire partie de cette famille
Famille bourgeoise et feutrée, où rien ne filtrait, où rien ne se disait ou alors dans un langage que le petit garçon ne comprenait pas. Langage feutré comme les pièces de la maison de ses grands parents, du salon de sa grand mère qui pour "ce père" affichait le plus grand des mépris
Il n'était pas de son monde ! C'est la seule chose qu'il avait alors compris
Et il se demandait ce qu'il pouvait bien y faire ? Dans ce monde là...
Ni sa mère, ni personne ne lui donnerait la réponse
Il en était sûr. Alors le petit garçon grandit, sans trop savoir, dans la haine et la honte d'un père qu'il ne connaissait pas, dans la crainte d'un père, qui hurlait, insultait n'aimait personne pas même lui
Il lui fallut des années, pour commencer à comprendre
Se dire qu'il faut peut-être chercher de ce côté là
mais de cela il avait peur aussi...
L'analyse est une chose, mais elle ne suffisait pas... Il sentait bien, que ça n'allait toujours pas, car cette chose bancale, cette partie de l'histoire inconnue l'amputait d'une partie de sa vie, de son histoire
Il lui fallait en même temps que sa quête de lui même partir à la quête d'un père alors disparu !
Et ce n'est pas une mince affaire !
dimanche 29 août 2010
Exposition
Expose
Expose, il expose, il expose sa vie
Il pose à l’extérieur
A l’extérieur de lui-même
Ex Pose.
Une Pose
Il montre à voir, il se montre à voir
A l'autre, aux autres, qu’il connait, qu’il ne connait pas
Mais il montre et il se montre
Il pose ce qui est dedans au dehors
Il pose ce qui est in out…
Il expose ainsi..
Il montre au dehors ce qui est au-dedans
Il montre à voir ce dedans au dehors
Au dehors…Aux autres
Il vit, il existe, pour ces autres, ces autres là
Car il croit, il pense qu'ils le voient ou mieux qu'ils le regardent
Il se montre alors sous un jour, un beau jour,
« Je veux donner une belle image de moi
Me dit un jour un analysant
Je ne veux pas que les autres aient une mauvaise image de moi »
Une image de moi
Une image de soi
Pour les autres
Car les autres c'est important
Il vit par et pour les autres, pour eux, il montre une image qu’il croit belle, bonne, positive...
Du moins il pense que c'est comme ça qu'ils verront cette image de lui
« Peut-être que je me plante complètement » souligne ce même patient.
Alors il s'expose un peu partout, expose sa vie, la raconte, dans les moindres détails parfois, en photos, en vidéo
Joue la star, joue les pipoles, essaie d'être créatif, imaginatif, inventif, d'avoir de l'humour
D'avoir des amis qu’il ne connait pas, qui ne le connaissent pas non plus, mais ce n'est pas grave
« J'ai plein d'amis qui sont amis de l'image que je mets, que je donne de moi, que je montre à voir, que j'offre »
Ou alors se répand, se vide, se lâche, dit ce qui lui passe par la tête, ses souffrances, ses insomnies, la copine ou le copain qui le largue, sa haine pour les autres...
Ca déborde, ça dépasse et ça craque
Mais tant pis ou tant mieux, il montre à voir, à entendre ses cris, expose tout ça et ça fait du bien, car ça sort de lui.
Il montre, il expose donc il vit, donc il est
Terrible que cela,
Etre pour être
Avoir pour être,
Etre sans avoir n’est pas être, n’est pas l’être qu’il veut être. Avoir…
Il montre pour être.
Car il ne supporte pas le silence, le silence du manque de l'autre, le silence face à son propre silence, ma solitude et son être seul
Il hait ce terrible jumeau qui le renvoie à sa peine à sa condition solitaire
Alors je préfère cette image virtuelle, cette image qui n'est pas vraiment la mienne, mais c'est égal tout ça, car cette image là, à laquelle il arrive parfois à s'identifier lui donne l'illusion, un bref instant mais c'est toujours ça, qu’il n’est pas seul, qu’il vit au milieu d'une nébuleuse, une constellation d'autres, inconnus qui finalement sont aussi, peut-être dans le même cas que lui
Tous, seraient alors si seuls, seuls face à eux-mêmes, face à lui-même, seuls face à l’illusion de ne pas l’être et ce serait elle, cette illusion qui les maintiendrait en vie, qui leur donnerait l’envie d’être en vie…
Exposition de soi, de l’image de soi, du dedans et du dehors pour croire, en soi et en l’autre, pour croire que la solitude n’existe pas, que soi seul n’existe pas non plus, que l’univers est peuplé d’un monde d’être seuls qui ensemble ne le sont plus..
Exposition de soi, pour dire, pour montrer ça… ?
Pour montrer qui ?
Expose, il expose, il expose sa vie
Il pose à l’extérieur
A l’extérieur de lui-même
Ex Pose.
Une Pose
Il montre à voir, il se montre à voir
A l'autre, aux autres, qu’il connait, qu’il ne connait pas
Mais il montre et il se montre
Il pose ce qui est dedans au dehors
Il pose ce qui est in out…
Il expose ainsi..
Il montre au dehors ce qui est au-dedans
Il montre à voir ce dedans au dehors
Au dehors…Aux autres
Il vit, il existe, pour ces autres, ces autres là
Car il croit, il pense qu'ils le voient ou mieux qu'ils le regardent
Il se montre alors sous un jour, un beau jour,
« Je veux donner une belle image de moi
Me dit un jour un analysant
Je ne veux pas que les autres aient une mauvaise image de moi »
Une image de moi
Une image de soi
Pour les autres
Car les autres c'est important
Il vit par et pour les autres, pour eux, il montre une image qu’il croit belle, bonne, positive...
Du moins il pense que c'est comme ça qu'ils verront cette image de lui
« Peut-être que je me plante complètement » souligne ce même patient.
Alors il s'expose un peu partout, expose sa vie, la raconte, dans les moindres détails parfois, en photos, en vidéo
Joue la star, joue les pipoles, essaie d'être créatif, imaginatif, inventif, d'avoir de l'humour
D'avoir des amis qu’il ne connait pas, qui ne le connaissent pas non plus, mais ce n'est pas grave
« J'ai plein d'amis qui sont amis de l'image que je mets, que je donne de moi, que je montre à voir, que j'offre »
Ou alors se répand, se vide, se lâche, dit ce qui lui passe par la tête, ses souffrances, ses insomnies, la copine ou le copain qui le largue, sa haine pour les autres...
Ca déborde, ça dépasse et ça craque
Mais tant pis ou tant mieux, il montre à voir, à entendre ses cris, expose tout ça et ça fait du bien, car ça sort de lui.
Il montre, il expose donc il vit, donc il est
Terrible que cela,
Etre pour être
Avoir pour être,
Etre sans avoir n’est pas être, n’est pas l’être qu’il veut être. Avoir…
Il montre pour être.
Car il ne supporte pas le silence, le silence du manque de l'autre, le silence face à son propre silence, ma solitude et son être seul
Il hait ce terrible jumeau qui le renvoie à sa peine à sa condition solitaire
Alors je préfère cette image virtuelle, cette image qui n'est pas vraiment la mienne, mais c'est égal tout ça, car cette image là, à laquelle il arrive parfois à s'identifier lui donne l'illusion, un bref instant mais c'est toujours ça, qu’il n’est pas seul, qu’il vit au milieu d'une nébuleuse, une constellation d'autres, inconnus qui finalement sont aussi, peut-être dans le même cas que lui
Tous, seraient alors si seuls, seuls face à eux-mêmes, face à lui-même, seuls face à l’illusion de ne pas l’être et ce serait elle, cette illusion qui les maintiendrait en vie, qui leur donnerait l’envie d’être en vie…
Exposition de soi, de l’image de soi, du dedans et du dehors pour croire, en soi et en l’autre, pour croire que la solitude n’existe pas, que soi seul n’existe pas non plus, que l’univers est peuplé d’un monde d’être seuls qui ensemble ne le sont plus..
Exposition de soi, pour dire, pour montrer ça… ?
Pour montrer qui ?
mercredi 25 août 2010
Changement
Et voilà...
C'est nouveau !
C'est nouveau !
"Psychanalyse aujourd'hui"
A revêtu de nouveaux habits
S'est paré de nouvelles couleurs et d'un nouvel écrin
S'est paré de nouvelles couleurs et d'un nouvel écrin
Le contenu reste fidèle à ses promesses en évoluant au fil du temps, des rencontres, des problèmatiques, des questionnements, de la vie...
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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
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Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.