Psychanalye Aujourd'hui

Le blog de Brigitte Dusch psychanalyste historienne

Accompagner le désir d'être Soi
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.

"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir

Mon livre : "j'aime ma vie"

dimanche 5 avril 2009

dé crypter

Pour sortir de la crypte
Pour s'extirper de la Grotte
Pour s'extraire de la Caverne
Extirper, extraire.....

Sortir, aller dehors, de l'avant,
Partir du dedans, pour dehors
Mais pas seulement
La crypte, où est enksysté, encrypté le secret, le noeud noué par d'autre que nous, qui ne sont pas nous, qui font ce nous, qui ont fait ce nous, malgré nous, ce nous que nous sommes, par ce que ce noeud qui noue, qui se noue encore, et renoue avec les nous d'avant nous, et qu'on veut, dénouer
Dénouer pour être soi !
Soi, moi, je m'.....
Tout ce qui fait qu'on peut parler en son nom propre, se poser sujet, singulier, affirmer cette singularité là, qui ne sera qu'elle, et non plus le noeud mille fois tordu par ceux qui étaient là avant et qui nous ont légué, balancé ce sac, ce fardeau, ce baluchon, bien noué, mais si mal ficelé, qu'on se rend compte sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir comment qu'il y a quelque chose qui cloche....
Quelque chose dont on ne veut pas...Qui coince...

Seul le moi n'y est pas....Le moi ! ?

Le moi est là, mais accompagné, mal accompagné par cette somme de moi, d'autres qui sont là, ombres malveillantes, s'accrochant à lui... Pour lui rappeler, sans le nommer, car devenu sûrement innomable ce fantôme, ce squelette qu'on traine, qu'on emnène depuis tant de temps, tant de génération.
Une chaine ininterrompue....Que nul n'a cassé, nul n'a brisée..
Une chaine qui se fait à chaque génération un peu plus lourde, un peu plus rouillée, un peu plus laide...
On ne sait plus très bien pourquoi cette chaine, pourquoi ces maillons, pourquoi ce tricotage embrouillé, emmélé... Une sorte de ravaudage mal fagoté.
On ne sait plus très bien, car rien n'est vraiment raconté, dit, posé
On ne lègue pas de mots, mais des silences, lourds de sens...
Si lourds dans la balance
Des silences et des si, qu'on lance au prochain qui l'atttrape et le lance encore....
Silence qui tu, doucement, sans faire de bruits, tellement tu, qu'on ignore s'il a un sens
Si à l'origine de ce silence de ce "pas dit" car pas dicible il y a vraiment quelque chose.
Mais quoi ?
Rien peut-être ?
On sait que ..... Ancêtres sûrement
Cela suppose de croire très fort en sa généalogie, question de fois, encore une fois
Il était une fois une famille....
Il y a toujours des histoires sans mots, des histoires qui ne se disent pas dans toutes les familles, secrets jalousement gardés, seul trésor peut-être ?
Des fantômes psychiques, des fantômes faméliques qui n'existent que parce que quelqu'un se souvient, se les rappele, sans plus savoir au juste, au plus juste.
Une sorte de savoir plus ou moins oublié, mais dont il reste une trace, une sorte de cicatrice indélébile, un fil conducteur qui dit que.....
D'inconscient à inconscient, une espèce d'inconscient familial, généalogique...Dans une relation de filiation. Inscrit quelque part, virtuellement peut-être dans les génes ? Et que ces même génes transmettent ? De mère en fils, de mère en fille, de père en fils, de père en fille....
Décrypter ces fantômes qui s'inscrivent en faux dans la transgénération, qui s'étalent dans les albums d'images de ces familles qui savent mais ne disent pas, qui ne disent pas, car elles ne savent plus...

Il faut croire si fort en la transmission, il faut avoir la foi, encore une fois
Drôle de fois, il était une fois....
Et si.. Et si ce n'était pas comme ça,
Et si on nous mentais encore une fois, et si on nous faisait croire que....
Que nous devons porter ce fardeau, hériter de ce mandat et le remettre encore et encore aux autres générations ?
Faut-il croire si fort que nous ne sommes donc pas seuls, car cette solitude là, est non seulement terrible mais inentendable ?
Seul au monde ? Seul face à nous même et seulement nous mêmes ?
Faut-il croire alors aux ancêtres, à ceux d'avant nous, qui ont vécu, pas comme nous, presque comme nous, qui ont fait...Et qu'on ne dit pas, et qu'on tait, et qu'on enferme, car tragique et honteux ce secret, cette chose terrible, indicible doit être cachéé, enterrée, et aucune tombe, ni caveau n'en viendra à bout, pas même l'éternité ?
Mais pourquoi en serions nous dépositaire ? A notre insu, dans notre inconscient, elle s'est gravée cette chose, sale, honteuse, sexe, trahison, mort....Dont on a cru bon de nous garder. Qu'on a donc gardé pour nous préserver soit disant
L'enfer est pavé de bonnes intentions...
Très souvent ces "secrets" tus, enfouis, ressurgissent au cours de la thérapie, ou de l'analyse, ils affleurent, effleurent le conscient, sur gissent de l'inconcient..
Se pose la question du souvenir. Non négligeable celle là.... Qui pose question, car qu'est ce que le souvenir ?
Est-il fiable ? N'est-il pas que le fruit de notre imagination, le résultat d'une condensation, d'un désir, d'une pulsion, d'un rêve.....

Pourtant des choses, viennent, des mots et des images, une représentation, quelque chose qui dit, qui ressemble, qui renvoie, qui raisonne, qui résonne, qui fait écho.... Qui fait lien, qui fait sens, si on veut bien, si on s'en donne la peine, sans trop de peine parfois, mais qui peine toujours un peu....
On déchiffre alors ces hyéroglyphes de l'inconscient, sans vraiment en écrire la langue... Maternelle ou paternelle elle trouve sa source dans le secret des origines...
Décrytpter prend alors du sens, celui de déchiffrer, de traduire, de mettre du sens sur ces bribes, des morceaux de puzzle
C'est une première étape.... Certains cherchent encore plus loin, enquête, en quête de vérité, de généalogie, de liens de sang, d'arbres, de fléches, de descendance, d'ascendance...
Pauvres aïeux... Pauvres enfants, pauvres parents
Nous héritons tous, sans le vouloir, sans le savoir de cadeaux empoisonnés, de boulets et fardeaux.
S'en délester est parfois simple, souvent compliqué, c'est un lien, une attache, les liens du sang !
Des biens de famillles. Et quels biens ! Quelle famille !
Une fois encore, il me plait à croire que l'homme est un sujet libre, qu'il n'est en aucun cas responsable des erreurs, ni des crimes du passé, ne serait ce ceux de son père, de sa mère, à fortiori ceux de ces ancêtres.
Il est libre de s'en affranchir, et de trancher les branches qui l'encombrent, on élague bien les arbres, pour qu'ils poussent et vivent en harmonie !
Il me plait à croire que le sujet est un homme ou une femme libre, qui peut, s'il le veut, le peut écrire son destin.

2 commentaires:

filledufeu a dit…

C'est ce que je me demandais avant d' arriver à votre conclusion, sommes nous libres?Je pense que la vie communautaire qu' est la famille implique une grande solidarité,et qu' avec plus de transparence tout serait supportable...

castor a dit…

Sommes nous vraiment libres ? et libres de quoi ?

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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.

Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.

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