L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
lundi 19 septembre 2011
Cora Vaucaire
Elle vient de nous quitter....
Elle restera à jamais l'interprète inoubliable des plus grands
Renoir, Prévert, Aragon..
Adieu Dame Blanche de Saint Germain des Prés !
mercredi 14 septembre 2011
Souvenirs
Souvenirs !
Mémoire, souvenirs, devoirs de mémoire, se remémorer, ne pas oublier...
L'oubli !
l'impossible oubli parfois, on aimerait tant ne pas se souvenir, mais...
L'impossible souvenir aussi, parfois, on aimerait tant se souvenir
Mémoire, une mémoire qui joue des tours, trois petits tours et puis.... ?
Une bonne mémoire, trouble de la mémoire, la mémoire trouble qui trouble
Tourbillon, souvenir, mémoire qui flanche
Et la mémoire qui se joue, qui joue avec le vrai, le faux, le rêve, le réel, l'imaginaire, l'imaginé, le désiré.
Je ne me souviens plus très bien..
Mémoire quand tu nous tiens ! Ou quand tu ne nous tiens pas
Quand tu ne tiens ! Quand tu ne tient plus...
Mémoire à court terme, à long terme, mémoire de travail, mémoire tampon..
Une longue liste de termes techniques et savants dont il faut aussi se souvenir...
Se souvenir
Puis on nous parle du devoir de mémoire, de cet impossible oubli, de cet obligatoire souvenir qui doit ! souvenir : devenu une injonction !
Il est interdit d'oublier !
Il faut ! Vous devez vous souvenir de...
Mémoire anniversaire, éphéméride de l'histoire, dates terribles, catastrophes et barbaries..
L'homme doit se souvenir...
On, ce on, pronom indéfini ne dit pas vraiment pourquoi, même si il le suggére.... mais si il est implicite
Oublier. On aimerait parfois oublier, en finir une bonne fois pour toute avec tout ça, avec tout ce qu'on traine encore et encore, mauvais souvenirs, on voudrait jeter tout ça comme on vide ses armoires ! Jeter aux oubliettes... Ma is !
Oubli impossible, qui colle à la peau, à la mémoire, et qui revient parfois à la surface quand on ne s'y attend pas, quand on ne s'y attend plus, car on ne l'entend plus...
On n'entend plus cette petite musique sourde qui dit que... On croyait pourtant en avoir fini...
Oubli... On sait que c'est là ! Un peu comme ce mot sur le bout de la langue, mais qui ne sort pas, on sait bien que... mais ça ne vient pas !
Oubli, mémoire qui joue des tours et se joue du sujet...
Oubli en abymes, en abime de l'âme, du corps et de l'esprit
Elle ne me reconnait pas, ne se souvient pas de moi, ne sait plus qu'elle existe
Il ne sait plus ce qu'il a fait, s'il a mangé, s'il a soif....
Malade de l'oubli....
"Aidez moi à oublier ! Aidez moi à me souvenir"
Cris de détresse dans la nuit ! SOS dans les ténébres de l'oubli...
Obscur, Continent inconnu, inexploré lui aussi, terrible et terrifiant, d'où "ça" ne revient pas
Ils sont là mais je ne m'en souviens pas pourquoi ?
Tapis dans un recoin au plus profond de l'inconscient ils sont là, à l'abri de l'insupportable, de ce qui n'est pas tenable....
A l'abri ? Cachés, tus, pour ne pas meurtrir l'âme
Faire des bleus à l'âme.... :
Contusions multiples, inguérissables cicatrises plaies impansables....
je voudrai oublier
Je voudrai me souvenir
Et parfois ils reviennent comme le corps des noyés, désespérés, cinglants, arrogants, indécents, ils sont là et nous narguent
Ils sont là ! On ne peut les limoger, les congédiers, les renier, les refouler encore
Il faut en faire quelque chose ou pas !
les laisser là immondes et difformes, dans une sorte de torpeur, une sorte de coma, une sorte de cocon...
Débranche !
Mais on ne peut pas
Tuer le souvenir c'es mourir un petit peu, sauf que de la mort on ne se souvient pas...
Tuer le souvenir c'est s'amputer de la mémoire, tuer quelque chose de soi, se frustrer, castrer... Tuer un peu de ce qu'on savait, ce ce qu'on savait savoir, et qui....
Oublier. Se souvenir alors pour oublier ! Enfin et trouvez le repos, le chemin de la quiétude, pour vivre un peu, vivre un peu mieux.....
Alors parfois on pousse la porte du psychanalyste...
Pour demander pourquoi ? Pour demander si souvenirs il y a vraiment... Puisqu'ils ne sont pas là, Pourront-ils revenir ? Quand ? Pourquoi ? Sont-ils oubliés pour toujours ?
Mais qu'est ce que toujours ?
Et s'ils reviennent ?
Pousser la porte de l'analyste, pour savoir pourquoi on ne se souvient pas , pourquoi on se souvient de trop ?
Peu, pas, trop, mais jamais comme il faut...
Demander ? A l'analyste ? Supposé savoir tout ça ?
Savoir ?
Ce savoir là oublié et remisé dans l'Inconscient...
Quid de l'inconscient
"Je n'ai pas de souvenirs, je ne me souviens de rien, ni de mon enfance, de rien"
C'est grâve ou pas ?
Demander à l'analyste ou au thérapeute pourquoi ? Lui demander de faire res surgir de l'inconnu ces fantômes du passé pour qu'ils viennent nous hanter ?
Ou pour leur tordre le cou. Enfin !
Mais supposé savoir quoi ? Qui ? Le sujet mieux que personne sait, sait pourquoi il ne sait pas et ne se souvient pas, il ne se souvient pas de ce qu'il sait, ou ne sait pas...
Souvenirs, faux souvenirs ?
Vérité ? Vérités ?
Qu'importe ? Ou pas ?
Etre certain ou non que cette vérité est la vérité, que ces souvenirs sont les bons, sont exacts au moindre détails prés
Mais comment savoir ?
Souvenirs fabriqués pour venir combler le manque, souvenirs ciments venant colmater l'angoisse ?
Allez savoir !
Mémoire, souvenirs, devoirs de mémoire, se remémorer, ne pas oublier...
L'oubli !
l'impossible oubli parfois, on aimerait tant ne pas se souvenir, mais...
L'impossible souvenir aussi, parfois, on aimerait tant se souvenir
Mémoire, une mémoire qui joue des tours, trois petits tours et puis.... ?
Une bonne mémoire, trouble de la mémoire, la mémoire trouble qui trouble
Tourbillon, souvenir, mémoire qui flanche
Et la mémoire qui se joue, qui joue avec le vrai, le faux, le rêve, le réel, l'imaginaire, l'imaginé, le désiré.
Je ne me souviens plus très bien..
Mémoire quand tu nous tiens ! Ou quand tu ne nous tiens pas
Quand tu ne tiens ! Quand tu ne tient plus...
Mémoire à court terme, à long terme, mémoire de travail, mémoire tampon..
Une longue liste de termes techniques et savants dont il faut aussi se souvenir...
Se souvenir
Puis on nous parle du devoir de mémoire, de cet impossible oubli, de cet obligatoire souvenir qui doit ! souvenir : devenu une injonction !
Il est interdit d'oublier !
Il faut ! Vous devez vous souvenir de...
Mémoire anniversaire, éphéméride de l'histoire, dates terribles, catastrophes et barbaries..
L'homme doit se souvenir...
On, ce on, pronom indéfini ne dit pas vraiment pourquoi, même si il le suggére.... mais si il est implicite
Oublier. On aimerait parfois oublier, en finir une bonne fois pour toute avec tout ça, avec tout ce qu'on traine encore et encore, mauvais souvenirs, on voudrait jeter tout ça comme on vide ses armoires ! Jeter aux oubliettes... Ma is !
Oubli impossible, qui colle à la peau, à la mémoire, et qui revient parfois à la surface quand on ne s'y attend pas, quand on ne s'y attend plus, car on ne l'entend plus...
On n'entend plus cette petite musique sourde qui dit que... On croyait pourtant en avoir fini...
Oubli... On sait que c'est là ! Un peu comme ce mot sur le bout de la langue, mais qui ne sort pas, on sait bien que... mais ça ne vient pas !
Oubli, mémoire qui joue des tours et se joue du sujet...
Oubli en abymes, en abime de l'âme, du corps et de l'esprit
Elle ne me reconnait pas, ne se souvient pas de moi, ne sait plus qu'elle existe
Il ne sait plus ce qu'il a fait, s'il a mangé, s'il a soif....
Malade de l'oubli....
"Aidez moi à oublier ! Aidez moi à me souvenir"
Cris de détresse dans la nuit ! SOS dans les ténébres de l'oubli...
Obscur, Continent inconnu, inexploré lui aussi, terrible et terrifiant, d'où "ça" ne revient pas
Ils sont là mais je ne m'en souviens pas pourquoi ?
Tapis dans un recoin au plus profond de l'inconscient ils sont là, à l'abri de l'insupportable, de ce qui n'est pas tenable....
A l'abri ? Cachés, tus, pour ne pas meurtrir l'âme
Faire des bleus à l'âme.... :
Contusions multiples, inguérissables cicatrises plaies impansables....
je voudrai oublier
Je voudrai me souvenir
Et parfois ils reviennent comme le corps des noyés, désespérés, cinglants, arrogants, indécents, ils sont là et nous narguent
Ils sont là ! On ne peut les limoger, les congédiers, les renier, les refouler encore
Il faut en faire quelque chose ou pas !
les laisser là immondes et difformes, dans une sorte de torpeur, une sorte de coma, une sorte de cocon...
Débranche !
Mais on ne peut pas
Tuer le souvenir c'es mourir un petit peu, sauf que de la mort on ne se souvient pas...
Tuer le souvenir c'est s'amputer de la mémoire, tuer quelque chose de soi, se frustrer, castrer... Tuer un peu de ce qu'on savait, ce ce qu'on savait savoir, et qui....
Oublier. Se souvenir alors pour oublier ! Enfin et trouvez le repos, le chemin de la quiétude, pour vivre un peu, vivre un peu mieux.....
Alors parfois on pousse la porte du psychanalyste...
Pour demander pourquoi ? Pour demander si souvenirs il y a vraiment... Puisqu'ils ne sont pas là, Pourront-ils revenir ? Quand ? Pourquoi ? Sont-ils oubliés pour toujours ?
Mais qu'est ce que toujours ?
Et s'ils reviennent ?
Pousser la porte de l'analyste, pour savoir pourquoi on ne se souvient pas , pourquoi on se souvient de trop ?
Peu, pas, trop, mais jamais comme il faut...
Demander ? A l'analyste ? Supposé savoir tout ça ?
Savoir ?
Ce savoir là oublié et remisé dans l'Inconscient...
Quid de l'inconscient
"Je n'ai pas de souvenirs, je ne me souviens de rien, ni de mon enfance, de rien"
C'est grâve ou pas ?
Demander à l'analyste ou au thérapeute pourquoi ? Lui demander de faire res surgir de l'inconnu ces fantômes du passé pour qu'ils viennent nous hanter ?
Ou pour leur tordre le cou. Enfin !
Mais supposé savoir quoi ? Qui ? Le sujet mieux que personne sait, sait pourquoi il ne sait pas et ne se souvient pas, il ne se souvient pas de ce qu'il sait, ou ne sait pas...
Souvenirs, faux souvenirs ?
Vérité ? Vérités ?
Qu'importe ? Ou pas ?
Etre certain ou non que cette vérité est la vérité, que ces souvenirs sont les bons, sont exacts au moindre détails prés
Mais comment savoir ?
Souvenirs fabriqués pour venir combler le manque, souvenirs ciments venant colmater l'angoisse ?
Allez savoir !
dimanche 11 septembre 2011
11 septembre
Une pensée furtive, fugace, presque indécise,
Lointaine mais précise, douloureuse et fébrile...
Pourquoi ce jour là ?
Une pensée pourtant, qui hante et qui frôle l'indécence
Aussi, je crois
Parler des morts, pour les vivants, ce n'est pas si facile !
Parler de la mort quand on vit encore....
Convoquer les morts au rendez vous de la mémoire
Les faire vivre encore pour encore mieux souffrir...
Souffrir de l'absence, du retour impossible !
Se dire, dire et écrire qu'il ne faut plus jamais
Plus jamais ça, plus jamais recommencer !
Encore et encore, cela fait bien des années...
Pourtant, encore et parfois
Souvent...
On dit ça, on dit qu'il faut se souvenir pour ne pas oublier ...
Ne pas répéter !
Mais encore la barbarie prend forme, se lève et se réveille
Tel un démon qui ne peut réprimer sa fièvre
Sa fièvre du mal
Sa soif de sang
Son désir...
Pour détruire....
Pourquoi ce jour là alors ?
Il restera lui aussi gravé dans les mémoires, les corps et les âmes
Des vivants, de ceux qui sont encore là, qui n'étaient pas là, de ceux qui ont échappés, de ceux qui sont revenus
De ceux qui accrochés encore aux remparts de l'enfer, qui pleurent les morts et rêvent qu'ils vont se réveiller
Mais nous ne dormons pas..
Gigantesque cicatrice jamais refermée, ouverte pour l'éternité, béance sanglante de l'humanité !
Alors je me hisse pour essayer de voir, essayer de croire qu'il n'existe pas, qu'il existe quelque chose d'autre que l'horreur, que le mal, que la douleur
Pourquoi ce jour là ? Pourquoi un jour ? Pourquoi ça ?
Lointaine mais précise, douloureuse et fébrile...
Pourquoi ce jour là ?
Une pensée pourtant, qui hante et qui frôle l'indécence
Aussi, je crois
Parler des morts, pour les vivants, ce n'est pas si facile !
Parler de la mort quand on vit encore....
Convoquer les morts au rendez vous de la mémoire
Les faire vivre encore pour encore mieux souffrir...
Souffrir de l'absence, du retour impossible !
Se dire, dire et écrire qu'il ne faut plus jamais
Plus jamais ça, plus jamais recommencer !
Encore et encore, cela fait bien des années...
Pourtant, encore et parfois
Souvent...
On dit ça, on dit qu'il faut se souvenir pour ne pas oublier ...
Ne pas répéter !
Mais encore la barbarie prend forme, se lève et se réveille
Tel un démon qui ne peut réprimer sa fièvre
Sa fièvre du mal
Sa soif de sang
Son désir...
Pour détruire....
Pourquoi ce jour là alors ?
Il restera lui aussi gravé dans les mémoires, les corps et les âmes
Des vivants, de ceux qui sont encore là, qui n'étaient pas là, de ceux qui ont échappés, de ceux qui sont revenus
De ceux qui accrochés encore aux remparts de l'enfer, qui pleurent les morts et rêvent qu'ils vont se réveiller
Mais nous ne dormons pas..
Gigantesque cicatrice jamais refermée, ouverte pour l'éternité, béance sanglante de l'humanité !
Alors je me hisse pour essayer de voir, essayer de croire qu'il n'existe pas, qu'il existe quelque chose d'autre que l'horreur, que le mal, que la douleur
Pourquoi ce jour là ? Pourquoi un jour ? Pourquoi ça ?
jeudi 8 septembre 2011
neurosciences
Quelques mots à propos de la vidéo en lien précédemment..
Inquiétantes neurosciences ? Le cerveau, notre cerveau, le connaitre, le contrôler, le manipuler
Sciences, neurosciences au service du marketing... De la publicité... Manipuler ?
Jusqu'où peuvent-elles aller ? Jusqu'où l'homme peut il aller, veut-il aller.. Que veut-il en faire ? Et pour quoi faire ? Et pourquoi...
Science sans conscience peut-elle la ruine de l'âme ?
Inquiétantes neurosciences ? Le cerveau, notre cerveau, le connaitre, le contrôler, le manipuler
Sciences, neurosciences au service du marketing... De la publicité... Manipuler ?
Jusqu'où peuvent-elles aller ? Jusqu'où l'homme peut il aller, veut-il aller.. Que veut-il en faire ? Et pour quoi faire ? Et pourquoi...
Science sans conscience peut-elle la ruine de l'âme ?
mercredi 31 août 2011
J.Mc Dougall
Joyce Mac Dougall nous a quitté, je voulais simplement mettre ici en lien l'ouvrage clé qui résume sa pensée.
Une grande dame de la psychanalyse ! Qui continue à accompagner mes réflexions.
Une grande dame de la psychanalyse ! Qui continue à accompagner mes réflexions.
http://www.psychanalyse-in-situ.fr/livres/Joyce%20McDougall.html
jeudi 25 août 2011
Qui ne dit mot
Qui ne dit mot....
C'est une réflexion d’une discussion avec un ami, à propos des allemands. C'est un post que j'écrivis au sujet de cette réflexion là....A propos des camps. A propos de ces moments là... Là bas
S'il est vrai que les allemands et je le souligne encore et encore ne furent pas tous nazis, SS, s'il est vrai aussi qu'ils furent les premiers à être arrétés, à être parmi les premiers dans ces camps de l'horreur
S'il est vrai qu'ils vinrent en France nous dirent, nous mettre en garde (il suffit de relire Hannah Arrendt)
Si tout cela est vrai, il n'en demeure pas moins que....
Lors de mes dernières vacances j'ai relu mes carnets, ceux que j'écris lorsque je voyage, non élaborés, ce sont de simples notes. Pas même des billets.
Voilà celui de .... Lorsque pas très loin de Berlin, nous avons voulu voir...
C'est une réflexion d’une discussion avec un ami, à propos des allemands. C'est un post que j'écrivis au sujet de cette réflexion là....A propos des camps. A propos de ces moments là... Là bas
S'il est vrai que les allemands et je le souligne encore et encore ne furent pas tous nazis, SS, s'il est vrai aussi qu'ils furent les premiers à être arrétés, à être parmi les premiers dans ces camps de l'horreur
S'il est vrai qu'ils vinrent en France nous dirent, nous mettre en garde (il suffit de relire Hannah Arrendt)
Si tout cela est vrai, il n'en demeure pas moins que....
Lors de mes dernières vacances j'ai relu mes carnets, ceux que j'écris lorsque je voyage, non élaborés, ce sont de simples notes. Pas même des billets.
Voilà celui de .... Lorsque pas très loin de Berlin, nous avons voulu voir...
Mardi 2 juillet 2002
J'ai l'impression de dormir et de ne pas me souvenir de la veille
Nous visitons le camp (Oranienburg). Précisons les difficultés que nous avons pour en trouver le chemin... C'est difficile quand il fait froid. Nous n'avons pas déjeuné, il est assez tôt, 9 H du matin, les enfants dorment encore
Arbeit macht frei..On nous remet un plan, pour comprendre l'organisation du système concentrationnaire
Arbeit macht frei, la devise est toujours là, arrogante, cinglante, cynique
Sinistre accueil... Sinistre, sombre
Je suis fatiguée, c'est assez différent de ce que j'imaginais, en fait, tout a été dépouillé de tout, difficile de transcrire mes impressions, j'ai du mal à les exprimer, je pensais simplement éprouver beaucoup plus d'émotions
On les a dépouillé de tout, de leur vie, du souvenir de leur vie, de la mémoire de leur vie, pour le présent et le futur
Plus rien, comme s'il fallait effacer toute trace, trace de vie, d'eux, de leur passage
Effacer pour qui, pour que qui ne se souvienne pas, oublie ?
Je ne comprends pas, je suis tétanisée, incapable de penser devant telle horreur, cataclysme, comment cela peut-il être l'oeuvre de l'homme,
J'avance, hébétée, je pense à eux qui étaient là, qui comme moi ont marché là, mais je n'arrive pas, pas à imaginer, j'ai cette impression de rien, de plus rien, de néant, comme si on s'était acharné à gommer, effacer, araser, pour que même plus tard, on en puisse plus voir, entendre.
Un silence et un froid effroyable, je suis mal, très mal, j'avance comme une ombre parmi les ombres, glacée dans cet endroit glacial, sans plus d'âme, dépouillé d'humanité...
je suis mal.
Nous nous dirigeons vers le "musée" ( Gendenstätte und Museum Sachsenhausen) fait par les soviétiques, nouvelle plongée dans l'horreur, ces malheureux ont été "délivrés" par les troupes de Staline ! De nouveaux bourreaux ! Pendant des années encore ! Nous nous rendons au "Barake 38" une exposition est consacrée à l'histoire des déportés juifs. Je me sens mal, très mal.
Comment peut-on imaginer cela, l'horreur et encore l'horreur, tuer la vie, tuer la vie, là où il peut encore y avoir une étincelle, pourquoi ?
Nous sommes mal, nous avons froid...
Relisant ces lignes, je me revois, je revois, tout, comme un film qui se déroule, là, à cet instant sous mes yeux, je pense à ce qu'a écrit mon ami, je pense et me dis qu'il a peut-être raison, qu'il a sûrement raison.. Que quand même !
Je suis fatiguée, c'est assez différent de ce que j'imaginais, en fait, tout a été dépouillé de tout, difficile de transcrire mes impressions, j'ai du mal à les exprimer, je pensais simplement éprouver beaucoup plus d'émotions
On les a dépouillé de tout, de leur vie, du souvenir de leur vie, de la mémoire de leur vie, pour le présent et le futur
Plus rien, comme s'il fallait effacer toute trace, trace de vie, d'eux, de leur passage
Effacer pour qui, pour que qui ne se souvienne pas, oublie ?
Je ne comprends pas, je suis tétanisée, incapable de penser devant telle horreur, cataclysme, comment cela peut-il être l'oeuvre de l'homme,
J'avance, hébétée, je pense à eux qui étaient là, qui comme moi ont marché là, mais je n'arrive pas, pas à imaginer, j'ai cette impression de rien, de plus rien, de néant, comme si on s'était acharné à gommer, effacer, araser, pour que même plus tard, on en puisse plus voir, entendre.
Un silence et un froid effroyable, je suis mal, très mal, j'avance comme une ombre parmi les ombres, glacée dans cet endroit glacial, sans plus d'âme, dépouillé d'humanité...
je suis mal.
Nous nous dirigeons vers le "musée" ( Gendenstätte und Museum Sachsenhausen) fait par les soviétiques, nouvelle plongée dans l'horreur, ces malheureux ont été "délivrés" par les troupes de Staline ! De nouveaux bourreaux ! Pendant des années encore ! Nous nous rendons au "Barake 38" une exposition est consacrée à l'histoire des déportés juifs. Je me sens mal, très mal.
Comment peut-on imaginer cela, l'horreur et encore l'horreur, tuer la vie, tuer la vie, là où il peut encore y avoir une étincelle, pourquoi ?
Nous sommes mal, nous avons froid...
Relisant ces lignes, je me revois, je revois, tout, comme un film qui se déroule, là, à cet instant sous mes yeux, je pense à ce qu'a écrit mon ami, je pense et me dis qu'il a peut-être raison, qu'il a sûrement raison.. Que quand même !
Alors j'entends notre conversation
Mon mari, qui regarde autour de lui, me regarde et me dit
Quand même toutes ces maisons, tous ces gens, tout... Comment ne pouvaient-ils ne pas savoir ? Comment pouvaient-ils faire pour vivre là. A ce moment là ?
Et vivre ici, à ce moment çi
Ces questions prennent alors toutes leur dimension, toute leur importance.. Tout leur questionnement
Savoir, ne pas savoir, voir, ne pas voir, se taire, ignorer... Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler..
Faire semblant de
Pour...
Et de me rappeler un été, une journée d'été, pas très loin d'Eisenach... Adolescente....Catherine me dit alors.
"Tu sais qu'a quelques Kms il y a Buchenwald ?"
Vivre là, sans le savoir, car personne n'en parle, n'en parlait alors, de ces lieux chargés trop chargés de mémoires, de celles des bourreaux, des victimes et de leurs spectateurs, impassibles et muets, sourds et lâches peut-être. Témoins encore de la honte d'un passé dont personne ne peut-être fier !
D'un passé si simple et tellement présent encore aujourd'hui, d'un passé dont on voudrait faire table rase, pour oublier à quel point l'homme peut-être lâche, peut ignorer ce qui peut-être ne le dérange pas plus que cela, parce que...
Parce qu'il en est ainsi, parce qu'il a peur, pour lui, sa vie et que
Que finalement ce ne sont pas des hommes, des femmes, des enfants qu'on assassine, mais des numéros
Comment peut-on tolérer cela
Comment ne pas voir ces convois, ces trains...
Comment ne pas deviner cette horreur ?
Parce qu'il en est ainsi, parce qu'il a peur, pour lui, sa vie et que
Que finalement ce ne sont pas des hommes, des femmes, des enfants qu'on assassine, mais des numéros
Comment peut-on tolérer cela
Comment ne pas voir ces convois, ces trains...
Comment ne pas deviner cette horreur ?
Et nous, qu'aurions nous fait, nous, alors si nous avions été allemands la bas et autrefois ?
Qu'aurions nous dit ?
Et de me souvenir de ma grand tante, qui refusa alors pendant des années de parler cette langue, qui pourtant...
De me raconter cependant les contes et les histoires dans cette même langue ou sa langue à elle, celui de la victime et du bourreau..
Qu'aurions nous fait alors si nous avions été tout simplement et seulement allemands ?
Mais quand même, qui ne dit mot.... Consent ?
Brigitte Dusch, psychanalyste.
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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.