Ce matin beaucoup se sont réveillés avec la gueule de bois !
Les fossoyeurs ont fait leur oeuvre infecte et infâme et mis à terre là où elle a vu le jour la Démocratie !
Un de mes amis a mis sur son mur ces mots magnifiques et en hommage à ces hommes et ces femmes spoliés, volés, humiliés je les partage ici.
Car nous sommes tous grecs, ceux qui ne le sommes pas encore, le seront bientôt, ce n'est qu'une question de jours...
Car il faut maintenant sortir hors la caverne, non pour assister au Banquet mais plutôt au repas du Commandeur !
Car nous avons tous oublié un peu vite que la démocratie ne s'impose pas mais qu'elle se conquiert !
Et nous savons qu'aucun projet politique ne peut reposer sur la pauvreté, la misère et le non espoir
Meurtriers de la parole, ils ont aussi et cela va de pair, tué la démocratie !
"La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches." Theodorakis
Exit !
Merci Thierry :)
En attendant les barbares, de Constantin Cavafy
traduit du grec par Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras
"Qu'attendons-nous, rassemblés sur l'agora?
On dit que les Barbares seront là aujourd'hui.
Pourquoi cette léthargie, au Sénat?
Pourquoi les sénateurs restent-ils sans légiférer?
Parce que les Barbares seront là aujourd'hui.
À quoi bon faire des lois à présent?
Ce sont les Barbares qui bientôt les feront.
Pourquoi notre empereur s'est-il levé si tôt?
Pourquoi se tient-il devant la plus grande porte de la ville,
solennel, assis sur son trône, coiffé de sa couronne?
Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que notre empereur attend d'accueillir
leur chef. Il a même préparé un parchemin
à lui remettre, où sont conférés
nombreux titres et nombreuses dignités.
Pourquoi nos deux consuls et nos préteurs sont-ils
sortis aujourd'hui, vêtus de leurs toges rouges et brodées?
Pourquoi ces bracelets sertis d'améthystes,
ces bagues où étincellent des émeraudes polies?
Pourquoi aujourd'hui ces cannes précieuses
finement ciselées d'or et d'argent?
Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que pareilles choses éblouissent les Barbares.
Pourquoi nos habiles rhéteurs ne viennent-ils pas à l'ordinaire prononcer leurs discours et dire leurs mots?
Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que l'éloquence et les harangues les ennuient.
Pourquoi ce trouble, cette subite
inquiétude? - Comme les visages sont graves!
Pourquoi places et rues si vite désertées?
Pourquoi chacun repart-il chez lui le visage soucieux?
Parce que la nuit est tombée et que les Barbares ne sont pas venus
et certains qui arrivent des frontières
disent qu'il n'y a plus de Barbares.
Mais alors, qu'allons-nous devenir sans les Barbares?
Ces gens étaient en somme une solution."
L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
lundi 13 février 2012
Nous sommes tous grecs
mercredi 8 février 2012
L'absence présente
"Je pense souvent à maman, mais je ne sais plus très bien comment elle est"
Dit la petite fille..
"Je ne me rappelle plus sa voix, non plus, mais je l'aime maman"
L'absence !
Trop tôt !
Il est toujours trop tôt pour ceux qui restent
Pour ceux qui ont encore du chemin à faire
Seuls,
Du moins sans celui ou celle qui n'est plus
Qui n'est plus là.
Qui est parti, qui a hâté son départ peut-être....?
La mort emporte, enlève aussi tout projet, tout espoir, et tout futur, tout demain
La vie devient un calvaire, insupportable, insoutenable
Car justement ça ne tient plus !
Ca
C'est bancal, ça cloche, car quelqu'un manque, manque
L'équilibre vacille, l'édifice s'écroule !
Il manque
Ce quelqu'un qui faisait que ça tenait, du moins un peu
L'absence, la présence de l"absence, du moins celle là, celle qui est sans retour, car elle est, elle n'est que celle là, ou elle est celle là, cette absence là tue deux fois.
On ne peut s'y faire et plus rien ne sera comme avant. C'est justement parce qu'il y a un avant, que ça ne peut plus être pareil. Que ça sera autrement !
Peut-être, si c'est possible, si on veut, si on peut..
Car on veut toujours retourner en arrière, dans l'hier, faire comme si rien n'était advenu,
On veut continuer l'histoire....
Une histoire qui est finie.. Alors il faudra faire le deuil de cette histoire là, pour en recommencer une autre, essayer.. Tenter d'essayer ?
Se dire que peut-être on peut..
Qu'il faudra repartir, d'un ailleurs, d'un autre point, qu'il faudra prendre un autre départ, peut-être
Car quelque chose se sera arrêté, sera resté, là, définitivement.
On se demande alors, comme reprendre, là, à cet endroit même où la vie s'était arrêtée, là où il y avait un accroc, un raté, une absence qu'on ne pourra jamais combler.
Là où quoi qu'on fasse il y aura le vide, ce gouffre immense qui surgit d'un coup soudain et qui donne le vertige !
Un gouffre qui s'ouvre sur le vide infini...
Mais est-ce véritablement l'Infini, ce vaste continent obscur et sans limite ? Ce monde des Ténèbres d'où personne jamais n'est revenu ?
Le terme de l'ultime Quête ?
Infini ? Ou Chaos ?
Mais qu'est ce que cela change, puisqu'il faut rester, rester sans cet autre, dont les contours du visage, dont la voix se perd dans cet immensité, sans forme, sans fond...
S'estompe dans l'immensité, dans l'informe, dans les bruissements de l'inconnu.
Où plus rien ne raisonne.
Il ne reste que des souvenirs diffus, et confus, une confusion troublante et singulière. On ne se souvient plus très bien.
Mais de quoi ? Mais de qui ?
Ultime geste égoïste car on voudrait garder pour soi et pour soi seul, cette image là, cette image qu'on voudrait ne jamais voir disparaitre
Et pourtant tout se dissout, se fond dans cet obcsur et immense Infini. Un tout, indifférencié où tout et rien co-existent..
Ou rien et tout se rencontrent et se fondent....
Repartir alors ? Construire un pont ? Une passerelle entre cet avant et cet après à faire, à construire ?
Traverser ce vide ? Sans filet ? Se tenir sur le fil ténu tissant l'hier et le demain, pour essayer quand même malgré tout d'y installer une continuité, ravauder l'accroc ?
Retricoter un avenir, un demain, un futur.
Tâche ardue, complexe, terriblement douloureuse, car on ne trouvera jamais les fils de la même couleur pour retisser l'histoire. Les Parques ont fait leur oeuvre.
Pourtant il va falloir essayer..
Pouvons-nous alors nous inscrire dans cette discontinuité ?
Ou bien ?
Ceux que l'on aime partent toujours trop tôt, parfois même avant que l'on ait pu leur dire au revoir, parfois sans savoir à quel point ils nous étaient chers !
"Je ne lui ai pas dit je t'aime"
Combien sont partis sans avoir aimé, sans avoir raconté, sans avoir transmis ?
Celui et ceux qui restent n'en savent rien, ne savent rien ou presque de cette histoire là, d'une histoire qui n'est pas là leur, mais qui les touche quand même..
Ceux là, même qui sont partis ont emporté avec eux énigmes et secrets...Pour l'éternité !
Ils ne sont plus !
Partis, ils s'en sont allés.
Trop tôt ! On se demande alors pourquoi cette vie si brève ? Pourquoi ces quelques instants seulement ?
Ceux là laissent des traces, indicibles, insoupçonnables, ces pas que le vent ou la mer effacent mais qui restent gravés quelque part, au fond de nos mémoires.
Mémoire qui se livre elle aussi à un combat perdu presque à l'avance, celui de maintenir vif le défunt qui n'est plus que dépouille, corps sans vie, gisant, mais n'étant plus...
Il reste quoi alors ? La bougie qu'on allume le jour anniversaire, les photos qui jaunissent au fond d'un tiroir, clichés abandonnés des jours insouciants et heureux où jamais il ne serait venu de penser
Penser justement, mettre en acte la pensée c'est penser aussi sa finitude, mais la finitude de l'autre ? Intolérable, impensable car la mort relève de l'Impensé.
Il faut vivre et souffrir, souffrir pour vivre...Souffrir et mourir !
L'absence est venue tout soudain recouvrir de son ombre la vie du survivant, le plongeant dans les ténèbres d'une éternité sans fin...
Pour quoi ? Pour qui ?
Dit la petite fille..
"Je ne me rappelle plus sa voix, non plus, mais je l'aime maman"
L'absence !
Trop tôt !
Il est toujours trop tôt pour ceux qui restent
Pour ceux qui ont encore du chemin à faire
Seuls,
Du moins sans celui ou celle qui n'est plus
Qui n'est plus là.
Qui est parti, qui a hâté son départ peut-être....?
La mort emporte, enlève aussi tout projet, tout espoir, et tout futur, tout demain
La vie devient un calvaire, insupportable, insoutenable
Car justement ça ne tient plus !
Ca
C'est bancal, ça cloche, car quelqu'un manque, manque
L'équilibre vacille, l'édifice s'écroule !
Il manque
Ce quelqu'un qui faisait que ça tenait, du moins un peu
L'absence, la présence de l"absence, du moins celle là, celle qui est sans retour, car elle est, elle n'est que celle là, ou elle est celle là, cette absence là tue deux fois.
On ne peut s'y faire et plus rien ne sera comme avant. C'est justement parce qu'il y a un avant, que ça ne peut plus être pareil. Que ça sera autrement !
Peut-être, si c'est possible, si on veut, si on peut..
Car on veut toujours retourner en arrière, dans l'hier, faire comme si rien n'était advenu,
On veut continuer l'histoire....
Une histoire qui est finie.. Alors il faudra faire le deuil de cette histoire là, pour en recommencer une autre, essayer.. Tenter d'essayer ?
Se dire que peut-être on peut..
Qu'il faudra repartir, d'un ailleurs, d'un autre point, qu'il faudra prendre un autre départ, peut-être
Car quelque chose se sera arrêté, sera resté, là, définitivement.
On se demande alors, comme reprendre, là, à cet endroit même où la vie s'était arrêtée, là où il y avait un accroc, un raté, une absence qu'on ne pourra jamais combler.
Là où quoi qu'on fasse il y aura le vide, ce gouffre immense qui surgit d'un coup soudain et qui donne le vertige !
Un gouffre qui s'ouvre sur le vide infini...
Mais est-ce véritablement l'Infini, ce vaste continent obscur et sans limite ? Ce monde des Ténèbres d'où personne jamais n'est revenu ?
Le terme de l'ultime Quête ?
Infini ? Ou Chaos ?
Mais qu'est ce que cela change, puisqu'il faut rester, rester sans cet autre, dont les contours du visage, dont la voix se perd dans cet immensité, sans forme, sans fond...
S'estompe dans l'immensité, dans l'informe, dans les bruissements de l'inconnu.
Où plus rien ne raisonne.
Il ne reste que des souvenirs diffus, et confus, une confusion troublante et singulière. On ne se souvient plus très bien.
Mais de quoi ? Mais de qui ?
Ultime geste égoïste car on voudrait garder pour soi et pour soi seul, cette image là, cette image qu'on voudrait ne jamais voir disparaitre
Et pourtant tout se dissout, se fond dans cet obcsur et immense Infini. Un tout, indifférencié où tout et rien co-existent..
Ou rien et tout se rencontrent et se fondent....
Repartir alors ? Construire un pont ? Une passerelle entre cet avant et cet après à faire, à construire ?
Traverser ce vide ? Sans filet ? Se tenir sur le fil ténu tissant l'hier et le demain, pour essayer quand même malgré tout d'y installer une continuité, ravauder l'accroc ?
Retricoter un avenir, un demain, un futur.
Tâche ardue, complexe, terriblement douloureuse, car on ne trouvera jamais les fils de la même couleur pour retisser l'histoire. Les Parques ont fait leur oeuvre.
Pourtant il va falloir essayer..
Pouvons-nous alors nous inscrire dans cette discontinuité ?
Ou bien ?
Ceux que l'on aime partent toujours trop tôt, parfois même avant que l'on ait pu leur dire au revoir, parfois sans savoir à quel point ils nous étaient chers !
"Je ne lui ai pas dit je t'aime"
Combien sont partis sans avoir aimé, sans avoir raconté, sans avoir transmis ?
Celui et ceux qui restent n'en savent rien, ne savent rien ou presque de cette histoire là, d'une histoire qui n'est pas là leur, mais qui les touche quand même..
Ceux là, même qui sont partis ont emporté avec eux énigmes et secrets...Pour l'éternité !
Ils ne sont plus !
Partis, ils s'en sont allés.
Trop tôt ! On se demande alors pourquoi cette vie si brève ? Pourquoi ces quelques instants seulement ?
Ceux là laissent des traces, indicibles, insoupçonnables, ces pas que le vent ou la mer effacent mais qui restent gravés quelque part, au fond de nos mémoires.
Mémoire qui se livre elle aussi à un combat perdu presque à l'avance, celui de maintenir vif le défunt qui n'est plus que dépouille, corps sans vie, gisant, mais n'étant plus...
Il reste quoi alors ? La bougie qu'on allume le jour anniversaire, les photos qui jaunissent au fond d'un tiroir, clichés abandonnés des jours insouciants et heureux où jamais il ne serait venu de penser
Penser justement, mettre en acte la pensée c'est penser aussi sa finitude, mais la finitude de l'autre ? Intolérable, impensable car la mort relève de l'Impensé.
Il faut vivre et souffrir, souffrir pour vivre...Souffrir et mourir !
L'absence est venue tout soudain recouvrir de son ombre la vie du survivant, le plongeant dans les ténèbres d'une éternité sans fin...
Pour quoi ? Pour qui ?
mardi 7 février 2012
jeudi 2 février 2012
Images et Shoah
Il m'en a fallu des années pour laisser aller ma colère
La laisser exploser serait plus juste !
Des années, tant d'années !
C'est seulement ces jours çi que j'ai pu regarder tous ces reportages, et aller jusqu'au bout !
J'ai vu bien sûr Nuit et Brouillard, les films, les émissions, j'ai lu certains livres, le procès Eichmann, j'ai lu et relu Hannah Arendt, étudié sa théorie sur la banalité du mal, l'ai confronté à d'autres analyses, à la pulsion d'emprise, au Thanatos Antique et freudien.
Mais je n'avais jamais entendu, ni vu d'aussi près, d'une manière aussi juste les témoignages, les souvenirs des bourreaux. De ces gens ordinaires qui accomplissaient une tâche qu'ils considéraient tout à fait ordinaire !
Des photos, des albums, de la vie, de leur vie, insouciante, leur famille prenant le soleil, leurs enfants jouant à quelques pas des cheminées
Des cheminées de l'enfer !
Ces gens ordinaires qui oeuvraient en enfer !
Qui menaient à bien la tâche d'exterminer une population au mépris de l'humanité! Sans même se questionner, se demander.. Sans voir l'humanité...
Voir des monstres eut été sûrement plus rassurant, plus simple, plus confortable.
Un monstre permet de se dire que "non, je ne suis pas capable de ça"
"C'est l'oeuvre d'un fou, d'un dégénéré, un quelque chose qui n'est ni homme ni sujet, un démon, mais pas notre semblable"
"C'est exceptionnel..."
Je... moi, toi, elle, lui, celui là que je connais..
Ce je étant alors un autre, n'importe quel autre mais pas soi, pas de notre race, la race des hommes, normaux :
Là, il s'agit de l'autre, oui, d'un autre, seulement il ne s'agit pas d'un monstre, mais d'un sujet ordinaire !
Bien sûr certains sont arrivés et venus là pour assouvir leurs pulsions meurtrières et leur haine en toute impunité, la méchanceté est une infirmité, mais elle ne suscite aucune compassion !
Il faut les voir ces gens ordinaires, s'amuser, sourire, sur les photos pour garder un souvenir de ces années passées.
Ces années passées à tuer, à exterminer, gazer, bruler des hommes, des femmes, des enfants, comme eux...Mais de humanisés, réduits à un numéro, dépouillé de tout, de leurs biens, de leur nom, de leur identité. Réduits à néant, pas même à un objet mais à rien ! Vide, vacuité, néant.
Anéantir....
C'est infiniment plus simple !
Il me semble que jamais l'homme n'a été dépourvu d'autant d'humanité que là, dans ces moments là, on ne peut qualifier ces bourreaux de bêtes ce seraient insultants pour les animaux, aucun d'aucune espèce ne pourrait se conduire de la sorte !
France 2 a diffusé à la suite deux documentaires sur les photos d'Auchwitz et la vie après les camps !
Sobres, sans larmes car elles sont impossibles ! Elles seraient presque de trop au sein de cette horreur. Au milieu de l'inimaginable.
Des survivants, témoins de ces barbaries parlent, racontent l'inracontable, le tellement impensable qu'à leur retour, personne ne peut et ne veut les croire ! Car ce serait accepter là, et rendre compte de la part d'inhumanité, de barbarie, de sauvagerie de l'homme !
De soi même !
On ne peut entendre de tels témoignages car cela ne peut pas être, ce n'est pas soutenable !
Ils parlent de leur enfer, puis de leur retour qui pour certains est un nouvel enfer !
Je voudrai alors répondre à ceux qui m'envoient des messages, des commentaires exaspérés (et exaspérant) que j'exagère, que ne ne parle que de la Shoah, des juifs etc... et que j'oublie les autres.. Ce qui est faux mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, nous le savons tous ! Et les propos révisionnistes se cachent parfois sous des propos habilement déguisés.
La perversion de la langue est à ce prix !
Je voudrai leur dire à ces gens, que lorsque les déportés sont revenus, eh bien les autorités françaises non contentes d'avoir fait preuve d'un zéle certain ont encore trouvé les moyens de les mettre à part, ces juifs déportés, Les bons déportés, résistants communistes et les autres, ces juifs, là, déportés alors qu'ils n'avaient rien fait d'héroïque ! Leur seule crime ayant été d'être juifs !
Honte et colère !
Plusieurs de ces survivants ont relatés cette souffrance là, ce rejet là. L'admirable livre de Nathalie Gendreau en est aussi un témoignage !
Survivant suscite même parfois de la méfiance, mais" qu'ont-ils fait ceux là pour être là ? "de cela aussi ils témoignent !
Etrangers et étranges, spectres rescapés des ténébres les voilà suspects d'être encore en vie ! D'être revenu d'un lieu où d'ordinaire on ne revient pas. Qui revient des Enfers ?
Terribles et terrifiants, les voila encore en marge, au ban d'une société qui n'a que désir de les en exiler.
Encore !
Jusqu'ici il m'avait été impossible d'affronter cette vérité, cette réalité. Peut-être aussi comme beaucoup d'entre nous, qui sommes en compte avec cette histoire là, qui n'avons pas encore soldé les comptes à défaut de les régler. Ces enfants de la cave !
Colère ! mais contre qui ? Contre ces tortionnaires, hommes et femmes ordinaires assassinant en série, perpétrant un génocide à l'échelle industrielle ! Une inhumanité que personne je pense ne peut vraiment expliquer !
Folie ne convient pas, pas vraiment ! Conscience et absence de remords, mépris et morgue, il suffit de regarder les quelques images qui nous sont parvenus de Nuremberg !
Colère contre ces juges tolérants, allemands jugeant d'autres allemands, juges que je trouve bien cléments, ces bourreaux libérés au mieux quelques années après avoir purgés des peines dérisoires !
Colère contre ceux qui sont passés au travers des mailles du filet avec la complicité bienveillante de bien des autorités.. politiques, religieuses, scientifiques..
Colère contre ces fonctionnaires stupides et bornés qui allouaient ou non une pension. Militaire, oui, résistant, oui, mais juif, ah ce n'est pas prévu ! En l'absence de numéro de matricule militaire, un déporté donne celui que ses bourreaux lui ont tatoué sur le bras pour que la SNCF toujours aussi zélée, le laisse prendre le train !
Là c'en est trop ! Cela semble dépasser l'entendement, le supportable. Il n'y a ni compassion, ni humanité, encore ! Un agent de bureau refuse une allocation parce que la date de réception des dossiers est dépassée. Un médecin cynique, une guichetière arrogante... La nausée alors me prend, une furieuse envie de vomir, de vomir un système et un monde devenu irrémédiablement fou !
La nausée, le dégout devant l'indécent, l'obscène et l'absurde ! La trivialité banale, la banalité de l'obscène, du mal, de la haine, de l'indécence, de ce tout ça, de ce tout qui tue, encore et encore !
Qui tue dans l'ombre, sans même sans rendre compte et sans avoir de compte à rendre !
Pas même à sa conscience...........
Ce sont les mêmes wagons de marchandises qui les ramènent en France, ce sont les mêmes bus qui les ont transportés à Drancy qui les amènent au Lutécia !
Horreur ! Honte encore.
la Honte, le mépris, l'humiliation sont encore au rendez-vous !
"L'heure était à la reconstruction" précise une des personnes présente à l'émission et bien entendu ces témoignages là étaient vraiment trop dérangeants, ils ne pouvaient ni s'entendre ni être entendus ! Alors à quoi bon..A quoi bon préter oreille ? Il faut être sourd et ne pas voir, ne pas regarder ces visages hagards, car soutenir le regard n'est pas possible, on ne regarde ni la mort ni les morts en face !
Quand ils parlaient ceux qui étaient revenus, quand ils racontaient leur enfer, on leur demandaient de se taire, alors ils se sont tus, pendant vingt ans, pendant...Tant de temps, trop de temps, certains n'ont plus jamais parlé.Ils se sont enfermés dans un silence de mort, on les a tué une nouvelle fois ! Sans remords ni regrets, pour une simple affaire d'état !
Honte !
Ils se sont tus parce que leur discours n'avait pas sa place dans cette société là, dans cette société d'hommes et de femmes qui ne voulaient surtout pas savoir, surtout pas imaginer que cela a été possible, que cela a été...Et pourrait simplement être encore peut-être, car il suffit de si peu de chose pour allumer le feu, le feu de la haine qui sommeille toujours tapi dans l'ombre !
Car qui voulaient voir le côté sombre de l'homme ordinaire ? Qui voulait s'aventurer dans ces contrées là ?
Et puis, soulignons le encore ils étaient juifs !
Alors ? Colère ? Oui, elle est nécessaire et indispensable à la dignité, à celle d'appartenir à la race des Hommes, elle est nécessaire pour s'élever et grandir, et être en capacité de dire non ! ad venir à une humanité qui se délite, qui tolère et qui excuse les pires crimes sous couvert qu'il faut avancer
Ce n'est pas à ce prix là que l'avancement d'une société est possible et nous en avons la preuve aujourd'hui. Il suffit de regarder ce vieux continent à la dérive, bâti sur des ruines et des mensonges, des non dits et des secrets.
Il a fallu préserver, mentir, faire taire pour pouvoir construire un soit disant monde nouveau ! Où est-il ce monde aujourd'hui ? Moribond, il vacille et laisse apparaitre enfin les squelettes et les fantômes bien au chaud dans les placards. Ceux qui se réclament d'un soit disant père issu de la résistance ne tiennent plus ! Cette France et cet occident bâtis sur le sang, et les ruines, les dossiers ensevelis et les actes de bravoure de dernière heure arrivent à expiration. Asphyxiés par leur propre haine, incestuellement !
Déportés pour rien, pour le simple fait qu'ils aient été juifs !
Comment ont-ils pu se reconstruire ? Alors que leurs bourreaux directs et indirects, ceux qui là même ont devancés les demandes des SS ont pu sans encombres accéder à des postes au sein de la communauté ?
Ils ont vécu, et ils sont là encore en vie !
Il parait que l'humanité porte le pêché, certains parlent de la faute originelle, mais depuis Auchwitz l'occident porte la trace indélébile du crime originel, et nul baptême ou autre mascarade ne pourra l'en laver, l'en débarrasser, il lui faut vivre avec ça, et il vit mal ! Sans s'en rendre compte ni s'en soucier, ne sachant pas que le symptôme n'est que le signe de sa décadence ! Refusant de le laisser s'exprimer ce symptôme là qui hurle à la vérité, qui hurle à mort les maux de ces morts !
Peut-être parce qu'il n'a pas compris, qu'il ne lui faut pas, pour reprendre les propos d'une déportée, "Vivre après mais vivre avec !"
Et là c'est une autre histoire !
A R et M je ne sais s'ils ont pu pardonner car ils n'ont jamais pu m'en parler
A EUX, ceux qui sont revenus, ce qui ne sont pas revenus
Que ces six millions d'âmes ne soient jamais oubliées.
La laisser exploser serait plus juste !
Des années, tant d'années !
C'est seulement ces jours çi que j'ai pu regarder tous ces reportages, et aller jusqu'au bout !
J'ai vu bien sûr Nuit et Brouillard, les films, les émissions, j'ai lu certains livres, le procès Eichmann, j'ai lu et relu Hannah Arendt, étudié sa théorie sur la banalité du mal, l'ai confronté à d'autres analyses, à la pulsion d'emprise, au Thanatos Antique et freudien.
Mais je n'avais jamais entendu, ni vu d'aussi près, d'une manière aussi juste les témoignages, les souvenirs des bourreaux. De ces gens ordinaires qui accomplissaient une tâche qu'ils considéraient tout à fait ordinaire !
Des photos, des albums, de la vie, de leur vie, insouciante, leur famille prenant le soleil, leurs enfants jouant à quelques pas des cheminées
Des cheminées de l'enfer !
Ces gens ordinaires qui oeuvraient en enfer !
Qui menaient à bien la tâche d'exterminer une population au mépris de l'humanité! Sans même se questionner, se demander.. Sans voir l'humanité...
Voir des monstres eut été sûrement plus rassurant, plus simple, plus confortable.
Un monstre permet de se dire que "non, je ne suis pas capable de ça"
"C'est l'oeuvre d'un fou, d'un dégénéré, un quelque chose qui n'est ni homme ni sujet, un démon, mais pas notre semblable"
"C'est exceptionnel..."
Je... moi, toi, elle, lui, celui là que je connais..
Ce je étant alors un autre, n'importe quel autre mais pas soi, pas de notre race, la race des hommes, normaux :
Là, il s'agit de l'autre, oui, d'un autre, seulement il ne s'agit pas d'un monstre, mais d'un sujet ordinaire !
Bien sûr certains sont arrivés et venus là pour assouvir leurs pulsions meurtrières et leur haine en toute impunité, la méchanceté est une infirmité, mais elle ne suscite aucune compassion !
Il faut les voir ces gens ordinaires, s'amuser, sourire, sur les photos pour garder un souvenir de ces années passées.
Ces années passées à tuer, à exterminer, gazer, bruler des hommes, des femmes, des enfants, comme eux...Mais de humanisés, réduits à un numéro, dépouillé de tout, de leurs biens, de leur nom, de leur identité. Réduits à néant, pas même à un objet mais à rien ! Vide, vacuité, néant.
Anéantir....
C'est infiniment plus simple !
Il me semble que jamais l'homme n'a été dépourvu d'autant d'humanité que là, dans ces moments là, on ne peut qualifier ces bourreaux de bêtes ce seraient insultants pour les animaux, aucun d'aucune espèce ne pourrait se conduire de la sorte !
France 2 a diffusé à la suite deux documentaires sur les photos d'Auchwitz et la vie après les camps !
Sobres, sans larmes car elles sont impossibles ! Elles seraient presque de trop au sein de cette horreur. Au milieu de l'inimaginable.
Des survivants, témoins de ces barbaries parlent, racontent l'inracontable, le tellement impensable qu'à leur retour, personne ne peut et ne veut les croire ! Car ce serait accepter là, et rendre compte de la part d'inhumanité, de barbarie, de sauvagerie de l'homme !
De soi même !
On ne peut entendre de tels témoignages car cela ne peut pas être, ce n'est pas soutenable !
Ils parlent de leur enfer, puis de leur retour qui pour certains est un nouvel enfer !
Je voudrai alors répondre à ceux qui m'envoient des messages, des commentaires exaspérés (et exaspérant) que j'exagère, que ne ne parle que de la Shoah, des juifs etc... et que j'oublie les autres.. Ce qui est faux mais il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, nous le savons tous ! Et les propos révisionnistes se cachent parfois sous des propos habilement déguisés.
La perversion de la langue est à ce prix !
Je voudrai leur dire à ces gens, que lorsque les déportés sont revenus, eh bien les autorités françaises non contentes d'avoir fait preuve d'un zéle certain ont encore trouvé les moyens de les mettre à part, ces juifs déportés, Les bons déportés, résistants communistes et les autres, ces juifs, là, déportés alors qu'ils n'avaient rien fait d'héroïque ! Leur seule crime ayant été d'être juifs !
Honte et colère !
Plusieurs de ces survivants ont relatés cette souffrance là, ce rejet là. L'admirable livre de Nathalie Gendreau en est aussi un témoignage !
Survivant suscite même parfois de la méfiance, mais" qu'ont-ils fait ceux là pour être là ? "de cela aussi ils témoignent !
Etrangers et étranges, spectres rescapés des ténébres les voilà suspects d'être encore en vie ! D'être revenu d'un lieu où d'ordinaire on ne revient pas. Qui revient des Enfers ?
Terribles et terrifiants, les voila encore en marge, au ban d'une société qui n'a que désir de les en exiler.
Encore !
Jusqu'ici il m'avait été impossible d'affronter cette vérité, cette réalité. Peut-être aussi comme beaucoup d'entre nous, qui sommes en compte avec cette histoire là, qui n'avons pas encore soldé les comptes à défaut de les régler. Ces enfants de la cave !
Colère ! mais contre qui ? Contre ces tortionnaires, hommes et femmes ordinaires assassinant en série, perpétrant un génocide à l'échelle industrielle ! Une inhumanité que personne je pense ne peut vraiment expliquer !
Folie ne convient pas, pas vraiment ! Conscience et absence de remords, mépris et morgue, il suffit de regarder les quelques images qui nous sont parvenus de Nuremberg !
Colère contre ces juges tolérants, allemands jugeant d'autres allemands, juges que je trouve bien cléments, ces bourreaux libérés au mieux quelques années après avoir purgés des peines dérisoires !
Colère contre ceux qui sont passés au travers des mailles du filet avec la complicité bienveillante de bien des autorités.. politiques, religieuses, scientifiques..
Colère contre ces fonctionnaires stupides et bornés qui allouaient ou non une pension. Militaire, oui, résistant, oui, mais juif, ah ce n'est pas prévu ! En l'absence de numéro de matricule militaire, un déporté donne celui que ses bourreaux lui ont tatoué sur le bras pour que la SNCF toujours aussi zélée, le laisse prendre le train !
Là c'en est trop ! Cela semble dépasser l'entendement, le supportable. Il n'y a ni compassion, ni humanité, encore ! Un agent de bureau refuse une allocation parce que la date de réception des dossiers est dépassée. Un médecin cynique, une guichetière arrogante... La nausée alors me prend, une furieuse envie de vomir, de vomir un système et un monde devenu irrémédiablement fou !
La nausée, le dégout devant l'indécent, l'obscène et l'absurde ! La trivialité banale, la banalité de l'obscène, du mal, de la haine, de l'indécence, de ce tout ça, de ce tout qui tue, encore et encore !
Qui tue dans l'ombre, sans même sans rendre compte et sans avoir de compte à rendre !
Pas même à sa conscience...........
Ce sont les mêmes wagons de marchandises qui les ramènent en France, ce sont les mêmes bus qui les ont transportés à Drancy qui les amènent au Lutécia !
Horreur ! Honte encore.
la Honte, le mépris, l'humiliation sont encore au rendez-vous !
"L'heure était à la reconstruction" précise une des personnes présente à l'émission et bien entendu ces témoignages là étaient vraiment trop dérangeants, ils ne pouvaient ni s'entendre ni être entendus ! Alors à quoi bon..A quoi bon préter oreille ? Il faut être sourd et ne pas voir, ne pas regarder ces visages hagards, car soutenir le regard n'est pas possible, on ne regarde ni la mort ni les morts en face !
Quand ils parlaient ceux qui étaient revenus, quand ils racontaient leur enfer, on leur demandaient de se taire, alors ils se sont tus, pendant vingt ans, pendant...Tant de temps, trop de temps, certains n'ont plus jamais parlé.Ils se sont enfermés dans un silence de mort, on les a tué une nouvelle fois ! Sans remords ni regrets, pour une simple affaire d'état !
Honte !
Ils se sont tus parce que leur discours n'avait pas sa place dans cette société là, dans cette société d'hommes et de femmes qui ne voulaient surtout pas savoir, surtout pas imaginer que cela a été possible, que cela a été...Et pourrait simplement être encore peut-être, car il suffit de si peu de chose pour allumer le feu, le feu de la haine qui sommeille toujours tapi dans l'ombre !
Car qui voulaient voir le côté sombre de l'homme ordinaire ? Qui voulait s'aventurer dans ces contrées là ?
Et puis, soulignons le encore ils étaient juifs !
Alors ? Colère ? Oui, elle est nécessaire et indispensable à la dignité, à celle d'appartenir à la race des Hommes, elle est nécessaire pour s'élever et grandir, et être en capacité de dire non ! ad venir à une humanité qui se délite, qui tolère et qui excuse les pires crimes sous couvert qu'il faut avancer
Ce n'est pas à ce prix là que l'avancement d'une société est possible et nous en avons la preuve aujourd'hui. Il suffit de regarder ce vieux continent à la dérive, bâti sur des ruines et des mensonges, des non dits et des secrets.
Il a fallu préserver, mentir, faire taire pour pouvoir construire un soit disant monde nouveau ! Où est-il ce monde aujourd'hui ? Moribond, il vacille et laisse apparaitre enfin les squelettes et les fantômes bien au chaud dans les placards. Ceux qui se réclament d'un soit disant père issu de la résistance ne tiennent plus ! Cette France et cet occident bâtis sur le sang, et les ruines, les dossiers ensevelis et les actes de bravoure de dernière heure arrivent à expiration. Asphyxiés par leur propre haine, incestuellement !
Déportés pour rien, pour le simple fait qu'ils aient été juifs !
Comment ont-ils pu se reconstruire ? Alors que leurs bourreaux directs et indirects, ceux qui là même ont devancés les demandes des SS ont pu sans encombres accéder à des postes au sein de la communauté ?
Ils ont vécu, et ils sont là encore en vie !
Il parait que l'humanité porte le pêché, certains parlent de la faute originelle, mais depuis Auchwitz l'occident porte la trace indélébile du crime originel, et nul baptême ou autre mascarade ne pourra l'en laver, l'en débarrasser, il lui faut vivre avec ça, et il vit mal ! Sans s'en rendre compte ni s'en soucier, ne sachant pas que le symptôme n'est que le signe de sa décadence ! Refusant de le laisser s'exprimer ce symptôme là qui hurle à la vérité, qui hurle à mort les maux de ces morts !
Peut-être parce qu'il n'a pas compris, qu'il ne lui faut pas, pour reprendre les propos d'une déportée, "Vivre après mais vivre avec !"
Et là c'est une autre histoire !
La vie après les camps, documentaire diffusé sur France 2
Albums D'Auchwitz, documentaire diffusé sur France 2
Nathalie Gendreau. Ainsi fut fait,
http://psychanalyseaujourdhui.blogspot.com/2010/11/ainsi-fut-fait.htmlA R et M je ne sais s'ils ont pu pardonner car ils n'ont jamais pu m'en parler
A EUX, ceux qui sont revenus, ce qui ne sont pas revenus
Que ces six millions d'âmes ne soient jamais oubliées.
samedi 28 janvier 2012
Landscape in the mist - Τοπίο στην oμίχλη (1988)
Paysage dans le brouillard
En hommage à Théo Angelopoulos
Je vous propose cet extrait magnifique d'un film qui l'est tout autant.
Ce grand réalisateur nous a permis à sa manière singulière et originale de revisiter les plus grands mythes de l'histoire. De l'histoire de son pays...
Les mythes antiques pour comprendre, éclairer au moins !
Alexandre est inoubliable
Ulysse l'est tout autant
Il nous a offert un autre regard, en nous montrant à voir une réalité difficile
Celle de son pays, s'il a dénoncé la Dictature il a su également montré les dérives totalitaires de l'idéologie socialiste.
Il nous a donné à réfléchir, penser, comme ces Anciens compatriotes, à qui nous devons tant !
Il est parti trop tôt, trop vite.
Une vie qui semble inachevée.
Son oeuvre lui survit
Des films singuliers, esthétiques toujours ! Curieux, parfois déroutants mais qui méritent qu'on s'y arrête, qu'on y retourne s'il le faut pour en comprendre le sens, l'essence et les messages.
Pour voir aussi, simplement admirer les plans, les images
Car ce sont des chefs d'oeuvre du cinéma.
De l'Art !
Je vous propose cet extrait de "paysage dans le brouillard" peut-être parce qu'il m'a profondément touchée, interpellée, et que cette image reste elle aussi insaisissable.
mardi 24 janvier 2012
Les fachistes de la pensée
Les fachistes de la pensée
Ils existent et sont partout, de plus en plus nombreux
Convaincus de tenir, détenir la Vérité ils prêchent la parole et critiquent, condamnent, jugent, montrent du doigt, et occupent la scène. Se l'accaparent !
Istes pour définir le isme qu'ils défendent
Ce fachisme là n'est pas l'apanage d'une religion, d'une croyance, d'une idée, d'une école, non il l'est de tous ! De tout cela... Aussi.
Tous pour Un, c'est justement là que ça coince !
Un, l'unicité, une seule tête et un seul bloc. Un bloc identitaire, culturel, au risque d'ignorer les autres, de les condamner et de les réduire à néant.
Ethnocentrisme poussé à l'extrème ! Ils jugent en référence non seulement à leur culture ,ce qui demanderait un minimum de recul, mais en référence à leur pensée, leur idée, qui tourne autour de ce qu'ils ont fait leur vérité.
Et de juger le monde, les autres enfer, qu'ils voudraient supprimer à défaut de les contraindre à penser, ou mieux ne plus penser !
Ils sont partout ! Et c'est vrai, ils commentent et jugent l'actualité, détiennent la bonne réponse, le bon argument, le fait historique, l'anecdote, la parole d'un soit disant dieu. Ils se croient et se sentent investis d'une mission qu'ils pensent divine !
Un peu comme ces grecs antiques qui considèraient que ne pas parler grec faisait de l'autre un barbare ! Pas même un citoyen de seconde zone.
Alors qui sont-ils et où sont-ils ? Ils sont là, partout, il suffit de bien regarder, de lire, de voir et d'entendre. Il n'y a dans leur discours aucune place, aucun vide, aucune faille, tout est construit, solidement argumenté, (quoique ) reposant sur des bases relativiement évidente. Une shéma proche du discours paranoïaque !
Pas de place pour le discours de l'autre, qui doit être réduit à cette même pensée, à cette pensée la meilleure et la seule qui vaille le coup !
Il faut prendre le temps parfois de lire la presse, de lire les commentaires laissés anonymement par ces vengeurs masqués, dépositaires de la vérité.
Il faut les entendre juger, condamner, eux les bons citoyens, qui n'auraient jamais collaborés, jamais trahis, jamais mentis, dénoncer. Ils savent ce qui est bien et juste !
Ils savent ce qui est mal !
D'ailleurs leur monde se décline en bien et mal, une vision dichotomique des choses, de la vie, des gens. Ils pourraient établir une sorte de guide de la "bonne attitude".
Une liste de ce qu'il convient de lire, des émissions qu'il faut écouter, des films qu'il importe de regarder, des artistes, politiques, journalistes qui disent la vérité.
Le reste n'est que mensonge, propagande, diversion, trahisons ! Et ne mérite pas d'être !
Ils avancent toujours masqués derrière un pseudo qui en dit long sur leur personnalité, mais ils n'ont peur de rien, sauf de signer ce qu'ils écrivent, de parler en leur nom propre... De poser leurs actes de bien séances en tant que sujet...!
Ils dénoncent et critiques masqués, drapés dans leur haine et leur anonymat pour vilipender vos lectures, vos choix ! Car eux et eux seuls savent ce qui est bien pour la société, le monde, qu'ils veulent à leur image, figé, strict et rigoureux !
Les autres différents et singuliers ne peuvent exister que et si seulement ils se plient aux exigences culturelles et sociales et se fondent dans leur masse informe !
Indfférenciation ?
Attention danger ! Il est mal, et je dis il est mal pour ces gens de trouver de l'intéret à lire plusieurs journaux de tendances opposées... D'essayer de comprendre, de tenter d'apporter une réponse. Comment un tel sujet peut-il se situer ? Voyons.
les voila d'un coup d'un seul désorientés. Pour eux c 'est infiniment simple...
Mais n'allez pas croire que les fachistes de la pensée sont ceux qui prônent des valeurs historiquement dites fachistes ! Loin de là, ils se veulent les nouveaux apôtres de la liberté, de la bien pensance, de la bien séance, ils dénoncent l'holocauste et le racisme, la droite, l'extrème droite et l'extrème gauche...Mais réclament en vrac le rétablissement de la peine de mort, plus de sécurité, des caméras de surveillance...
Dichotomique...
Intolérant...
Ethnocentriste....
Un constat consternant !
Si la vérité est ailleurs, elle peut aussi être partout, personne ne la détient, ne la tient pour vraie, et certaine. La vérité d'hier n'est ni celle d'aujourd'hui, ni celle de demain
Encore une fois, je reprends les termes d'une amie 'je fais comme je peux, on fait comme on peut '
Qui peut affirmer qu'il n'aurait pas trahi ,dénoncé, menti, qu'il ne le fera jamais, qui peut affirmer qu'il ne trahira jamais ses valeurs, qui peut dire jamais ?
Je pense alors à cette "vieille folle" comme elle se nommait dans ses instants "d'obscure lucidité", vieille patiente "chronique" oubliée dans les ténèbres asilaires qui déclarait en pleurant, égrènant ses souvenirs d'avant : "on me dit résistante, mais s'ils avaient su que j'aurai pu tout dire, tout dire.. pas si on m'avait torturée, car là je n'aurai rien dit, mais si on avait fait du mal à mon chat... "
Ca tient à si peu de choses... Parfois !
Alors qui ? Qui peut être certain ?
Qui ? Nous sommes des hommes, des êtres de lien social, chaque jour, nous faisons un pas pour advenir un peu plus dans l'Humanité des Hommes... Mais ?
Nous ne sommes faillibles, parce que Humain justement !
En mal de Héros, les fachistes de la pensée se rassurent et se veulent héroïques, différents, exceptionnels et hors normes !
Ce qu'ils sont... Mais comment ?
Ils se marginalisent et marginalisent, jugent et condamnent sans procès. Ils n'écoutent rien ni personne. Ce n'est pas nécessaire encore moins utile.
A leur manière ils opposent un déni de vie, un déni d'existence à toute autre forme de pensée qu'ils ne sauraient souffrir!
Attention, ils ne sont pas toujours visibles, s'ils avancent masqués ils le font aussi à pas feutrés, à pas de loups ! Avec la même férocité que l'animal !
Ils sont partout... Cela évoquera sûrement quelque chose...
Ils sont là, pour rappeler au monde qu'il va mal, et que c'est de la faute de l'autre. Bouc émissaire essentiel pour porter le fardeau de la planète qui ne tourne plus rond depuis longtemps....
La pensée n'est pas unique, elle n'est pas l'apanage de quelques uns, Elle est universelle, elle ne peut que se déliter dans cette médiocrité qui la rend nauséabonde et qui la met en première ligne. La pensée est faite pour être remise en jeu en permanence à la lumière de l'autre, à la lumière des autres. Nous sommes des êtres de pensées, parce que nous parlons, nous parlons parce que nous pensons, et nous pensons parce que nous vivons au milieu d'autres êtres qui parlent et qui pensent.
Encore faut-il les entendre ! Encore faut-il les écouter
Ensuite on peut échanger, converser, partager, argumenter...
Se confronter à l'autre ? Autrement que masqué, autrement qu'avec un pseudo, est impossible souvent à ces phobiques de la vérité qui craignent plus que tout, le regard et la pensée de cet autre qu'ils s"évertuent à nier !
Il est de notre devoir de dire, d'expliquer, de tenter d'apporter une réponse, de dire nous nous sommes trompés... C'est aussi ça ad venir à l'Humanité !
Ils existent et sont partout, de plus en plus nombreux
Convaincus de tenir, détenir la Vérité ils prêchent la parole et critiquent, condamnent, jugent, montrent du doigt, et occupent la scène. Se l'accaparent !
Istes pour définir le isme qu'ils défendent
Ce fachisme là n'est pas l'apanage d'une religion, d'une croyance, d'une idée, d'une école, non il l'est de tous ! De tout cela... Aussi.
Tous pour Un, c'est justement là que ça coince !
Un, l'unicité, une seule tête et un seul bloc. Un bloc identitaire, culturel, au risque d'ignorer les autres, de les condamner et de les réduire à néant.
Ethnocentrisme poussé à l'extrème ! Ils jugent en référence non seulement à leur culture ,ce qui demanderait un minimum de recul, mais en référence à leur pensée, leur idée, qui tourne autour de ce qu'ils ont fait leur vérité.
Et de juger le monde, les autres enfer, qu'ils voudraient supprimer à défaut de les contraindre à penser, ou mieux ne plus penser !
Ils sont partout ! Et c'est vrai, ils commentent et jugent l'actualité, détiennent la bonne réponse, le bon argument, le fait historique, l'anecdote, la parole d'un soit disant dieu. Ils se croient et se sentent investis d'une mission qu'ils pensent divine !
Un peu comme ces grecs antiques qui considèraient que ne pas parler grec faisait de l'autre un barbare ! Pas même un citoyen de seconde zone.
Alors qui sont-ils et où sont-ils ? Ils sont là, partout, il suffit de bien regarder, de lire, de voir et d'entendre. Il n'y a dans leur discours aucune place, aucun vide, aucune faille, tout est construit, solidement argumenté, (quoique ) reposant sur des bases relativiement évidente. Une shéma proche du discours paranoïaque !
Pas de place pour le discours de l'autre, qui doit être réduit à cette même pensée, à cette pensée la meilleure et la seule qui vaille le coup !
Il faut prendre le temps parfois de lire la presse, de lire les commentaires laissés anonymement par ces vengeurs masqués, dépositaires de la vérité.
Il faut les entendre juger, condamner, eux les bons citoyens, qui n'auraient jamais collaborés, jamais trahis, jamais mentis, dénoncer. Ils savent ce qui est bien et juste !
Ils savent ce qui est mal !
D'ailleurs leur monde se décline en bien et mal, une vision dichotomique des choses, de la vie, des gens. Ils pourraient établir une sorte de guide de la "bonne attitude".
Une liste de ce qu'il convient de lire, des émissions qu'il faut écouter, des films qu'il importe de regarder, des artistes, politiques, journalistes qui disent la vérité.
Le reste n'est que mensonge, propagande, diversion, trahisons ! Et ne mérite pas d'être !
Ils avancent toujours masqués derrière un pseudo qui en dit long sur leur personnalité, mais ils n'ont peur de rien, sauf de signer ce qu'ils écrivent, de parler en leur nom propre... De poser leurs actes de bien séances en tant que sujet...!
Ils dénoncent et critiques masqués, drapés dans leur haine et leur anonymat pour vilipender vos lectures, vos choix ! Car eux et eux seuls savent ce qui est bien pour la société, le monde, qu'ils veulent à leur image, figé, strict et rigoureux !
Les autres différents et singuliers ne peuvent exister que et si seulement ils se plient aux exigences culturelles et sociales et se fondent dans leur masse informe !
Indfférenciation ?
Attention danger ! Il est mal, et je dis il est mal pour ces gens de trouver de l'intéret à lire plusieurs journaux de tendances opposées... D'essayer de comprendre, de tenter d'apporter une réponse. Comment un tel sujet peut-il se situer ? Voyons.
les voila d'un coup d'un seul désorientés. Pour eux c 'est infiniment simple...
Mais n'allez pas croire que les fachistes de la pensée sont ceux qui prônent des valeurs historiquement dites fachistes ! Loin de là, ils se veulent les nouveaux apôtres de la liberté, de la bien pensance, de la bien séance, ils dénoncent l'holocauste et le racisme, la droite, l'extrème droite et l'extrème gauche...Mais réclament en vrac le rétablissement de la peine de mort, plus de sécurité, des caméras de surveillance...
Dichotomique...
Intolérant...
Ethnocentriste....
Un constat consternant !
Si la vérité est ailleurs, elle peut aussi être partout, personne ne la détient, ne la tient pour vraie, et certaine. La vérité d'hier n'est ni celle d'aujourd'hui, ni celle de demain
Encore une fois, je reprends les termes d'une amie 'je fais comme je peux, on fait comme on peut '
Qui peut affirmer qu'il n'aurait pas trahi ,dénoncé, menti, qu'il ne le fera jamais, qui peut affirmer qu'il ne trahira jamais ses valeurs, qui peut dire jamais ?
Je pense alors à cette "vieille folle" comme elle se nommait dans ses instants "d'obscure lucidité", vieille patiente "chronique" oubliée dans les ténèbres asilaires qui déclarait en pleurant, égrènant ses souvenirs d'avant : "on me dit résistante, mais s'ils avaient su que j'aurai pu tout dire, tout dire.. pas si on m'avait torturée, car là je n'aurai rien dit, mais si on avait fait du mal à mon chat... "
Ca tient à si peu de choses... Parfois !
Alors qui ? Qui peut être certain ?
Qui ? Nous sommes des hommes, des êtres de lien social, chaque jour, nous faisons un pas pour advenir un peu plus dans l'Humanité des Hommes... Mais ?
Nous ne sommes faillibles, parce que Humain justement !
En mal de Héros, les fachistes de la pensée se rassurent et se veulent héroïques, différents, exceptionnels et hors normes !
Ce qu'ils sont... Mais comment ?
Ils se marginalisent et marginalisent, jugent et condamnent sans procès. Ils n'écoutent rien ni personne. Ce n'est pas nécessaire encore moins utile.
A leur manière ils opposent un déni de vie, un déni d'existence à toute autre forme de pensée qu'ils ne sauraient souffrir!
Attention, ils ne sont pas toujours visibles, s'ils avancent masqués ils le font aussi à pas feutrés, à pas de loups ! Avec la même férocité que l'animal !
Ils sont partout... Cela évoquera sûrement quelque chose...
Ils sont là, pour rappeler au monde qu'il va mal, et que c'est de la faute de l'autre. Bouc émissaire essentiel pour porter le fardeau de la planète qui ne tourne plus rond depuis longtemps....
La pensée n'est pas unique, elle n'est pas l'apanage de quelques uns, Elle est universelle, elle ne peut que se déliter dans cette médiocrité qui la rend nauséabonde et qui la met en première ligne. La pensée est faite pour être remise en jeu en permanence à la lumière de l'autre, à la lumière des autres. Nous sommes des êtres de pensées, parce que nous parlons, nous parlons parce que nous pensons, et nous pensons parce que nous vivons au milieu d'autres êtres qui parlent et qui pensent.
Encore faut-il les entendre ! Encore faut-il les écouter
Ensuite on peut échanger, converser, partager, argumenter...
Se confronter à l'autre ? Autrement que masqué, autrement qu'avec un pseudo, est impossible souvent à ces phobiques de la vérité qui craignent plus que tout, le regard et la pensée de cet autre qu'ils s"évertuent à nier !
Il est de notre devoir de dire, d'expliquer, de tenter d'apporter une réponse, de dire nous nous sommes trompés... C'est aussi ça ad venir à l'Humanité !
dimanche 22 janvier 2012
Etre ?
IL nous faut être,
Etre et étant
Etre pour tenter peut-être de devenir ?
Aller et partir au devant de cet être, mais parfois aussi revenir.
Derrière les nuages se cache parfois cet infime rayon de soleil, dont la caverne ne nous projette que des ombres, alors peut-être...
Mais seulement peut-être aurons nous la force de briser ces chaines, ces liens étranges et singuliers qui nous maintiennent et nous empêchent de voir.
Etre et étant
Etre pour tenter peut-être de devenir ?
Aller et partir au devant de cet être, mais parfois aussi revenir.
Derrière les nuages se cache parfois cet infime rayon de soleil, dont la caverne ne nous projette que des ombres, alors peut-être...
Mais seulement peut-être aurons nous la force de briser ces chaines, ces liens étranges et singuliers qui nous maintiennent et nous empêchent de voir.
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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.