La réflexion d'une de mes correspondantes m'interpelle, et interpelle l'idée classique qu'on se fait de la psychanalyse.
Elle m'écrit "c'était bien ça : l'analyse, que je faisais, qui se déroulait, qui se passait, qui avait lieu et je n'en n'étais pas consciente"..... "Ce qui se passe c'est une psychanalyse, je suis en analyse"
Surprenant ! Impensable pour les "puristes" et pourtant. C'est bien le sujet qui fait de nous, le thérapeute, ou l'analyste. Qui de par sa parole nous donne cette fonction.
Durant toutes ces années passées à l'hôpital j'ai rencontré, suivi, accompagné des centaines de patients et leur famille. A leur demande. Pourtant le "travail analytique " ne s'est pas mis en place pour chacun d'eux. Et heureusement.
Il suffisait parfois de quelques entretiens, l'occasion offerte de pouvoir enfin déposer sa souffrance, d'exprimer sa douleur, son chagrin. De chercher des solutions. D'avoir simplement besoin de parler et de pouvoir le faire.
Pour d'autres, ça s'est passé autrement. Nos rencontres se sont passées autrement. Elles ont donné lieu à un autre type de travail.
Ce sont eux qui ont en fait une "analyse". Ce sont eux qui ont décidé que je serai "leur analyste". Qui ont mis en place, avec mon accord, un travail analytique.
Bien sûr ils en avaient la possibilité, le choix leur étant offert. L'espace de parole mis à leur disposition leur permettait de mettre en mots et de dire. Mais aussi et surtout d'élaborer, de comprendre, de permettre.
Et le transfert ? Il y a du transfert partout disait Lacan. Oui sûrement, sauf que le travail analytique s'élabore autour de ce transfert. Que tout se joue à partir de là. Si on s'autorise, si on s'y autorise, on n'improvise pas, on ne s'improvise pas.
Alors que voulait donc dire ma correspondante ? Que le transfert s'était élaboré petit à petit, lors des face à face ? Possible. Sûrement vrai, puisque 'elle le dit. Puisque son analyste (qui n'est pas moi) le dit aussi.
La vérité du Sujet. La seule et l'unique. Qu'importe les autres vérités....
Nourrie à la psychanalyse, je ne le suis pas qu'à la psychanalyse. Nous ne mangeons pas que d'un seul plat ? Nous avons envie d'essayer d'autres parfums... Essayer n'est pas non plus adopter.
Notre société évolue, je l'ai déja souligné lors de la création de ce blog, les rapports sociaux aussi.
Il me semble que s'en tenir à la cure type est réducteur, ce serait se priver de bien des connaissances, de bien des compétences, ce serait par conséquent priver bien des patients, ou simplement des sujets à partir à la découverte d'eux mêmes. Ce ne serait pas convenable....
Pour certains cela convient. C'est leur plus cher désir. Eh bien allongez vous sur le divan !
Mais pour les autres ? Ceux qui ne sont pas prés, qui n'ont pas envie, qui préférent le dialogue, les échanges. Ceux qui réclament une écoute autre que la neutralité bienveillante caricaturale du psychanalyste impassible devant le désespoir, le déballage d'horreurs, les larmes et la souffrance. Ceux qui ont envie, besoin, qu'on leur manifeste un peu d'empathie, de compassion, qui désirent faire un bout de chemin en compagnie d'un être de chair et de sang, mais qui a le recul nécessaire, une formation solide, qui ne les conseillera pas, ne les jugera pas, mais les guidera vers les réponses qu'ils ont en eux, qui les aidera à se rencontrer...
Une écoute attentive, bienveillante, en dehors du divan peut être analytique.... L'inconscient n'est pas le monopole du divan !
L'Etre humain est unique, chaque rencontre est unique, c'est un éternel recommencement, une aventure nouvelle à chaque fois
Psychanalyse Aujourd'hui
Le sujet humain est singulier, son histoire est unique, l'analyse lui permet de partir à sa rencontre et de tisser les liens, de prendre rendez-vous avec soi.Le blog de Brigitte Judit Dusch psychanalyste historienne
Accompagner le désir d'être Soi
"J'accepte la grande aventure d'être moi". Simone de Beauvoir
Mon livre : "j'aime ma vie"
mercredi 12 mars 2008
dimanche 9 mars 2008
Une souffrance nécessaire ?
C'est la question que m'a posée C. La souffrance est-elle nécessaire au changement ? A la connaissance de soi ? Pour entreprendre une psychothérapie ? Une psychanalyse ?
Est-ce la condition ?
Faut-il en passer par là ?
Un des mes enseignants de psychopathologie clinique, à l'université, professeur et psychanalyste disait qu'il fallait avoir beaucoup souffert pour entreprendre une analyse. Ainsi, pour mettre un terme à sa souffrance ? Ou plus modestement la comprendre.
Ainsi il faudrait avoir fait, ou fairel'expérience de la souffrance pour envisager d'aller à la rencontre de soi même.
Je ne saurai parler que de ma propre expérience, qui confirme les propos de mon professeur. Pour ma part en effet c'est la souffrance, la douleur, l'incompréhension qui m'ont menées vers la pensée freudienne. Cette première rencontre avec le "Père fondateur" et ses écrits ont été pour l'adolescente que j'étais un immense soulagement. Une impression que je ne faisais pas fausse route en me posant toutes ces questions. Plus tard, la mise en mot de cette souffrance m'a permis de devenir qui je suis, et accepter qu'on ne guérit pas de ces maux, mais que nous pouvons en tirer une force extraordinaire pour vivre au quotidien. Que mettre en mots ne promet rien, mais permet ! et ce n'est pas rien !
Mais parler de souffrance nécessaire ? Indispensable pour en arriver là ? Je ne sais ?
Il n'y a aucune réponse, encore une fois. Chaque sujet a son histoire et ses réponses.
Le mal, la douleur, la souffrance physique ou psychique permet. Mais permet quoi ? Qu'en fait-on après les moments de déni, de renoncement, de souffrance encore plus forte ?
On éprouve un mal aise, un mal être.... Rien ne va plus vraiment, même si jusqu'ici ça allait à peu prés, on faisait en sorte que ça aille un peu, pas trop mal. On vit dans le compromis, dans la compromission que l'on qualifie de négociation, de diplomatie, afin d'entrenir une relation avec les autres, de maintenir le lien social....Des relations faites de petites lachetés quotidiennes, de mensonges, de non dits.
Puis un beau matin, on descend chercher des cigarettes, et on ne rentre pas !
On se demande comment on a fait pour endurer tout ça ? Pour vivre avec tout ça ? Pour vivre malgré tout ça ?
On se dit "combien j'ai été bête, lâche, idiote ? Mais comment j'ai fait ?"
On Se dit qu'il faut que ça change ! Qu'on ne veut plus de cette vie là, qui n'est pas vraiment celle dont on a révée. On ne l'a même pas choisie ! Les événements, le travail, la famille aussi, la vie s'est imposée insidieusement, sournoisement....Tout s'est installé. On a fait avec, avec cette médiocrité, se disant que finalement c'est pas si mal ! Que ça pourrait être pire ! que et que....
On s'invente, se trouve, se justifie car on sait qu'il y a quelque part, quelque chose qui cloche !
Qu'une petite voix au fond de soi nous dit qu'on vallait ou qu'on vaut mieux que ça !
J'emploie volontairement ON. Qui en ne signifiant vraiment personne, signifie chacun d'entre nous. Possiblement.
Alors vient la souffrance. Elle s'identifie. Nous interrogeons la souffrance, cette souffrance convoquée malgré nous à un rendez-vous avec nous..
Nous avons alors le choix, celui de vivre encore.... Mais encore comment ?
Celui de renaitre à la vie, à celle que nous choisirons peut-être ? Qui ne sera pas merveilleuse ni formidable. La perfection n'existe pas, et heureusement, mais une vie peut-être plus conforme à ce que finalement nous sommes, à ce que nous avons étouffé, fait taire ?
Pas facile, pas simple, pas aisé. Mais nous sommes face à nous même. A l'image que nous renvoit le miroir, à ce nous même que nous avons invité, et qui parfois malgré nous s'est rendu au rendez vous.
A nous de ne pas manquer ce rendez vous !
Est-ce la condition ?
Faut-il en passer par là ?
Un des mes enseignants de psychopathologie clinique, à l'université, professeur et psychanalyste disait qu'il fallait avoir beaucoup souffert pour entreprendre une analyse. Ainsi, pour mettre un terme à sa souffrance ? Ou plus modestement la comprendre.
Ainsi il faudrait avoir fait, ou fairel'expérience de la souffrance pour envisager d'aller à la rencontre de soi même.
Je ne saurai parler que de ma propre expérience, qui confirme les propos de mon professeur. Pour ma part en effet c'est la souffrance, la douleur, l'incompréhension qui m'ont menées vers la pensée freudienne. Cette première rencontre avec le "Père fondateur" et ses écrits ont été pour l'adolescente que j'étais un immense soulagement. Une impression que je ne faisais pas fausse route en me posant toutes ces questions. Plus tard, la mise en mot de cette souffrance m'a permis de devenir qui je suis, et accepter qu'on ne guérit pas de ces maux, mais que nous pouvons en tirer une force extraordinaire pour vivre au quotidien. Que mettre en mots ne promet rien, mais permet ! et ce n'est pas rien !
Mais parler de souffrance nécessaire ? Indispensable pour en arriver là ? Je ne sais ?
Il n'y a aucune réponse, encore une fois. Chaque sujet a son histoire et ses réponses.
Le mal, la douleur, la souffrance physique ou psychique permet. Mais permet quoi ? Qu'en fait-on après les moments de déni, de renoncement, de souffrance encore plus forte ?
On éprouve un mal aise, un mal être.... Rien ne va plus vraiment, même si jusqu'ici ça allait à peu prés, on faisait en sorte que ça aille un peu, pas trop mal. On vit dans le compromis, dans la compromission que l'on qualifie de négociation, de diplomatie, afin d'entrenir une relation avec les autres, de maintenir le lien social....Des relations faites de petites lachetés quotidiennes, de mensonges, de non dits.
Puis un beau matin, on descend chercher des cigarettes, et on ne rentre pas !
On se demande comment on a fait pour endurer tout ça ? Pour vivre avec tout ça ? Pour vivre malgré tout ça ?
On se dit "combien j'ai été bête, lâche, idiote ? Mais comment j'ai fait ?"
On Se dit qu'il faut que ça change ! Qu'on ne veut plus de cette vie là, qui n'est pas vraiment celle dont on a révée. On ne l'a même pas choisie ! Les événements, le travail, la famille aussi, la vie s'est imposée insidieusement, sournoisement....Tout s'est installé. On a fait avec, avec cette médiocrité, se disant que finalement c'est pas si mal ! Que ça pourrait être pire ! que et que....
On s'invente, se trouve, se justifie car on sait qu'il y a quelque part, quelque chose qui cloche !
Qu'une petite voix au fond de soi nous dit qu'on vallait ou qu'on vaut mieux que ça !
J'emploie volontairement ON. Qui en ne signifiant vraiment personne, signifie chacun d'entre nous. Possiblement.
Alors vient la souffrance. Elle s'identifie. Nous interrogeons la souffrance, cette souffrance convoquée malgré nous à un rendez-vous avec nous..
Nous avons alors le choix, celui de vivre encore.... Mais encore comment ?
Celui de renaitre à la vie, à celle que nous choisirons peut-être ? Qui ne sera pas merveilleuse ni formidable. La perfection n'existe pas, et heureusement, mais une vie peut-être plus conforme à ce que finalement nous sommes, à ce que nous avons étouffé, fait taire ?
Pas facile, pas simple, pas aisé. Mais nous sommes face à nous même. A l'image que nous renvoit le miroir, à ce nous même que nous avons invité, et qui parfois malgré nous s'est rendu au rendez vous.
A nous de ne pas manquer ce rendez vous !
mardi 26 février 2008
Le corps parle
Il s'exprime parfois haut et fort et c'est le symptôme !
Il conduit le sujet à consulter et il demande à être soulagé !
le corps cri, le corps hurle et le corps fait mal !
Le langage du corps a permis à Freud de découvrir et nommer l'inconscient
C'est en voyant le corps manifester la souffrance qu'il a élaboré une nouvelle méthode : la psychanalyse
Si les conversions hystériques, ces manifestations bruyantes et terrifiantes sont loin et semblent appartenir au passé, le corps dit encore et encore ses souffrances, sous une autre forme peut-être, mais tout aussi présente.
Il nous appartient, à nous les thérapeutes, non seulement de les voir mais aussi de les entendre.
Loin des divans, des fauteuils où la parole se libére
les maux aussi se mettent en mots.
La plainte.......
Que ce soit ces maladies qu'on nomment psychosomatiques,
Que ce soit cette discipline qu'on nomme aussi psychosomatique
Que ce soient ces maux qu'on dit fonctionnnels
Ils sont là et le sujet souffre
Il souffre dans son corps, il souffre dans son âme
Son âme a si mal qu'elle ne peut que passer par le langage du corps parfois, parce que les mots ne peuvent se mettrent sur cette souffrance là.
Parce que les mots, ils ne les trouvent pas.
Parce que les mots, on ne les entends pas...
Qu'il ne lui reste rien d'autre !
Cette douleur là, alors ne peut s'exprimer autrement que par le Symptôme !
S'il faut soigner ce symptôme physique, cette maladie du corps bien réelle, il ne faut pas négliger que quelque part, au plus profond du sujet, dans son intime, la douleur a pris racine, que c'est de là que vient le mal !
S'il faut donner des médicaments, des soins, panser des plaies, il faut penser la douleur et la souffrance de l'âme
Que l'âme et le corps sont indissociables, que l'un a besoin de l'autre, et réciproquement
Entrendre la parole, et le langage du corps pour laisser le psychisme s'exprimer, trouver les mots qui vont lui rendre la liberté. Lui permettre d'aller mieux, d'aller de l'avant !
C'est le travail du thérapeute, d'entendre et d'écouter ces messages de l'au delà du l'âme, ce langage sans parole, mais qui se manifeste comme il peut, désordonné, brouillon, qui fait mal car il a mal....
C'est le travail du thérapeute que d'accompagner le sujet sur ce chemin là.
Il conduit le sujet à consulter et il demande à être soulagé !
le corps cri, le corps hurle et le corps fait mal !
Le langage du corps a permis à Freud de découvrir et nommer l'inconscient
C'est en voyant le corps manifester la souffrance qu'il a élaboré une nouvelle méthode : la psychanalyse
Si les conversions hystériques, ces manifestations bruyantes et terrifiantes sont loin et semblent appartenir au passé, le corps dit encore et encore ses souffrances, sous une autre forme peut-être, mais tout aussi présente.
Il nous appartient, à nous les thérapeutes, non seulement de les voir mais aussi de les entendre.
Loin des divans, des fauteuils où la parole se libére
les maux aussi se mettent en mots.
La plainte.......
Que ce soit ces maladies qu'on nomment psychosomatiques,
Que ce soit cette discipline qu'on nomme aussi psychosomatique
Que ce soient ces maux qu'on dit fonctionnnels
Ils sont là et le sujet souffre
Il souffre dans son corps, il souffre dans son âme
Son âme a si mal qu'elle ne peut que passer par le langage du corps parfois, parce que les mots ne peuvent se mettrent sur cette souffrance là.
Parce que les mots, ils ne les trouvent pas.
Parce que les mots, on ne les entends pas...
Qu'il ne lui reste rien d'autre !
Cette douleur là, alors ne peut s'exprimer autrement que par le Symptôme !
S'il faut soigner ce symptôme physique, cette maladie du corps bien réelle, il ne faut pas négliger que quelque part, au plus profond du sujet, dans son intime, la douleur a pris racine, que c'est de là que vient le mal !
S'il faut donner des médicaments, des soins, panser des plaies, il faut penser la douleur et la souffrance de l'âme
Que l'âme et le corps sont indissociables, que l'un a besoin de l'autre, et réciproquement
Entrendre la parole, et le langage du corps pour laisser le psychisme s'exprimer, trouver les mots qui vont lui rendre la liberté. Lui permettre d'aller mieux, d'aller de l'avant !
C'est le travail du thérapeute, d'entendre et d'écouter ces messages de l'au delà du l'âme, ce langage sans parole, mais qui se manifeste comme il peut, désordonné, brouillon, qui fait mal car il a mal....
C'est le travail du thérapeute que d'accompagner le sujet sur ce chemin là.
mercredi 20 février 2008
Mémoire
Devoir de mémoire ?
Injonction de mémoire ?
Doit-on nous dire, ce dont nous devons nous souvenir ?
De ce que nous devons avoir en mémoire ?
Qu'est ce que la mémoire ?
On pourrait proposer une définition pragmatique, cognitive, dire qu'elle est la propriété que posséde un système de manifester l'influence d'évenements après qu'il soit terminé, qu'elle n'est pas une fonction individualisée...
Dire que c'est l'ensemble des mécanismes psychologiques et neurobiologiques qui permettent le stockage et la récupération des informations
On peut en décrire les différents niveau de traitement, les différents codes. Nos capacités mnésiques se déclinent à court terme, moyen terme, long terme, parler également de la capactité de stockage, des pathologies liées à la mémoire....
Très technique, mesurable, quantifiable, vérifiable, testable...
Mais ce n'est pas de cette mémoire là qu'il s'agit..
Quand on évoque cette mémoire ci justement, on ne vise pas les capacités cognitives de l'individu, mais l'affect, l'émotion, ce qu'il ressent au plus profond de lui même....
Car si elle porte sur des événements de nature sensorielle, motrice, cognitive elle porte également sur sur des événements de nature affective.
Affect, affection, sentiments, émotions, sensibilité...
On vise le coeur, la cible ! le point faible !
Ce qui fait tilt, ou pan, ou bing !
Ce qui fait mal !
Ce qui terrasse !
Souviens toi !
N'oublies pas !
Rappelle toi !
Injonctions, devoirs, obligations... Il faut que, vous devez, il importe que !
Nous sommes sur un mode impératif !
Qui ne nous laisse guère de choix. Même pas de choix du tout !
Aucune ( ou presque) possibilité de s'échapper, de faire l'école buissonnière, d'oublier son cahier, de ne pas faire ses devoirs..... Non, parce que justement il ne s'agit pas d'un pluriel, mais d'un singulier....
Devoirs.............................Devoir !
Ce petit S, change tout, change le sens, change le mode, donne le ton en quelques sorte !
Un ton sans appel !
Le singulier sujet que voici imposé d'un bloc au sujet que nous sommes !
C'est justement ce qui touche et qui fait que cette injonction là ne soit pas acceptable
Que le sujet singulier rejette ce singulier qui s'attaque à sa singularité, lui injonctant d'agir, de penser au plus profond de lui même.... Puisqu'il dicte et impose sa volonté à l'intime du sujet !
Intrusion dans l'intime, violation de l'intime, viol de l'intimité ! vol de la pensée...
Rapt ? Capture ? Confiscation ?
Ainsi, l'homme, le sujet que nous sommes, n'est ni en capacité ni en mesure de savoir ce qu'il doit penser et ce dont il doit se souvenir !
Il doit : troisième personne du verbe devoir : être redevable, dettes,
Serions nous redevable de la dette éventuelle, ou considérée comme telle contractée par ceux qui étaient là avant nous ? D'une dette que nous devons avoir le devoir de nous souvenir ?
Et pire :
Le sujet serait-il alors assujéti à la sujetion d'un autre sujet qui se déclare plus puissant, et plus compétent ? Qui s'investi de cette puissance et de cette compétence là ?
Qui s'y autorise de lui même ?
Mais de quelle compétence parle t-on ?
De quelle puissance est-il question ?
Singulière démarche que celle ci, veuillant déresponsabiliser le sujet, mettant sa pensée sous surveillance, sous tutelle, s'introduisant au plus profond de ce qui lui appartient, lui dictant la loi, sa loi....
Vers quoi on va ?
De sa singularité, il n'est plus ? De lui même Sujet alors il n'est plus non plus ?
De sa liberté de sujet singulier, de question il n'est plus ?
De devoir et de mémoire il se doit de savoir qu'il ne sait pas et qu'on sait pour lui
Ce on qui ne signifie pas l'autre, ni l'Autre, mais un quelconque....
De ce devoir là
De cette mémoire là
Je ne veux pas !
Injonction de mémoire ?
Doit-on nous dire, ce dont nous devons nous souvenir ?
De ce que nous devons avoir en mémoire ?
Qu'est ce que la mémoire ?
On pourrait proposer une définition pragmatique, cognitive, dire qu'elle est la propriété que posséde un système de manifester l'influence d'évenements après qu'il soit terminé, qu'elle n'est pas une fonction individualisée...
Dire que c'est l'ensemble des mécanismes psychologiques et neurobiologiques qui permettent le stockage et la récupération des informations
On peut en décrire les différents niveau de traitement, les différents codes. Nos capacités mnésiques se déclinent à court terme, moyen terme, long terme, parler également de la capactité de stockage, des pathologies liées à la mémoire....
Très technique, mesurable, quantifiable, vérifiable, testable...
Mais ce n'est pas de cette mémoire là qu'il s'agit..
Quand on évoque cette mémoire ci justement, on ne vise pas les capacités cognitives de l'individu, mais l'affect, l'émotion, ce qu'il ressent au plus profond de lui même....
Car si elle porte sur des événements de nature sensorielle, motrice, cognitive elle porte également sur sur des événements de nature affective.
Affect, affection, sentiments, émotions, sensibilité...
On vise le coeur, la cible ! le point faible !
Ce qui fait tilt, ou pan, ou bing !
Ce qui fait mal !
Ce qui terrasse !
Souviens toi !
N'oublies pas !
Rappelle toi !
Injonctions, devoirs, obligations... Il faut que, vous devez, il importe que !
Nous sommes sur un mode impératif !
Qui ne nous laisse guère de choix. Même pas de choix du tout !
Aucune ( ou presque) possibilité de s'échapper, de faire l'école buissonnière, d'oublier son cahier, de ne pas faire ses devoirs..... Non, parce que justement il ne s'agit pas d'un pluriel, mais d'un singulier....
Devoirs.............................Devoir !
Ce petit S, change tout, change le sens, change le mode, donne le ton en quelques sorte !
Un ton sans appel !
Le singulier sujet que voici imposé d'un bloc au sujet que nous sommes !
C'est justement ce qui touche et qui fait que cette injonction là ne soit pas acceptable
Que le sujet singulier rejette ce singulier qui s'attaque à sa singularité, lui injonctant d'agir, de penser au plus profond de lui même.... Puisqu'il dicte et impose sa volonté à l'intime du sujet !
Intrusion dans l'intime, violation de l'intime, viol de l'intimité ! vol de la pensée...
Rapt ? Capture ? Confiscation ?
Ainsi, l'homme, le sujet que nous sommes, n'est ni en capacité ni en mesure de savoir ce qu'il doit penser et ce dont il doit se souvenir !
Il doit : troisième personne du verbe devoir : être redevable, dettes,
Serions nous redevable de la dette éventuelle, ou considérée comme telle contractée par ceux qui étaient là avant nous ? D'une dette que nous devons avoir le devoir de nous souvenir ?
Et pire :
Le sujet serait-il alors assujéti à la sujetion d'un autre sujet qui se déclare plus puissant, et plus compétent ? Qui s'investi de cette puissance et de cette compétence là ?
Qui s'y autorise de lui même ?
Mais de quelle compétence parle t-on ?
De quelle puissance est-il question ?
Singulière démarche que celle ci, veuillant déresponsabiliser le sujet, mettant sa pensée sous surveillance, sous tutelle, s'introduisant au plus profond de ce qui lui appartient, lui dictant la loi, sa loi....
Vers quoi on va ?
De sa singularité, il n'est plus ? De lui même Sujet alors il n'est plus non plus ?
De sa liberté de sujet singulier, de question il n'est plus ?
De devoir et de mémoire il se doit de savoir qu'il ne sait pas et qu'on sait pour lui
Ce on qui ne signifie pas l'autre, ni l'Autre, mais un quelconque....
De ce devoir là
De cette mémoire là
Je ne veux pas !
lundi 18 février 2008
Devoir de mémoire
Devoirs de mémoire...
Devoir de mémoire
De voir de mes moires ?
Paradoxe ?
Sommes nous donc obligés de nous souvenir ?
Sommes nous donc obligés de ne pas oublier ?
Sommes nous obligés se ressasser sans cesse le passé ?
Pouvons nous vivre sans oublier ? Devons nous vivre avec le passé
Devons nous nous obliger à vivre dans le passé
Le passé nous aidera t-il à construire l'avenir ?
Mais de quel avenir s'agit-il ?
Un avenir construit sur des ruines ? Des fondations pas solides ?
Pouvons nous construire avec le souvenir du passé ?
Du passé alors faut-il faire table rase ?
Quel avenir peut se profiler au milieu de ces vestiges ? De ces décombres ? De ces haines ?
Quel futur possible ?
Faut-il vivre parmi les fantômes ? Ces armées de spectres qui nous empêchent d'avancer ? Qui se mettent au travers de nous mêmes, nous barrant la route, pour nous dire encore et encore leur souffrance, nous infliger leur souffrance, à nous qui n'avons rien fait ?
Tout alors qui fait que nous ne pouvons être nous mêmes, tout encombrés des oripeaux de nos ancétres, eux mêmes porteurs des malheurs et des génocides des leurs ?
Devons nous hériter de ça ? Expier de ça ? Porter ça ?
Tous ces fardeaux, ces poids, ces kilos de souvenirs encombrants, ces boulets qui entravent nos pas.
Comment ne pas succomber sous ces charges trop lourdes ?
Quelle société va émerger de tout cela ? Quel messages pour nos enfants ? Nos petits enfants ?
Soyez responsables de nos erreurs, de nos égarements, de nos folies ?
Vivez avec ! Ne les oubliez pas !
Vous avez pour obligation de vous souvenir ! De vous rappeler, de rappeler encore et encore !
C'est un ordre !
Portez ce fardeau, sans jamais le poser, transmettez le aux générations futures, en vous assurant qu'il n'ont en chemin rien oublié !
Faut-il leur léguer aussi ces injonctions ?
Que restera t-il au bout de cette chaine morbide et mortifère ?
Seule la barbarie, la destruction, la haine, le malheur et les souffrances ont donc portés les hommes depuis des siècles ?
Petits enfants, vous avez la responsabilité de la folie de ceux qui ont vécu bien avant vous ! Que vous ne connaissez pas, que vos parents ne connaissent pas non plus
Vous en savez peut-être ce que les livres vous en ont racontés ?
Mais qu'en avez-vous compris ?
S'il ne faut pas tout mélanger, il convient de rester prudent, sensé, posé, objectif, d'être capable de prendre du recul. Bref de se comporter en adulte.
En adulte si possible responsable, qui a déjà la lourde mission d'éduquer et d'élever des enfants, tâche nous le savons quasi impossible. Du moins terriblement difficile !
Apprendre aussi que s'il faut savoir, connaitre, analyser, apprendre à comprendre, c'est en resituant dans un contexte....
Nous vivons quelque part, à un moment précis, il se passe des événements....
L'histoire que nous devons connaitre, et les histoires qui font l'histoire.
Celle des hommes, de nos pères, de ceux qui étaient là avant nous, bien avant nous aussi.. Mais qui ne sommes pas nous
Parce que nous, nous ne sommes que nous, en train de construire, d'écrire l'histoire des hommes qui vivent en même temps que nous.... Ici et maintenant.
Une histoire que lira nos enfants et nos petits enfants, et qui en même temps écriront aussi leur histoire, celle qui se passera dans leur ici et maintenant...mais qui sera la leur, comme la notre l'est maintenant et qui ne sera pas la leur, à l'heure où il la découvriront.
En réalité, il convient d' apprendre l'histoire, discipline oh combien merveilleuse qui nous aide à savoir qui nous sommes, d'où nous venons.
Qui se doit peut-être, et ce serait si bien, de ne pas recommencer les mêmes erreurs, de ne pas entrer dans ce cercle vicieux de la répétition, de tirer des leçons du passé, afin de construire le présent pour l'avenir, le futur....
Nous ne pouvons être responsable encore et encore des fautes et des erreurs passées, qui pourtant bien souvent ont été largement cautionnées par le contexte de l'époque ?
Nous n'étions pas là...
Doit-on relire l'admirable fable de La Fontaine le loup et l'Agneau ?
Devons nous nous repentir de ceux qui avant nous ont été esclavagistes ?
Qui ont jeté des enfants dans les arênes pour être dévorés par des lions....
Une longue liste..; Pas bien brillante, c'est vrai, mais qu'y pouvons nous ? Nous qui vivons ici et maintenant ?
L'histoire, comme notre histoire, n'est pas toujours comme on aimerait qu'elle soit, mais elle est. Et ce qui a été l'a été
Il est temps d'admettre la réalité, aussi douloureuse soit-elle, au lieu de se cacher, de se déculpabiliser derrière des simulacres et des simagrés..
Cela n'a aucun sens.
La mémoire est une chose, nous savons tous qu'elle peut être courte parfois. Mais de là à en faire un devoir !!!!!!!
Devoir de mémoire
De voir de mes moires ?
Paradoxe ?
Sommes nous donc obligés de nous souvenir ?
Sommes nous donc obligés de ne pas oublier ?
Sommes nous obligés se ressasser sans cesse le passé ?
Pouvons nous vivre sans oublier ? Devons nous vivre avec le passé
Devons nous nous obliger à vivre dans le passé
Le passé nous aidera t-il à construire l'avenir ?
Mais de quel avenir s'agit-il ?
Un avenir construit sur des ruines ? Des fondations pas solides ?
Pouvons nous construire avec le souvenir du passé ?
Du passé alors faut-il faire table rase ?
Quel avenir peut se profiler au milieu de ces vestiges ? De ces décombres ? De ces haines ?
Quel futur possible ?
Faut-il vivre parmi les fantômes ? Ces armées de spectres qui nous empêchent d'avancer ? Qui se mettent au travers de nous mêmes, nous barrant la route, pour nous dire encore et encore leur souffrance, nous infliger leur souffrance, à nous qui n'avons rien fait ?
Tout alors qui fait que nous ne pouvons être nous mêmes, tout encombrés des oripeaux de nos ancétres, eux mêmes porteurs des malheurs et des génocides des leurs ?
Devons nous hériter de ça ? Expier de ça ? Porter ça ?
Tous ces fardeaux, ces poids, ces kilos de souvenirs encombrants, ces boulets qui entravent nos pas.
Comment ne pas succomber sous ces charges trop lourdes ?
Quelle société va émerger de tout cela ? Quel messages pour nos enfants ? Nos petits enfants ?
Soyez responsables de nos erreurs, de nos égarements, de nos folies ?
Vivez avec ! Ne les oubliez pas !
Vous avez pour obligation de vous souvenir ! De vous rappeler, de rappeler encore et encore !
C'est un ordre !
Portez ce fardeau, sans jamais le poser, transmettez le aux générations futures, en vous assurant qu'il n'ont en chemin rien oublié !
Faut-il leur léguer aussi ces injonctions ?
Que restera t-il au bout de cette chaine morbide et mortifère ?
Seule la barbarie, la destruction, la haine, le malheur et les souffrances ont donc portés les hommes depuis des siècles ?
Petits enfants, vous avez la responsabilité de la folie de ceux qui ont vécu bien avant vous ! Que vous ne connaissez pas, que vos parents ne connaissent pas non plus
Vous en savez peut-être ce que les livres vous en ont racontés ?
Mais qu'en avez-vous compris ?
S'il ne faut pas tout mélanger, il convient de rester prudent, sensé, posé, objectif, d'être capable de prendre du recul. Bref de se comporter en adulte.
En adulte si possible responsable, qui a déjà la lourde mission d'éduquer et d'élever des enfants, tâche nous le savons quasi impossible. Du moins terriblement difficile !
Apprendre aussi que s'il faut savoir, connaitre, analyser, apprendre à comprendre, c'est en resituant dans un contexte....
Nous vivons quelque part, à un moment précis, il se passe des événements....
L'histoire que nous devons connaitre, et les histoires qui font l'histoire.
Celle des hommes, de nos pères, de ceux qui étaient là avant nous, bien avant nous aussi.. Mais qui ne sommes pas nous
Parce que nous, nous ne sommes que nous, en train de construire, d'écrire l'histoire des hommes qui vivent en même temps que nous.... Ici et maintenant.
Une histoire que lira nos enfants et nos petits enfants, et qui en même temps écriront aussi leur histoire, celle qui se passera dans leur ici et maintenant...mais qui sera la leur, comme la notre l'est maintenant et qui ne sera pas la leur, à l'heure où il la découvriront.
En réalité, il convient d' apprendre l'histoire, discipline oh combien merveilleuse qui nous aide à savoir qui nous sommes, d'où nous venons.
Qui se doit peut-être, et ce serait si bien, de ne pas recommencer les mêmes erreurs, de ne pas entrer dans ce cercle vicieux de la répétition, de tirer des leçons du passé, afin de construire le présent pour l'avenir, le futur....
Nous ne pouvons être responsable encore et encore des fautes et des erreurs passées, qui pourtant bien souvent ont été largement cautionnées par le contexte de l'époque ?
Nous n'étions pas là...
Doit-on relire l'admirable fable de La Fontaine le loup et l'Agneau ?
Devons nous nous repentir de ceux qui avant nous ont été esclavagistes ?
Qui ont jeté des enfants dans les arênes pour être dévorés par des lions....
Une longue liste..; Pas bien brillante, c'est vrai, mais qu'y pouvons nous ? Nous qui vivons ici et maintenant ?
L'histoire, comme notre histoire, n'est pas toujours comme on aimerait qu'elle soit, mais elle est. Et ce qui a été l'a été
Il est temps d'admettre la réalité, aussi douloureuse soit-elle, au lieu de se cacher, de se déculpabiliser derrière des simulacres et des simagrés..
Cela n'a aucun sens.
La mémoire est une chose, nous savons tous qu'elle peut être courte parfois. Mais de là à en faire un devoir !!!!!!!
mercredi 13 février 2008
Corps et psychanalyse.
La cure analytique repose sur la parole, l'acte de parole, ou la non parole : le silence.
Le patient/analysant est en principe, (dans la cure type) allongé sur un divan, et ne voit pas le psychanalyste. Il ne peut que s'en représenter la présence silencieuse.
Il parle....libére des maux comme ils lui viennent, "Dites tout ce qui vous passe par la tête"
Ce "ce" passe par les mots.
Mais le corps allongé sur le divan ?
Ce corps qui souffre aussi, parfois, souvent ?
Que fait la psychanalyse de ce corps là ?
En écoutant la parole du patient et seulement la parole, l'analyste oublie t-il le corps ? le refoule t-il ? Ne voit-il pas que du "pur esprit" ?
N'entend-il pas "qu'un flot de paroles sortant de nulle part" ?
Ces paroles prononcées, dites, pleurées parfois sortent de la bouche de ce corps là, allongé sur le divan.
La régle veut qu'on ne touche pas ce corps là, ce serait intrusif, certains mêmes n'acceptent pas de serrer la main de leur patient, refusant ainsi tout contact physique.
Refusent de toucher, et d'être touchés...
Acceptant peut-être seulement d'être touchés par la parole, le dit ou le silence du patient (du moins il faut l'espèrer)
Etre touché et touché est considéré par certains comme un "passage à l'acte", de la part de l'analyste et de l'analysant... Rendant alors toute cure impossible.
Où conduit cette rigidité ? Cette autre forme de dérive ?
On est en droit de se demander ce qui est fait du corps, et de ce qu'il montre à voir au psychanalyste, de ce que ce dernier en fait...
S'il en fait quelque chose ?
On peut aussi penser que le corps est dévolu à la science, à la médecine. Un corps qui se laisse explorer, examiner. Le corps c'est l'organique. Il y a les maladies organiques, qui touchent les organes du corps et les maladies de l'âme, où le corps ne montrent pas de lésions.
Pourtant la psychanalyse ne peut faire abstraction du corps, sinon qu'en est-il du symptôme qui prend racine dans ce même corps ? Ce serait alors esquiver le travail de l'inconscient.
Le patient/analysant est en principe, (dans la cure type) allongé sur un divan, et ne voit pas le psychanalyste. Il ne peut que s'en représenter la présence silencieuse.
Il parle....libére des maux comme ils lui viennent, "Dites tout ce qui vous passe par la tête"
Ce "ce" passe par les mots.
Mais le corps allongé sur le divan ?
Ce corps qui souffre aussi, parfois, souvent ?
Que fait la psychanalyse de ce corps là ?
En écoutant la parole du patient et seulement la parole, l'analyste oublie t-il le corps ? le refoule t-il ? Ne voit-il pas que du "pur esprit" ?
N'entend-il pas "qu'un flot de paroles sortant de nulle part" ?
Ces paroles prononcées, dites, pleurées parfois sortent de la bouche de ce corps là, allongé sur le divan.
La régle veut qu'on ne touche pas ce corps là, ce serait intrusif, certains mêmes n'acceptent pas de serrer la main de leur patient, refusant ainsi tout contact physique.
Refusent de toucher, et d'être touchés...
Acceptant peut-être seulement d'être touchés par la parole, le dit ou le silence du patient (du moins il faut l'espèrer)
Etre touché et touché est considéré par certains comme un "passage à l'acte", de la part de l'analyste et de l'analysant... Rendant alors toute cure impossible.
Où conduit cette rigidité ? Cette autre forme de dérive ?
On est en droit de se demander ce qui est fait du corps, et de ce qu'il montre à voir au psychanalyste, de ce que ce dernier en fait...
S'il en fait quelque chose ?
On peut aussi penser que le corps est dévolu à la science, à la médecine. Un corps qui se laisse explorer, examiner. Le corps c'est l'organique. Il y a les maladies organiques, qui touchent les organes du corps et les maladies de l'âme, où le corps ne montrent pas de lésions.
Pourtant la psychanalyse ne peut faire abstraction du corps, sinon qu'en est-il du symptôme qui prend racine dans ce même corps ? Ce serait alors esquiver le travail de l'inconscient.
dimanche 10 février 2008
L'homme : un sujet social
Tout sujet unique et singulier ne peut être, vivre et exister sans l'autre
Il est en perpétuelle inter-action avec son environnement.
Il agit sur le milieu dans lequel il évolue et qui par ailleurs lui envoie des informations.
Tout sujet singulier n'est donc pas seul au monde, et vit dans un environnement en relation avec les autres, ses semblables. Il est nourri et se nourrit de toutes ces interactions.
Il est façonné par les autres.
Dans l'article précédent, j'ai expliqué que l'homme était un sujet tridimensionnel, qu'il évoluait, vivait et existait seulement et seulement si ces trois dimensions étaient en interactions constantes. Qu'elles faisaient de lui un sujet unique, singulier et faisait de lui un TOUT
Un tout qui peut se confronter à son environnement, qui peut affirmer sa singularité au sein de ses semblables, qui peut vivre en relation et fabriquer du lien social...
Nous sommes faits pour vivre avec les autres, nous avons besoin des autres, pour les besoins élémentaires, mais aussi pour penser, imaginer, rêver, devenir et être ce que nous sommes.
L'homme est à la fois, un corps, un cerveau et un psychisme .
Nous sommes un tout, la somme de l'inné (ce que nous avons à disposition à la naissance) et de l'acquis (de que la société nous transmet, ce que nous en apprenons)
Les processus cognitifs permettent les représentations mentales, celles ci sont inscrites dans le concret, elles sont acquises au cours de l'expérience, au cours de notre confrontation au réel, grâce, et avec ce que les autres nous ont apportés, nous apportent et nous apporteront.
Ce que nous sommes, c'est à dire la manière dont on élabore notre propre image, la représntation psychique qu'on en a mèle les registres du réel, de l'imaginaire et du symbolique.
Ces registres ne viennent pas seulement de nous mêmes mais aussi des autres, de la société.
Les autres nous enseignent. Nous avons besoin de nous socialiser. C'est à dire de vivre en et avec la société. Pour ce faire, le tout petit enfant, dépendant de sa mère, apprend peu à peu les régles élèmentaires qui vont lui permettre de vivre parmi les siens, comme un être civilisé.
Nous intégrons et intériorisons peu à peu des normes, des valeurs propres à notre groupe d'appartenance, la famille d'abord, puis un groupe de plus en plus élargi.
Nous apprenons des comportements, qui deviennent réflexes, automatiques, des conditionnements, nous apprenons à réflechir, nous acquérons des connaissances, des manières et des savoirs faire. Des compétences.
L'homme est un être actif, un sujet acteur social qui agit et façonne son milieu de vie.
Il a besoin des autres, mais chacun a besoin de l'autre. Il existe une réciprocité.
On ne peut ignorer l'autre. On doit apprendre à vivre avec.
L'homme ne nait pas social, mais il apprend à le devenir
Et de cet apprentissage, dépend le déroulement de sa vie, de ce qu'il en fera.
l'homme ne nait pas sujet, il apprend à le devenir.
Il le devient s'il prend conscience qu'il est un tout, qu'il est acteur de sa vie, et qu'il est par conséquent un acteur social.
Le chemin peut parfois être long, pour se retrouver sujet, et pour apprendre à vivre parmi les siens.
Il faut parfois aller à la quête de soi même pour comprendre, admettre, accepter et s'accepter.
Ensuite et seulement ensuite, on peut accepter les autres et accepter de vivre parmi eux.
Créer du lien social, être soi même un sujet singulier et accepter la singularité de l'autre, en acceptant de se fondre parmi la foule de ses semblables.
Nous ne pouvons vivre sans eux, mais nous pouvons ne pas en être dépendant.
C'est souvent ce paradoxe qui pose problème, et qui fait que le sujet social, devient un sujet parfois en manque..
Aller à la quête de soi même est une forme de liberté.
Un luxe qui n'a pas de prix, mais un luxe que seul le sujet peut s'offrir, le plus beau cadeau qu'il puisse se faire.
Il est en perpétuelle inter-action avec son environnement.
Il agit sur le milieu dans lequel il évolue et qui par ailleurs lui envoie des informations.
Tout sujet singulier n'est donc pas seul au monde, et vit dans un environnement en relation avec les autres, ses semblables. Il est nourri et se nourrit de toutes ces interactions.
Il est façonné par les autres.
Dans l'article précédent, j'ai expliqué que l'homme était un sujet tridimensionnel, qu'il évoluait, vivait et existait seulement et seulement si ces trois dimensions étaient en interactions constantes. Qu'elles faisaient de lui un sujet unique, singulier et faisait de lui un TOUT
Un tout qui peut se confronter à son environnement, qui peut affirmer sa singularité au sein de ses semblables, qui peut vivre en relation et fabriquer du lien social...
Nous sommes faits pour vivre avec les autres, nous avons besoin des autres, pour les besoins élémentaires, mais aussi pour penser, imaginer, rêver, devenir et être ce que nous sommes.
L'homme est à la fois, un corps, un cerveau et un psychisme .
Nous sommes un tout, la somme de l'inné (ce que nous avons à disposition à la naissance) et de l'acquis (de que la société nous transmet, ce que nous en apprenons)
Les processus cognitifs permettent les représentations mentales, celles ci sont inscrites dans le concret, elles sont acquises au cours de l'expérience, au cours de notre confrontation au réel, grâce, et avec ce que les autres nous ont apportés, nous apportent et nous apporteront.
Ce que nous sommes, c'est à dire la manière dont on élabore notre propre image, la représntation psychique qu'on en a mèle les registres du réel, de l'imaginaire et du symbolique.
Ces registres ne viennent pas seulement de nous mêmes mais aussi des autres, de la société.
Les autres nous enseignent. Nous avons besoin de nous socialiser. C'est à dire de vivre en et avec la société. Pour ce faire, le tout petit enfant, dépendant de sa mère, apprend peu à peu les régles élèmentaires qui vont lui permettre de vivre parmi les siens, comme un être civilisé.
Nous intégrons et intériorisons peu à peu des normes, des valeurs propres à notre groupe d'appartenance, la famille d'abord, puis un groupe de plus en plus élargi.
Nous apprenons des comportements, qui deviennent réflexes, automatiques, des conditionnements, nous apprenons à réflechir, nous acquérons des connaissances, des manières et des savoirs faire. Des compétences.
L'homme est un être actif, un sujet acteur social qui agit et façonne son milieu de vie.
Il a besoin des autres, mais chacun a besoin de l'autre. Il existe une réciprocité.
On ne peut ignorer l'autre. On doit apprendre à vivre avec.
L'homme ne nait pas social, mais il apprend à le devenir
Et de cet apprentissage, dépend le déroulement de sa vie, de ce qu'il en fera.
l'homme ne nait pas sujet, il apprend à le devenir.
Il le devient s'il prend conscience qu'il est un tout, qu'il est acteur de sa vie, et qu'il est par conséquent un acteur social.
Le chemin peut parfois être long, pour se retrouver sujet, et pour apprendre à vivre parmi les siens.
Il faut parfois aller à la quête de soi même pour comprendre, admettre, accepter et s'accepter.
Ensuite et seulement ensuite, on peut accepter les autres et accepter de vivre parmi eux.
Créer du lien social, être soi même un sujet singulier et accepter la singularité de l'autre, en acceptant de se fondre parmi la foule de ses semblables.
Nous ne pouvons vivre sans eux, mais nous pouvons ne pas en être dépendant.
C'est souvent ce paradoxe qui pose problème, et qui fait que le sujet social, devient un sujet parfois en manque..
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Ce blog relate des bribes, des vies en respectant l'anonymat, ce l'éthique et la déontologie de ma fonction
Les événements, initiales, lieux, histoires... sont modifiés.
Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.
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Il s'agit d'illustrer des situations, un concept, une problématique, un questionnement donnant lieu à une réflexion.
Ainsi toute ressemblance, similitude serait donc purement fortuite.